Santorin – bourgs de l’intérieur Pyrogos et Megalochori – Red Beach

CYCLADES

le kastro de Pyrgos
le kastro de Pyrgos

 

Pyrgos

Ancienne capitale de l’île avant Fira, bourg adossé à une colline tout en marches et escaliers. Le parcours vers le kastro est fléché. Les magasins de souvenir ont accroché leur marchandise sur les murs ou placé par terre les poteries aux motifs de tulipes et d’œillets comme les céramiques turques. Le château est très en ruines, ses murs sont de grosses pierres noires et parfois rouges. Des maisons sont venues s’entasser contre la muraille et se fondent dans la forteresse. Des chiens nous font l’honneur de la visite, un âne surveille la vallée. Suivant l’ écriteau « Café Franco », je passe sous des porches blancs-bleus et arrive sur une petite place dallée de petits galets qui a une très belle vue. A la base du clocher triangulaire plat se trouvent deux églises du 17ème siècle Sainte Marie et Saint Georges (toutes les deux fermées) Dans l’exonarthex on a représenté une rose des vents avec les galets et deux rosaces de chaque côté. Le parvis est aussi dallé à la mode de Chios.

Pyrgos : Saint Nicolas
Pyrgos : Saint Nicolas

Plus bas il y a une autre place, rectangulaires, un monument aux morts et plus loin l’église Saint Nicolas avec sa coupole bleue précédée d’un clocheton plats bordé de belle pierre. Les linteaux et les arches de la grande maison sont aussi soulignés de belle pierre rouge. Dans un renfoncement se trouve un banc de marbre. De l’autre côté de la place de très belles maisons sont crépies de jaune. L’une d’elles est occupée par un hôtel Relais-Châteaux, sa grille est richement forgée et des chapiteaux ioniens ornent la façade. Je passe aussi devant une belle maison précédé par un jardin de cactus avec les tours de porte en lave, des frontons triangulaires et 6 colonnes plates plaquées sur la façade. Dans la descente je vois une grande église blanche soulignée de pierre rouge avec de belles arcades.

Megalochori

les escaliers blancs de Megalochori
les escaliers blancs de Megalochori

Il faudra toujours laisser la voiture au premier parking venu ! Nous traversons donc la rue « principale » en repliant les rétroviseurs sous les regards narquois des habitants tout en espérant que personne n’arrivera en face. Nous passons sous l’arche d’un campanile blanc éblouissant. Le village est tranquille. Certaines maisons, comme à Pyrgos ont les portes et fenêtre soulignées de beaux parements de pierre rouge foncé. Sur la  platéia est dallée de galets, deux églises se font face, l’une très grande, l’autre avec une petite coupole bleue. Nous nous serions volontiers attablée à la belle taverne mais personne n’est venu nous servir.

Megalochori campanile
Megalochori campanile

Plus bas dans la rue qui descend, un petit café moderne sert des pâtisseries. Le patron est jeune. Bien sûr, il y a la Wifi, j’en profite pour télécharger Le Monde sur ma liseuse pour le lire sur le bateau.

Megalochori est une bourgade viticole. Nous admirons les vignes très soignées où pas une mauvaise herbe ne pousse. Les ceps sont enroulés sur eux même parfois faisant deux tours. Dans les vignes il y a des caves troglodytes et même des églises à moitié enterrées où la façade dépasse de la ponce gris clair.

Nous retournons aux moulins d’Emborio. Il vente autant que la dernière fois. Pas étonnant qu’on ait regroupé les moulins sur cette arête exposée.

Paralia Kokini (Red beach)

Kokkini akti et son sentier acrobatique
paralia Kokkini et son sentier acrobatique

Non loin du site d’Akrotiri, on accède à cette plage fameuse par un vaste parking sous la falaise de scories rouges. Il faut ensuite continuer à pied sur un mauvais sentier escarpé bordé d’avertissements terribles concernant les chutes de pierre et des éventuels écroulements. Comme la foule s’y presse, je n’en fais pas cas mais regarde mes pieds plutôt que le paysage. On découvre la plage au détour du chemin, abritée par sa montagne rouge qui passe au noir à son extrémité. Le sable est brillant, mélange de grains noirs étincelants et d’autres bruns ou grenat qui donnent une couleur étrange quand la vague se retire. Des Russes se baignent, ils n’ont pas l’air de craindre l’eau froide.

la petite mariée chinoise
la petite mariée chinoise

Du côté parking, c’est séance-photo pour une jeune mariée chinoise qu’on éclaire en pro avec un disque en alu. Elle fait des effets de traîne. Où est donc le marié ? Peut être est-ce le vidéaste, ou l’éclairagiste. Elle est affublée d’une mousseline champagne qui traine dans les scories rouges mais les deux jeunes hommes sont en survêt.

Avatar de Inconnu

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Laisser un commentaire