La plage de l’Ostriconi – sentier de Corbara à Occiglioni

CARNET CORSE 2024

La plage de l’Ostriconi et le désert des Agriates

Le soleil se lève au-dessus des crètes des Agriates à 5h50. Belle lumière mais il fait très frais. Je retourne au lit terminer Banco Atlantico de Jérôme Ferrari. Toujours un bar, dans un village de montagne, des Indépendantistes, jeunes hommes cherchant leur virilité par les armes. Violent, noir, déprimant. Le style de Ferrari fait passer l’ambiance mortifère. L’action se situe dans la décennie 1990-2000. Je me prends à espérer que toutes ces tueries ont cessé à présent.

Le « château » couronnant la colline en face de la terrasse est très bien éclairé. Je sors dessiner.

Le ruisseau Ostriconi étale ses méandres

8h30, nous descendons par Monticello, puis la T30 (route de Bastia) vers la plage de l’Ostriconi à la limite du Désert des Agriates. L’Ostriconi est un ruisseau qui décrit des méandres dans une petite plaine humide entre roseaux, marais et prairies. Il a charrié du sable très blanc. La plage est sauvage. Seule installation : la plateforme du maître-nageur qui surveillera, en saison, la baignade. Le parking est installé environ 1 km à l’écart de la plage qu’il faut rejoindre à pieds. J’emprunte l’ancienne route en corniche bordée de lentisques et d’arbousiers. Des chèvrefeuilles fleurissent au milieu du feuillage des lentisques. Des chardons mauves (Chardons laiteux) se mêlent à d’autres chardons pas encore fleuris. Le panorama est très étendu de l’Île Rousse et son île de la Pietra jusqu’aux crètes des Agriates. C’est une très jolie promenade en balcon mais comment descendre sur la plage ? En revenant sur mes pas je croise deux familles allemandes avec de très jeunes enfants qui s’apprêtent à descendre le versant très raide. Le premier sentier est hasardeux. Le suivant, plus large semble plus facile. Les enfants en sabots en plastique avancent sans crainte. Vers la fin c’est plutôt de l’escalade. Les enfants ont découvert une échelle bien rouillée et bien branlante que j’emprunte après hésitations, espérant que je trouverai un meilleur itinéraire pour le retour.

Dernier obstacle : l’Ostriconi qu’il faut passer à gué.

La plage sauvage de l’Ostriconi

Enfin, je foule la belle plage sauvage de sable blanc et eau turquoise. Je marche les pieds dans l’eau et me trempe jusqu’à la taille sans me lancer parce qu’il n’y a personne dans l’eau. J’ai trouvé le chemin du retour à plat dans le marais entre des roseaux très hauts sur lesquels s’enroulent des liserons aux fleurs blanches. Un petit pont de bois enjambe le ruisseau. Je croise de nombreux touristes, le parcours est facile. J’aurais pu rester beaucoup plus longtemps pour me baigner.

Courses un peu laborieuses au Magasin U qui n’offre que des produits emballés sous plastique. Nous retournons au rayon traiteur du Leclerc et au petit « marché corse » au coin de la route qui propose des fruits et légumes locaux ainsi que des plats cuisinés.

Il fait si bon sur la terrasse du gîte que ce serait bête de ne pas en profiter. Nous déjeunons donc à la maison.

Le sentier de Corbara à Occiglioni

D’innombrables visites, sentiers, balades sont possibles à partir de Corbara. nos hôtes nous ont fourni la documentation des randonnées. Sur le conseil de notre hôtesse, je descends quelques marches cachées dans les hautes herbes du fond du jardin. En face de l’autre côté de la route, un sentier court, sous couvert de beaux chênes et d’oliviers qui l’ombragent. Des murettes basses l’encadrent. La promenade commence par une belle descente puis le sentier se rétrécit devient plus plat, herbu en balcon et toujours la vue sur l’Île Rousse et la mer. Il et bien balisé. Sur une flèche, la destination de Occiglioni, Palmentu, Santa Reparata.

Occiglioni : fontaine et lavoir

Occiglioni est annoncé par son cimetière aux imposants mausolées blancs. Le sentier devient rue pavée encadrée entre des murs. Je passe devant la fontaine et le lavoir avant d’arriver à l’église (fermée) et à la place de l’Orme. Orme touffu entouré par le terrain de pétanque soigné et ratissé avec un café sympathique mais vide. Je passe sous des arches imposantes. Le village paraît vide. La maroquinière sort de son atelier portant un beau cuir jaune. Je fais demi-tour avant d’arriver à Palmentu. Courte mais très jolie promenade

Occiglioni ruelle et clocher
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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « La plage de l’Ostriconi – sentier de Corbara à Occiglioni »

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