CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008
Au sommet de la colline, les clochers de deux églises se font concurrence au détour des petites rues. Tantôt c’est la jaune (catholique) qui apparaît tantôt la rose (orthodoxe) de Beograd. Sur la place de l’église jaune sont plantés de magnifiques acacias défeuillés qui dressent leurs squelette très photogéniques sur le ciel bleu. Il y a aussi des bancs et une très belle vue. A notre arrivée, la place était vide.
A l’heure du déjeuner, de très nombreux touristes arrivent, une sorte de galette croustillante à la main. J’interroge une famille japonaise qui a l’air de se régaler. La gargote qui les vend est juste en dessous. Il faut descendre un escalier de pierre, tourner à gauche. La queue est longue. Je m’amuse à deviner la provenance des touristes devant moi, des Serbes, quelques Hongrois, peu d’Occidentaux. Les grands beignets aplatis sont cuits sous nos yeux par le cuisinier qui a préparé des pâtons sur un plateau. Avec sa raclette, il en découpe un, l’étale sur un plateau huilé puis le jette dans la friture. Une femme les garnit de fromage râpé, de crème aigre ou de sucre (le menu propose aussi des chaussons aux légumes ou à la charcuterie, au chou, mais personne n’en prend). Pour 350ft, on a un beau beignet garni qu’il faut ensuite asperger de sauce à l’ail ou au paprika qu’on trouve sur le comptoir. De vraies plumes d’oiseaux sont réunies en une sorte de bouquet, on les trempe dans le bocal et on secoue.
