TOILES NOMADES
Survol de la baie de Naples, Vésuve, banlieues, cultures sous plastique… sur une route de jolis pavés anciens un carrosse tirés par deux chevaux blancs arrive dans un château de contes de fées : total kitsch d’un « mariage de rêve », béni par une star de la télévision héliporté limousines, robes de lamé et matrones à la poitrine opulente, on se croirait dans un film de Fellini.
Changement de décor : un palazzo 17ème siècle en ruine, escalier magnifique, démaquillage, une vraie cour des miracles, ce serait plutôt Affreux, Sales et méchants. Nous sommes à Naples, misères et splendeurs!
Sordide trafic de vente et revente d’un robot ménager aussi imposant que ridicule. combinazioni! Inénarrable scène dans une église merveilleuse d’intimidation d’une vieille cliente récalcitrante. La poissonnerie de Luciano est sur une place de marché haute en couleur, les praires crachent des jets d’eau de mer, Luciano vante sa marchandise.On s’y croirait! Bruits et odeurs!
Le marché a perdu son prestige, c’est dans un centre commercial que la famille de Luciano va se promener, c’est aussi là qu’a lieu le casting du Grande Fratello – émission populaire de téléréalité – loft et paillettes berlusconiennes. Luciano à force de bagout réussit à passer deux étapes de la sélection. Les mirages de la télévision tournent la tête de Luciano. Tout le quartier soutient son héros télévisuel. L’un d’entre eux va devenir célèbre! Luciano vend sa poissonnerie.
Au dernier moment, quleque chose bascule, un autre sera appelé. « Never Give Up » est le mot d’ordre de la star de la télé qu’on a rencontré au mariage. Ce sera celui de Luciano. incapable de surmonter sa déception, il poursuit son rêve en s’abrutissant devant l’émission. Famille, amis tente de le ramener à la réalité. le mirage est trop puissant. La fin est étrange…la farce a cédé la place à la vacuité de l’idéal télévisuel, une séquence d’une émission télévisée a même des allures d’enfer .
Lire également la critique de cinéma de la lune ICI

Je compte bien aller voir ce film un de ces quatre car j’avais beaucoup apprécié, du même réalisateur, « Gomorra », vue sans complaisance sur les petits maffieux dépeints dans le livre du même nom.
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@Dominique Hasselmann: Reality est très différent de Gomorra, le cinéaste sait varier les effets!
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Je me demande toujours si les latins étaient à l’image de leurs descendants d’aujourd’hui, les Italiens ? Il a fallu un minimum d’organisation pour établir un empire allant du nord de l’Angleterre au sud de la Jordanie, non ? Pour nous, les descendants des Gaulois, j’ai la réponse, nous n’avons pas changé, toujours individualistes, batailleurs et frondeurs….
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@jeanmi : le individualiste, batailleurs et frondeurs existent aussi à Naples!
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