CARNET MALTAIS

Nouvelle tentative au musée Karmini Grima de Gharb . La route, coupée à l’aqueduc, est déviée vers Kercem par les chemins. J’aime beaucoup ces itinéraires dans les cultures mais il ne faut pas rencontrer une voiture en face. La densité des voitures sur Gozo est démente. Le musée est fermé malgré les informations d’Internet. Aucun signe d’une ouverture prochaine.
Wied-il-Ghasri est bien fléché. Suivant les panneaux, on arrive à Ghasri ; on s’égare aboutissons à Zebbug, village perché sur une arête avec une grande église (encore !). Cul de sac ! La vue est magnifique depuis le belvédère face au phare construit sur une colline ; la résidence s’appelle Lighthouse. Le panorama est très étendu, surplombe Wied-il-Ghasri ; les villages de Ghasri et de Gharb bordent l’horizon, dans le creux , Ta’Pinu. Les collines pointues sont d’argile bleue d’autres, plus hautes surmontées d’un banc calcaire. Je dessine en pensant à mes carnets de terrain du temps de mes études de géologie. Les terrasses allongées soulignent les courbes de niveau, les figuiers de barbarie soulignent les bords, amandiers et caroubiers font de la verdure. Les grandes cannes des roseaux plient au vent.
Sous notre belvédère, on a signé les terrasses très verdoyants, remonté les murettes, consolidé le toit de la chapelle avec des cailloux, installé des tables de pique-nique et remonté l’abri de jardin rond Girna en pierre sèche qui fait un peu penser aux trulli des Pouilles. Il y a même une pelouse verte incongrue. En descendant la route vers Wied-il-Ghasri, e me retourne. Insoupçonnée au dessus des jardins une barre d’immeuble contemporain avec balcons métalliques et grandes baies vitrées coiffe le rebord de la colline. Les architectes se sont bien débrouillés. Nous ne l’avions même pas remarquée.
Pour Wied-il-Ghasri, c’est tout droit, à une fourchette je rencontre un touriste à pied. « La route est un peu bumpy, il vaut mieux continuer à pied mais il y a une voiture garée, après cde sont des escaliers. » On ne découvre le mini-fjord, comme un serpent émeraude au dernier moment en descendant es escaliers, fracture dans la falaise, un tout petit canyon dans lequel la mer s’et engouffrée. J’ai de la chance : il n’y a personne sauf un jeune couple avec masque et tuba qui barbote plus bas. C’est un privilège de découvrir un si joli endroit pour soi seule ! Je filme l’eau limpide qui va et vient sur les galets. Près du bord, elle est verte, plus loin d’un bleu profond, par endroits, turquoise. De temps en temps, une vague plus forte que les autres pousse l’onde plus loin et vient battre contre la paroi rocheuse.
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Je remonte en suivant les points rouges sur la falaise. Là où la mer est libre, elle est agitée et décorée de petites crêtes d’écume blanche. Un peu plus loin se trouvent les salines de Malsalforn. Nous traversons la station balnéaire pour regagner Victoria par la grande route bordée de beaux pins et de bordures fleuries.
Dommage qu’il commence à faire frisquet parce que je me baignerais bien dans cette eau transparente
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Oui une si belle eau et presque pour toi toute seule !
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@c laudialucia : le privilège de ceux qui se lèvent tôt!
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Cela ne sera jamais le mien, las!
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