La rue Tommasini conduit directement au Baptistère, plus étroite et moins fréquentée que la via Farini parallèle, toujours des boutiques de luxe.
Baptistère

Octogone blanc et pierre rose de Vérone, d’une grande simplicité, il présente de beaux porches sculptés et quelques sculptures dans des recoins.

A l’intérieur, l’octogone s’est métamorphosé en solide à 16 côtés. Seize grandes colonnes délimitent des rectangles recouverts de grandes scènes variées . Dans les lunettes on a curieusement associé des sculptures en relief posées sur des scènes peintes une Fuite en Egypte, un quart de tour plus loin, le roi David joue de la lyre entouré de musiciens. Dans les arches : des monstres.32 colonnettes plus fines délimitent des logettes où se trouvent des sculptures de petite taille. Enfin la coupole partagée en 16 arceaux de marbre rose est entièrement peinte, on s’attache à retrouver les scènes et on trouve un curieux Varlaam (au musée, on affirme qu’il s’agirait d’une légende bouddhique).
Musée diocésain
Surtout ne pas se laisser impressionner par l’intitulé « musée diocésain » qui évoque des collections ecclésiastiques monotones avec aubes, chasubles dorées, croix et reliquaires, patènes ….Dans le cas du Musée de Parme, il s’agit de tout à fait autre chose. Le négliger serait une erreur !
En sous-sol (comme à Ravenne dans le Domus dei Tappeti) on a mené des fouilles archéologiques sous le Palais Episcopal voisin. Avant d’être chrétienne, Parme était romaine. Une maison romaine a été retrouvée là. Les pièces de monnaie romaines sont très bien présentées, bien éclairées avec une loupe qui coulisse pour mieux contempler les profils impériaux de Constantin, Valérien …Les explications sont très fournies (il faudrait des heures pour tout déchiffrer surtout qu’elles sont en Italien). Elles montrent le plan des fouilles, le plan de la ville romaine…
Des statues provenant du Baptistère sont mis à l’abri de l’érosion : plusieurs lions stylophores(comme à Ferrare) roses en pierre de Vérone ainsi que des groupes de très belles statues : les deux prophètes David et Nathan, les deux anges Michel et Gabriels(l’un d’eux est un remploi d’ une statue romaine à qui on a ajouté des ailes), Salomon et la Reine de Saba.

Dans une petite salle, les fresques du plafond de la coupole sont photographiées. Un DVD permet de compléter les informations, de situer scènes et personnages. Cette visite est vraiment passionnante.