Villasimius, Cala Molentis, une plage de cinéma…

CARNET SARDE

Une plage de rêve

Villasimius est une station balnéaire réputée qui a deux musée et un Office de Tourisme. Nous nous étions promis d’y revenir et j’avais envie de reprendre la route en corniche.

Après San Priamo nous suivons la direction de Capo Ferrato le long de l’étang de Collostrai que nous devinons de la terrasse de Dolce Luna. Route se prête à une promenade à pied, tranquille. Des aigrettes blanches et des mouettes se posent sur l’étang, mais pas de flamants. A 9h30, la circulation s’intensifie. Nous suivons les voitures jusqu’à un parking ombragé (8€/journée) sans doute une belle plage. Comme le but de la journée est Villasimius nous ne rentrons pas dans le parking. La route se transforme en piste bien carrossable. A une bifurcation nous ne savons plus quelle direction prendre. Pas de connexion Internet, donc pas de GPS. Nous revenons à San Priamo et reprenons les routes connues SP 97, Costa Rei, Olia Speciosa SP 20 qui double 4 voies, SS 125 var. Je suis déçue : j’avais vraiment apprécié l’itinéraire de lundi, j’espérais retrouver les plages où je m’étais baignée. Nous passons devant la Colonie Pénitentiaire de Castiadas transformée en Museo del territorio : deux grands bâtiments 19ème siècle roses, l’un repeint, l’autre qui tombe en ruine, dommage pour la symétrie. (on est revenues plus tard dans la semaine, le musée a déménagé mais où ?)

Plusieurs détours pour retrouver enfin la SP18 et la route littorale à Cala Sinzias et enfin la magnifique corniche bordée de lauriers roses, un blanc et un rose qui alternent. Nous surplombons la mer turquoise. L’île Serpentara porte bien son nom, serpent ondulant couché sur la mer.

La plage de cinéma de Cala  Molentis ***

Cala Molentis

Bien cachée, en épingle à cheveux passant sous la route, la piste qui conduit à la Punta Molentis signalée par le panneau « hôtel Oleandro ». le parking s’étale sur plusieurs centaines de mètres. Il est tout juste 10 h et il est presque complet. Des familles entières, des groupes de jeunes, portent fauteuils, parasols et glacières. Sans cette foule, la plage serait sublime. Eau bleu lagon, rochers de granite, sable blanc en font la plus belle plage qu’on puisse imaginée. Surclassée Santa Giulia de Porto Vecchio où nous étions l’an passé, pourtant très belle ! Une plage de cinéma ! Etrangement, le sable a été colonisé mais il n’y a personne dans l’eau, ou plutôt une seule fille qui nage vigoureusement. La présence de bateaux à moteur n ‘est pas très rassurante. Un zodiac emmène des plongeurs, un voilier blanc se balance, le bateau de promenade est à quai. La présence de bouées blanches, orange et jaune me sécurise. Je nage jusqu’au bateau blanc, puis jusqu’à la balise blanche. L’eau est cristalline, immobile, le paysage merveilleux. Je pourris multiplier les traversées de la petite anse à l’infini. Je retrouve ici le plaisir de nager en mer.

Villasimius ne mérite pas le déplacement. Nous avions contourné cette station balnéaire assez quelconque guidées par le GPS qui nous avait mené par des rues aux noms évocateurs, Dante Alighieri, Elena d’Arborea, Vittorio -Emanuele  II , Manzoni…) Toute l’histoire d’Italie et de Sardaigne passe dans un  labyrinthe de ruelles. A pieds, c’est plus facile mais sans intérêt. Boutiques de souvenirs (corail, tissus) textiles moches, agences immobilières (prix astronomiques d’un simple parking). Le Musée me refuse l’entrée à 12h30 alors que la fermeture est à 13h. perte de temps ; nous aurions mieux fait de rester plus à la Cala Molentis.

Sur le chemin du retour, nous cherchons un restaurant de plage. Introuvable.  Le 2 juin, on scie, on ponce, on peint, on prépare la haute saison. Les rares restaurants ouverts sont entourés de tant de voitures qu’il est inutile de chercher à s’en approcher. Les clients sont arrivés bien plus tôt. Négligeant le Capo Ferrato où nous aurions mieux fait de nous attarder, nous rentrons directement au gîte. Je prépare un rapide déjeuner de salade de tomates, mozzarella et olives, yaourts.

Aux heures chaudes (29°C) Nous nous adonnons à l’activité la plus appropriée : la sieste sur les lits de plage de la terrasse. Le soir, courses à Muravera (Crai) et baignade à San Giovanni.

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Villasimius, Cala Molentis, une plage de cinéma… »

    1. @Aifelle l étais presque seule dans l eau. Une femme avec qui j ai échange quelques mots. Sur le sable beaucoup de parasols et serviettes. J aime nager. Eux viennent pour être entre amis. Chacun à sa place

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