CARNET ARMÉNIEN
Entre Sevan et Dilijan, la route franchissait un haut col à plus de 2000m. Un tunnel facilite le passage. Après une si longue journée de route nous ne regrettons pas le panorama.
A la sortie du tunnel : changement radical de paysage et de climat. Une forêt de feuillus bien verts remplace les ras pâturages et les peupliers squelettiques. Dilijan est une ville dispersée dans la verdure. Paradise Hotel Dilijan de la chaine Best Western est un grand bâtiment crème aux toits de tôle rouge et aux balcons métalliques séparé de la route par un rideau de peupliers. Le hall est une merveille de marbre clair de verre, miroirs, les deux cabines d’ascenseurs demi-cylindriques transparentes gainées de métal doré s’élèvent aux yeux de tous, un grand lustre design…malgré ce décor prétentieux, les réceptionnistes sont très simples et l’accueil sympathique. Comme dans tout 4* la chambre est immense, la télévision écran plat XXL et la douche tellement sophistiquée avec ses petits jets qui arrivent de partout et qui me trempent les cheveux au premier essai (évidemment c’est prévu, il y a un séchoir pour le brushing avant le dîner. La salle à manger est décevante, les grandes tables rondes sont recouvertes d’un tissu bon marché blanc, les dorures sont clinquantes et de mauvais goût, la musique d’ambiance supermarché.
En revanche le dîner que Jack a commandé pour nous est excellent. La salade est servie sous une croustade de fromage légère et délicieuse. La truite – grosse portion – est parfaitement cuite, elle est accompagnée de purée et d’épinards. Cela se gâte au moment du dessert pannacotta trop sucrée et « tiramisu » ressemblant à une Forêt Noire. J’aurais préféré de loin les fruits arméniens confits ou au sirop.
Nous renonçons à la promenade romantique le long de la rivière. Malgré mon châle cachemir je grelotte.
Samedi 4 mai – Dilijan
Le petit déjeuner n’est servi qu’à 9heures mais cela valait le coup d’attendre. Le buffet est très bine servi. Mention spéciale aux petites crêpes fourrées au fromage blanc décorée de « cerises au noyau d’olive » en confiture et dont j’aimerais connaître le nom. Avec de la crème aigre c’est délicieux. (on a déjà mangé les mêmes à Druzininkai en Lithuanie).
Les villas de Dilijan sont cachées dans les pommiers et les lilas en fleur. Des vaches divaguent en pleine ville. Un rond point décoré par un grand monument en aiguille de ciment donne un caractère urbain à l’ensemble avec la fontaine accompagnée de personnages en bronze. On se retrouve dans la campagne sans avoir trouvé l’agglomération.
