Jodhpur Palais Umaid

Le Palais Umaid se voit de loin dans tout Jodhpur

11h, la visite guidée est terminée ! On ne va pas rentrer si tôt à l’hôtel.

Le guide indique au chauffeur » l’endroit le plus proche », d’où on pourra contempler le Palais d’Umaid Singh, énorme bâtiment récent sur une colline, coiffé d’une coupole rappelant le Sacré Cœur de Montmartre  ou le Parlement de Budapest, qui se voit de partout dans Jodhpur. La voiture stoppe devant un terrain vague occupé par des épineux avec sacs plastiques et papiers gras. Le monument émerge d’un petit bois de mimosas vert tendre.  Impossible de s’approcher plus.

Le Palais est encore occupé par le maharadjah actuel et il est converti en hôtel de luxe. Pas question, selon le guide, d’aller au bar consommer « a cup of tea » comme je l’avais imaginé. Il nous en coûterait 6000 roupies – cher pour du thé !- Nous prenons 2 ou 3 photos affreuses sans être dupes.

–   « et le couvre-lit bleu ! » se souvient, fort à propos, le guide. « Voulez- vous y retourner ?on peut aussi faire le tour des boutiques installées sur le bord de la route. »

Encore des boutiques ! Eh bien non ! Ce sera retour à l’hôtel !

Le réceptionniste de Mapple Abhay est très gentil, très pro, de bon conseil. Je lui demande de nous aider à meubler l’après-midi.

–          « le Musée du Palais Umaid ferme à 17 heures, demandez au chauffeur de vous y emmener. De là, vous verrez le Palais. Ensuite vous prendrez un touktouk pour la Place de l’Horloge et vous pourrez vous promener au Marché »

–          Et la piscine ? Je demande, Toujours hors service ?

–          Pas du tout, elle sera ouverte à 15 heures !

Tout un programme !

En attendant nous traînons dans les canapés du lobby.  J’ai oublié de mettre le carton « clean my room » et on est en train de  nettoyer notre chambre. Une musique de fanfare m’attire dans la rue. Une procession passe. Une dizaine de femme derrière la fanfare portent sur la tête des pots métalliques emboîtés les uns dans les autres ornés de fleurs et d’herbe. Elles rapportent l’eau du Gange en grande cérémonie. Je suis ravie de ce spectacle imprévu. Nous sommes privées d’imprévu dans ce voyage, rien que du prévu et survolé !

15h la piscine est toujours fermée.

15h30 le chauffeur nous conduit à l’endroit de la photo, un peu plus loin se trouve la route de l’hôtel surveillée par un vigile. Impossible de passer. Pour le Musée il faut faire le grand tout par les cantonnements militaires et des quartiers neufs en pierre de taille.

Umaid le maharadja de Jaïpur

Palais Umaid

Construit de 1929 à 1944 par le Maharadjah Umaid sur les plans de l’architecte britannique V Lanchester et décoré par le polonais Nordlin. La construction de ce gigantesque monument mobilisa 3000 ouvriers – c’était justement le but de l’entreprise : donner de l’ouvrage au peuple qui souffrait de la famine. Umaid Singh, maharadjah philanthrope encouragea le creusement de canaux d’irrigation et dota sa ville d’hôpitaux. Passionné d’aviation il créa à Jodhpur un aéroport international (avant même celui de Delhi) et emmena jusqu’en Angleterre l’équipe locale de Polo. Sa famille occupe encore une partie du palais.

Le petit musée est installé dans une des ailes du Palais. Il montre la décoration intérieure, de beaux objets, des photos anciennes et d’autres curiosités. On peut aussi voir les voitures anciennes que collectionnait Umaid. Ce n’est pas un musée très passionnant. Entrer dans l’intimité d’un  maharadjah presque contemporain apporte une couche supplémentaire au mille-feuilles millénaire.

Jodhpur : jardins de Mandore

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cénotaphes royaux aux jardins de Mandore


Mandore fut l’ancienne capitale du Marwar jusqu’au 12ème siècle, avant la fondation de Jodhpur.

Les jardins de Mandore entourent la nécropole royale. Le  jardin public est planté de très beaux arbres aux pelouses bien vertes. Là, vivent des miséreux qui viennent vers nous avec leurs cheveux embroussaillés. Les enfants mendient gentiment. Ils semblent si malheureux qu’ils auraient perdu l’énergie de tendre la main. Le guide les écarte. Les cénotaphes ressemblent à de petits temples en pain de sucre ou en coupole sur une estrade de pierre : le lieu de la crémation. Ils sont rangés par ordre chronologique. Un panneau signale les dates du Maharadjah.

les mains des veuves qui quittent le palais avant de s'immoler sur le bûcher

Ici je me souviens des satis, les veuves montées sur le bûcher pour accompagner le roi défunt. Près de l’entrée du Musée, au fort de Mehrangarhn on voit la trace des mains colorées en  orange, empreintes des mains des veuves prêtes à s’immoler. Nous aurions pu voir des gravures intéressantes à Mandore (d’après le Guide Bleu) mais le guide ne nous les a pas montrées.

Jodhpur : Fort de Merhangarh

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Jodhpur :le fort de Mehrangarh accroché à la paroi

Après un très bon petit déjeuner (papaye en cube, petits beignets) notre guide nous attend pour monter au fort de Mehrangarh. Nous traversons la ville bleue et la route serpente à flanc de montagne. La vue est splendide, le fort parait vissé à la roche, la ville étale ses cubes bleus mieux visible de haut que dans les ruelles sombres.

Entrée : 300Rs+100 par appareil photo, l’audio-guide est compris dans le prix. On peut tout à fait envisager visiter les sites majeurs du Rajasthan sans guide. Les points d’intérêt sont très bien indiqués, les panneaux, intéressants. Les guides pressent le pas tandis qu’avec l’audio-guide on pourrait jouir des belles choses. L’ascenseur (inutile et payant) est en panne.

oiseau de bon ou mauvais augure?

En faisant la queue, je reçois un gros paquet de fiente verte. Heureusement ‘ai ma chemise à manche dans mon sac. Je vais me cacher derrière un pilier pour ôter le T-shirt et mettre ma chemise. Nous gravissons à pied la rampe des éléphants. Après avoir passé la Porte du Soleil, nous entrons dans le château par une entrée discrète pour admirer les sièges d’apparat,  Howdah, nacelles et palanquins anciens. Le maharadjah étaie porté à découvert par 4 ou 6 porteurs tandis que les maharanis étaient abritées dans des palanquins fermés. Certains sièges sont sous une ombrelle. Le plus délicat : le palanquin des prince avait la forme d’un couple de gracieux paons.

Jodhpur : palanquin

Des palanquins on passe aux sabres (désintérêt total de ma part) puis, traversant une cour à l’exposition des miniatures : peintures sur soie, à la queue d’écureuil ou aquarelles. Les plus belles ont été réalisées au 18ème siècle sous le Maharajah Bakhat Singh (1725-1757) ; elles décrivent la vie à la cour : fête du Holi avec les jets de couleur, courses d’éléphants, danseuses et musiciennes, divertissements nautiques sur le bassin. Le maharadjah Vijai Singh(1729-1793)était dévot de Vishnou : j’ai adoré les miniatures à thème mythologique surtout celle où Krishna rencontre les Gopis, le mariage de Vishnou, la bataille de Langka et les légendes du Ramayana.

façade sur la cour du zenana

Un escalier en colimaçon monte aux étages supérieur : soieries précieuses et broderies d’or, rideaux et habits somptueux me touchent moins que les miniatures. A l’exposition des trésors succèdent des pièces luxueuses. La salle de méditation est décorée de bas-reliefs peints un peu naïf représentant des scènes religieuses. Le Pool Mahal , Palais des Fleurs (18ème)était la salle des divertissements, dans e et musique ; Le Maharadja était assis sur une estrade garnie d’épais coussins. Cette salle d’apparat servait également de salle d’audiences privée. La chambre à coucher du Maharadjah Tolkat Singh (1843) était entièrement décoré de délicates peintures, il avait 30  épouses. LA Salle des Miroirs de Pool Palace était entièrement revêtue du sol au plafond de miroirs, des petites niches en forme de flacons précieux garnissaient complètement les murs. On y allumait des lampes à huile dont la flamme se reflétait dans les miroirs.

Après avoir visité les appartements royaux on parvient dans la dernière cour : celle du zenana le gynécée. Toutes les fenêtres, baies, avancées, sont en dentelle de pierre. Des arcs ajourés brisent la façade. Les chambres occupaient trois étages.

Comme dans tout site touristique, la visite se termine à la boutique qui vend tissus et bijoux précieux ainsi que des beaux livres. Je convoite l’un d’eux Garden &Cosmos reproduisant les miniatures. De retour je l’ai cherché, c’est le catalogue d’une exposition du British Museum, à un prix inabordable.

Jodhpur : la ville bleue, marché

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Jodhpur : la ville bleue

16h arrivée à Jodhpur par les cantonnements de l’armée indienne : de beaux bâtiments en pierre de taille de deux ou trois étages dans des bases arborées. Sur un rond point l’avant d’un avion de combat pakistanais tout écrasé, trophée de guerre. L’urbanisme sauvage et le béton n’ont pas encore défiguré Jodhpur (1.5 millions d’habitants) . Les bâtiments de pierre et les monuments se détachent  sur le ciment.

Notre hôtel Mapple Abhay  est central, moderne avec un immense lobby meublé de canapés de cuir blanc et un comptoir en pierre locale. Notre chambre est vaste (standard 3 ou 4*) mobilier moderne, style international, deux grands lits, un salon avec une table ronde et deux fauteuils, un bureau et la vue sur une belle piscine – hors service – ce qui est plutôt frustrant ! Le personnel est très aimable, stylé. L’accueil est parfait.

les vaches au marché de Jodhpur

Le chauffeur (et l’agence ?) ont fait le nécessaire. Un guide nous attend à 17h dans le lobby. Très bel homme, très affable, très élégant, parlant un très bon anglais. Lorsque nous redescendons? prêtes pour la promenade dans la vieille ville – la ville bleue – on nous présente un autre guide, très sympathique mais nettement moins distingué qui promet de parler doucement. Il répète deux fois les mêmes phrases. Ce n’est pas une promenade en Anglais facile que nous recherchons, c’est plutôt un exposé historique avec si possible des anecdotes. Au début il fait des efforts.

la vache et la moto

J’apprends que les vaches citadines sont nourries deux fois par jour par leur propriétaire. Elles ne sont nullement abandonnées  mais nourries et traites. Il ne faut pas s’en approcher. Elles sont pacifiques mais on ne sait jamais.

Comme Jaipur est  « la ville rose », Jodhpur est « la ville bleue », du bleu des brahmanes. Notre voiture s’arrête devant la Tour de l’Horloge, repère visible dans toute la ville. Nous passons à côté des étals des chiffonniers ou autres pauvres récupérateurs qui vendent des objets de seconde main. Marchandises disparates, quelques couteaux gros ciseaux, de la vaisselle dépareillée, des saris criards déjà portés, des coupons de mauvaise qualité. Les maisons bleues sont plutôt rares

Jodhpur : porche bleu

. L’uniformité obligée de Jaipur n’a pas cours ici En ouvrant les yeux, en furetant dans les cours, nous faisons de jolies découvertes. Certaines maisons finement ciselées datent du 15ème siècle. Une pâtisserie vend des petits gâteaux colorés qui me plaisent bien. Les ferblantiers m’amusent ainsi que les couturiers et les barbiers. Le guide a un but avoué : nous montrer la boutique la plus célèbre de la ville, celle qui a pour client Richard Gere, qui fournit Kenzo, Armani et de nombreux designers italiens ainsi qu’Hermès. Une boutique d’antiquaire occupe le rez de chaussée. On monte deux volées d’un escalier très étroit pour se retrouver dans la caverne d’Ali Baba. Le vendeur m’invite à m’asseoir tandis qu’il déplie et plie une série de dessus de lit brodés, incrustés ou en matière précieuse, cachemire, soie ou bambou, par ordre de prix croissant ; Je craquerais facilement pour un couvre-lit brodé ton sur ton incrusté de minuscules miroirs ronds (30 €) vite recouvert par de la soie grège (acheté par Kenzo) puis par un pashmina réversible des jetés de canapé style gitan. Les plus beaux sont réversibles. L’un d’eux acheté parait-il par Hermès set si léger si infroissable que le vendeur en fait une boule dans sa main et le déplie …Pour confirmer ses dires, il sort un vieil exemplaire de Géo avec la photo de Richard Gere. Quel manque de psychologie ! Cliente en sandales Decathlon habillée d’une jupe venant du marché, je ne peux avoir les mêmes fournisseurs que la jet-set ! Pourtant les prix sont abordables. Je marchande le couvre-lit bleu aux miroirs (alors que c’est le pachmina qui me plait). Ce qui m’agace, c’est que le prix a grimpé de 30 à 40 €. Le marchandage fait baisser non monter. J’ai l’impression de m’être faite piéger. Je déserte les lieux sous le regard désappointé du guide qui n’aura pas sa commission. Dernière chance pour lui : les épices bio…On a déjà donné ! C’est non ! Ferme et définitif. La promenade se termine donc devant le marchand d’épice où nous trouvons notre voiture comme par enchantement.

Avant de monter ans la chambre j’achète plusieurs blocs de fruit confit blanc comme le marbre, water-melon à l’aspect de l’encens sous le sucre glace. 100 roupies le kilo, pour 30rs j’en ai un sachet plein.

Jodhpur : fruits secs et melon confit

Au dîner :

–           tandoori aloo : Les pommes de terre coupées en deux sont en robe des champs teinte d’orange (chili ?) elles sont farcies aux cacahouètes et aux noix de cajou, grillées au four. Délicieuses !

–          Murg malai Tikka : poulet mariné avec de la noix de cajou et des herbes cuit au tandoori. Les blancs de poulet sont très tendres, un peu grillés.

Les plats sont très bien servis et surtout très bien décorés : une tomate à moitié pelée, des rondelles d’oignon et un citron vert décorent l’assiette. Au début cela paraît un peu piquant. Après, on s’habitue.

Jaipur – Jodhpur : 7 heures de route sans arrêt

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encore quelques images de Jaipur...

Le petit déjeuner se déroule sous l’œil attentif du vieux maître d’hôtel très attentionné et ému quand je lui demande qui est la beauté figurant sur toutes les photographies du restaurant. C’est la dernière Princesse de Jaipur, princesse et golfeuse célèbre. Sur une photographie je l’avais confondue avec Jacqueline Kennedy. En son honneur le restaurant s’appelle « chamber of the Princess ».

Il faut une bonne heure pour sortir de Jaipur et trouver l’autoroute d’Udaipur. Les quartiers semblent juxtaposés sans aucun plan d’urbanisme. Le degré zéro de l’urbanisme est atteint quand un quartier de beaux pavillons entouré de murs et de barbelés fait face à un dépotoir ou deux vaches piétinent les sacs en plastique. On s’est pressé de construire mais il n’y a ni assainissement ni voirie. Et cela, sur des kilomètres.

La campagne est beaucoup plus aride. Dans la plaine desséchée et sableuse, arbres et arbuste épineux sont dispersés. Au loin, les collines ressemblent à des chicots ébréchés. Le blé paraît clairsemé. Je ne reconnais pas les cultures. De temps en temps, un projet immobilier s’annonce sur des panneaux géants : portique d’entrée de l’ »enclave » ou des « luxury village ». L’autoroute est bien roulante. Les camions sont nombreux, même le dimanche. La voiture dépasse un autobus, foulards et saris colorés volent au vent. Des troupeaux de moutons paissent dans les champs desséchés qui alternent avec les champs de blé ;. Parfois les acacias ou sensitives laissent la place à de gros buissons de plantes grasses vertes et charnues. Encore une université sort du néant.

Ajmer: une heure d'emboutillage derrière les camions!

30km avant Ajmer, fin de l’autoroute, le chantier continue. Nous approchons des crêtes pointues de la Chaîne des Aravelli, montagnes arides, rougeâtres, piquetées d’arbres dispersés et de blocs de granite arrondis.

Ajmer est le site d ‘un pèlerinage musulman fameux, place forte disputée entre Rajpoutes et Moghole. Elle est aussi qualifiée de « marble city ». Sur les bas côté de la route, sur des kilomètres des plaques de marbres de toute dimension et de beaux bloc blancs sont à vendre – éclatant comme des morceaux de sucre géants. Nous sommes coincés dans un embouteillage monstrueux entre les camions de chantier. « Blow Horn » et « Please Horn » peints à l’arrière du camion peint en couleurs vives, inciterait à nous manifester bruyamment. Peine perdue. On n’avance plus du tout. Il faudra une bonne heure pour sortir d’Ajmer et franchir une barre rocheuse largement entaillée par de nombreuses carrières de pierre de taille ou de granulats.

emprunté avec l'accord de http://www.moneyticketspassport.com

 

 

 

 

 

 

Quelques cultures irriguées, des poulaillers industriels, se succèdent.  Le paysage devient désertique. Les travaux de l’autoroute ont complètement défoncé la route. Au choix : rouler vitres montées et étouffer ou ouvertes et manger de la poussière. J’ai déjà l’œil droit tout injecté de sang, j’aimerais garder le gauche en bon état ! J’envie les porteuses de sari qui ont enveloppé intégralement leur visage dans la gaze transparente. Des étals proposent aux camionneurs toutes sortes de décorations : guirlandes colorées de fleurs artificielles, pompons noirs ou plumeaux multicolores.

Quittant la direction d’Udaipur au sud, nous obliquons vers l’ouest. La route franchit un  petit col dans un chaos granitique spectaculaire : grosses boules, creux en cupule, flancs de la montagne complètement lisses. De petits villages aux maisons basses en ciment cubiques sont dispersés sur les épaulements. Dans un  village d’épais tapis noirs sont suspendus : tissu grossier ou toisons de moutons ?

A 14h après 6h de route, nous ne savons plus comment rester assises sur la banquette. Il faudrait se dégourdir les jambes. Le petit déjeuner est loin. La révolte couve. Le chauffeur slalome dans la circulation, attentif aux véhicules, mais complètement indifférent à ses passagères pour qui il n’a pas plus de considération que pour de vulgaires sacs de patates. Et si nous avions envie de pipi ? Et si nous avions faim ? Soif ? Je me décide.  Nous voulons acheter quelque chose pour déjeuner. Justement on traverse un marché. 10 roupies pour une livre de bananes, 20 pour une livre de mandarines, 10 pour 2 paquets de chips « le livre de la Jungle » qui sont des céréales soufflées très très épicées.

Blow Horn! (je ne m'en lasse pas ) merci à fabien

photo

Encore deux heure de route. Nouvelles carrières. Des poteaux de granite rose découpés bornent les parcelles agricoles ou font des palissades en ville et bien sûr se vendent par camions entiers.

Dans la montagne, les hommes un peu âgés portent tous d’épais turbans,  le plus souvent rouge mouchetés, parfois blancs ou même jaune fluo. Il semble que le turban peut remplace le casque à moto !

Jaipur : promenade dans les rues de la ville rose

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les rues roses de Jaipur

Suite de la journée : visite libre du marché et le soir dîner « culturel ».

Dans la ville rose, nous nous apercevons qu’à la place de tourner vers le City Palace, le chauffeur prend la direction de l’hôtel. Il faut insister pour l’arrêter et lui expliquer que ce n’est pas pour prendre une photo mais pour une heure au moins de promenade. Demi-tour dans les embouteillages.

Passer la Porte du City Palace est particulièrement difficile : une seule voiture passe à la fois, et, s’agglutinent les motos, piétons et cyclopousses pied à terre à cause de la pente.  Mais nous la tenons enfin, notre promenade en liberté dans la ville rose!

Comme nous ne souhaitons rien acheter, nous tournons le dos aux boutiques de textiles et de bijoux pour touristes et marchons le long de la chaussée, évitant les dépôts d’ordure trop importants et les endroits boueux. Pour éviter la poussière, la municipalité arrose les artères fréquentées et les commerçants les abords de leurs boutiques. Les voitures ne sont pas trop à craindre mais les motos sont redoutables.

la vache au parking du City Palace de Jaipur

Arrivées aux portes de la ville, nous bifurquons dans les ruelles. Des surprises nous y attendent : de l’eau court dans des caniveaux ; un cantonnier les débouche, il ramasse à la main les détritus. L’eau se teinte en bleu. Y-a-t-il des teinturiers dans le quartier ? On ne le trouvera pas. Nous passons devant de véritables merveilles. Ces masures furent il y a 2 siècles des palais somptueux peints à fresque et aux façades ouvragées. Il ne faut pas stationner trop longtemps, des habitants balancent   leurs ordures par la fenêtre. Les habitants sont un peu étonnés de nous voir ici « où allez- vous ? C’est une impasse ! » . Les rues se rétrécissent en couloir comme dans les médinas marocaines. Le plan orthogonal de la ville rose n’a cours que dans les artères principales.

porteur de pain et charrette à bras des beignets

A midi, nous retrouvons le chauffeur au City Palace. Il faut ¾ d’heures pour atteindre l’hôtel. Ce sera une après-midi de repos au Khandwa Haveli puisque nous sortons ce soir. Je déjeune dans les jardins du même curry de légumes que j’ai testé la veille, les naans sont chauds et craquants, on les a fait cuire exprès pour moi. Comme dessert je prends deux tasses de Masala tea comme à chaque repas depuis que nous sommes en Inde.

Le chauffeur nous a donné rendez vous à 17h30 pour une nouvelle traversée de Jaipur. Il a découvert un itinéraire agréable passant par les beaux quartiers. Les balcons de très hauts immeubles neufs sont surchargés de plantes vertes. Les centres commerciaux de verre sont tout neufs.  Sur une place je remarque une boutique de joaillers « since 1775 », moins originales les enseignes internationales, Reebook, Bata, Levi’s, Lee Cooper…Samsung, LG. Toutes ces marques que nous connaissons et qui ne nous dépaysent pas. Quelle catégorie d’Indiens les achètent ? Même si la fraction est faible, rapporté à la population totale cela représente une clientèle énorme.

Nous arrivons à la sortie de Jaipur. La voiture se gare le long d’un long mur. Le chauffeur paie le droit d’entrée 400Rs.  Pas de prix foreigner et pour cause. Deux jeunes filles nous accueillent : elles nous jettent des pétales de fleur orange (œillets d’Inde) qu’elles puisent dans une corbeille et peignent un point orange sur notre front.  Puis, files – comme d’hab – fouille des sacs. L’hôtesse est particulièrement pointilleuse.

L’ espace est éclairé par de petites loupiotes. Déception : ce n’est pas un village comme annoncé par le programme de l’Agence ! C’est un parc d’attraction et même pas un grand: jardin d’acclimatation en petit ! Trois restaurants – plutôt cantine – trois kiosques avec des musiciens costumés et une piste de danse sous la paillote. Un malheureux dromadaire. Un stand avec des tissus pour se déguiser ou enrouler un turban, un autre stand pour se faire peindre les mains au henné, un massage du cuir chevelu, une rivière enchantée, quelques bicoques imitant la terre battue…Des torches fument et empestent. On entend des feulements et grognements inquiétants sortant d’une grotte où sont cachés dinosaure et animaux en ciment. Le magicien est la seule attraction qui a retenu mon attention .  Il présente exactement les mêmes tours que ceux de l’enfant du waterpalace, mêmes yeux, même chevelures, plus de décorum, de belles mains fines. Nous faisons un tour des attractions, étonnées et déçues, puis un deuxième pour passer le temps. On s’embête mais polies, vis-à-vis du chauffeur qui a traversé toute la ville, on attend.

Les familles indiennes arrivent et le parc s’anime. Père, mère enfants et même la grand-mère. Pépé et Mémé font d dromadaire aussi ravis que les petits. Les tout petits ont noué des turbans, ils font les fiers. Les restaurants sont encore vides. Vers 8h, le parc se remplit de jeunes adultes, vingt-trente ans habillés à l’européenne. Ceux-là sont venus pour danser. Filles et garçons mélangés, ils dansent comme dans les films de Bollywood. Il y a beaucoup plus de garçons que de filles. Le spectacle devient plus amusant pour nous. Ces gens ont payé 400Roupies pour danser et manger assis par terre avec les doigts les mêmes plats que dans la rue dans de petites coupelles qui ressemblent à des feuilles d’arbre moulées. Méfiantes, nous zappons le dîner.

20h30, on peut décemment rejoindre la voiture. Je me console  en terminant la soirée sur Internet (100Roupies).

Jaipur : fort d’Amber

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la porte de Ganesh entre les cuisines et le hammam s'ouvre sur les parties privées du palais

Dans la place d’armes, nous sommes à nouveau assaillies par les marchands. L’un d’eux veut absolument me vendre des marionnettes. Je m’en débarrasse « later » (ce qu’on ne doit jamais dire) il me prend au mot. » Vous me reconnaîtrez je suis Johny Halliday » Johny indien, brun aux yeux noirs mais une vague ressemblance tout de même. Il ne manque pas d’humour !

Lalil nous montre où le chauffeur nous attendra et nous plante là. Nous sommes libres et ravies !

les miroirs de la salle d'audience privée

Quatre cours se succèdent : la vaste esplanade jaune par laquelle nous sommes arrivées par la porte de la Lune ou celle du Soleil. A côté du temple de Kali (que nous ne visiterons pas) on monte par des marche à la cour où se trouve le Diwan-i-Am, le hall des audiences publiques possédant une belle colonnade où marbre gris et grès rose alternent. Les chapiteaux sont amusants ce sont des têtes d’éléphants mais il y a aussi des motifs floraux et des paons gravés sur des médaillons. Au font de cette cour la Porte de Ganesh  permet d’accéder à la troisième cour, au jardin et au Diwan-i-Kast et aux appartements privés. De chaque côté de la porte se trouvent les cuisines et le Hammam.  La salle d’audiences privées est somptueuse toute tapissée de miroirs et de mosaïques. Des éclats de miroir figurent des fleurs, d’autres fleurs sont en pietra dura comme au Taj Mahal, on y a ajouté des abeilles, des papillons donnant fantaisie et légèreté. Tout invite à la douceur de vivre. Face à cette salle d’audience, le jardin privé est conçu autour d’un bassin en étoile avec des fontaines rafraîchissantes.

reflets dans les miroirs

Les appartements privés se répartissent sur plusieurs niveaux accessibles par des escaliers dérobés ou des rampes labyrinthiques. Lorsqu’on s’engage dans un couloir on ne sait pas où on va aboutir. Ayant oublié nos livres dans la voiture, lâchée par notre guide, nous nous perdons avec délice dans les longs couloirs aux murs de marbre du hammam, découvrons des clochetons aux plafonds délicatement décorés. On peut vraiment s’y égaré. J’ai eu un instant de panique, ne retrouvant plus Dominique. D’un belvédère, nous photographions la montagne fortifiée avec  sa longue muraille et découvrons une fenêtre qui donne sur une quatrième cour : celle du Zenana, le gynécée. Cour rose sur plusieurs  niveaux. Des surprises nous attendent : ici, une fresque fine et charmante, une princesse chevauche un félin accompagnée de ses amies et eunuques, là une frise avec des médaillons de cavaliers. On découvre aussi des citernes, des bassins. Un beau moucharabieh domine les parties publiques. Là on a mis en cage un basilic, plante sacrée, objet de véritables rites.

J’aimerais bien confirmer l’idée que Jodhaa, la princesse du film, était bien la fille du maharadja rajpoute de Jaipur

. Le guide Bleu précise que le jardin à la moghole, Darelam, aurait été installé en l’honneur d’Akbar, son mari, venu en visite à Amber. Les bâtiments plus prestigieux !Diwan-i-Am et Diwan-i-Kast sont postérieurs de près d’un siècle, construits par le prince Rajpoute Jai Singh (1621-1667)

Une inscription en  arabe faisant référence à une date après l’Hégire me trouble un peu. Les Rajpoutes, fins politiques, étaient alliés des Mogholes musulmans.

Si nous avions eu notre guide Bleu, nous aurions pu visiter le Jas Mandir, Hall de Gloire, lui aussi couvert de mosaïque et nous aurions cherché les trous permettant d’humecter les tentures ainsi que le chenal traversant le Sikh mandir, salon des plaisirs. La cascade de marbre ciselée allant dans le jardin, nous l’avons vue !

 

A la fin de notre visite Lalil réapparait comme par magie. Il présente la suite de la journée : visite libre du marché et le soir dîner « culturel ».

Jaipur : les éléphants du fort d’Amber

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les éléphants du Fort d'Amber

mariages indiens

L’hôtel a beaucoup de charme avec ses photos anciennes, ses galeries à arcs hindous, ses plantes vertes, sa robinetterie ancienne…mais il n’a pas de double vitrage. Les feux d’artifices et les chants des mariages nous ont amusées un temps. Heureusement, autrefois, Air France offrait une pochette avec un masque bleu et des bouchons d’oreille. Merci à Air France sinon je n’aurais pas fermé l’œil !!

Réveil 6h, petit déjeuner 6h30.

au lever du soleil le fort d'Amber

Le fort d’Amber est perché sur la colline ; Il est doré au soleil levant. Il n’est point d’ambre comme son nom pourrait ne faire croire mais de marbre et peint en jaune.

7H30 nous sommes prêtes au départ des éléphants. Pas de guide.

8h, toujours pas de guide. Le chauffeur me tend son téléphone. Avec le bruit, les marchands qui tentent de me faire acheter 5 éléphants, 30 éléphants…je ne comprends rien. Le chauffeur nous conduit à la tour pour embarquer sur l’éléphant : nous retrouverons le guide au fort. Un groupe de Français monte avant nous. Selon la taille de l’éléphant il aborde soit au haut parapet soit plus bas. On relève le garde-corps et il suffit de s’asseoir en amazone. Nous nous installons : on nous réclame 900 Rs. Pas question ! la Compagnie l’a inclus dans les attractions prépayées dans le forfait. Je ne paierai pas ! On nous demande de descendre ; Nous voilà chassées comme des voleuses.

cornac et turban

Le chauffeur a disparu. Nous voilà seules devant la Suzuki. Un homme s’approche, belle prestance, beaux yeux verts. Il aurait conduit notre chauffeur en jeep au fort. Si  nous lui donnons 300Rs, il nous emmènera là-haut. Je ne paierai pas une roupie de plus. Nous recommençons à nous énerver. Le bellâtre aux yeux verts insiste. Heureusement, un autre chauffeur s’en mêle et nous montre la gargote où les chauffeurs se restaurent. Le nôtre y est sûrement. En effet, et par magie surgit le guide.

– « Pourquoi n’êtes vous pas montées ? »

 – « pas de voucher »

–  « Holiday India ne vous en a pas envoyé un ?  Je paierai de ma poche pour que vous soyez contentes »

Entre-temps une queue impressionnante s’est formée aux éléphants. D’autorité Lalil nous fait passer avant les autres : la queue nous l’avons déjà faite ! Notre éléphant est avancé. Nous n’avons même pas eu l’idée de photographier son maquillage. Les éléphants ont la tête peinte de couleurs vives. Le cornac est vêtu de blanc avec un turban rouge. Il est jeune, gringalet, le visage chafouin.

jardin moghol

Les éléphants se suivent sur une rampe qui grimpe. Nous admirons le merveilleux jardin sur une île dans une pièce d’eau. Les massifs sont délimités par de petits murets aux gracieux entrelacs. A une porte le cornac demande quelque chose à son éléphant. Il a fait tomber son téléphone et voudrait qu’il lui ramasse avec sa trompe. Le pachyderme, de toute évidence ne comprend pas.

Jaipur : ville rose

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les fenêtres des femmes au Palais, comme les alvéoles d'un gâteau de cire

Le guide n’arrive toujours pas. Nous l’attendons depuis plus d’une heure. Le chauffeur nous dépose dans le lobby de l’Holiday Inn : un guide sympathique, canadien nous rejoint. Son téléphone sonne, il nous fausse compagnie. Un autre guide attend sur le parking du City Palace. Nous commençons à nous impatienter. Le chauffeur tourne dans les mêmes rues de la ville historique : ville rose aux maisons basses et aux nombreuses boutiques. Dans Lonely Planet un  itinéraire nous plait. Nous nous passerions volontiers du guide, ce que traduit (peut être ?) le kiosquier à qui nous demandons d’expliquer au chauffeur. Sur ces entrefaites arrive Lalil « bien décidé à remplir son devoir »

le plus grand des cadrans solaires

Jantar Mantar est un observatoire astronomique construit en  1734 par le Maharadjah Jai Singh II : observatoire monumental permettant aussi bien de calculer l’heure avec précision que d’étudier les planètes et les astres. Son cadran solaire, 27m de haut avec un gnomon incliné à 27°, la latitude de Jaipur, est capable de donner l’heure  avec une incertitude de 2 secondes seulement. Des astrolabes de marbre permettent de calculer la position d’un astre repéré dans un cadre métallique suspendu. Un plan incliné donne l’étoile polaire. D’autres dispositifs incurvés disposés en cercle représentent le zodiaque hindou.

Astronomie: viser l'étoile par le trou du rectangle, et situer l'astre

Nous arpentons les ruelles et arrivons à une belle avenue bordée de maisons roses décorée de motifs blancs, très commerçante. Les libraires voisinent avec les ferronniers dinandiers et commerces de textiles. Des ustensiles de laiton, fer blanc ou aluminium  sont entassés ou suspendus. Il y a même de grosses cantines brillantes en fer blanc travaillées artisanalement. Pour serrer quels trésors ? Quels bagages pour quel hypothétique voyage ?par hasard, nous découvrons sous un porche un petit temple – fermé – en revanche une annexe de la poste est cachée là. J’achète donc des timbres pour l’Europe dans cette enceinte sacrée. Au dessus du rez de chaussée occupé par les commerces, le premier étage a de très beaux claustras. Le temple de Krishna ressemble à un palais.

l'enrée du Palais des Vents

Le palais des Vents – Hawa Mahal – a été construit en 1799 par le maharadjah Pradap Singh. Dans une première cour danseurs et musiciens se produisaient les spectateurs aux balcons pouvaient assister aux spectacles ; La cour suivante est creusée d’un bassin carré  avec des fontaines, destiné à rafraîchir l’air. La température de Jaipur peut atteindre 48° à 50° en saison chaude. Le bâtiment du fond comporte 5 étages ; il ressemble à une l’intérieur d’une ruche ou à des nids de guêpe avec des milliers d’alvéoles : les moucharabiehs permettant aux femmes d’assister à la vie de la ville et aux sans être vues. Aussi bien aux spectacles se déroulant dans la cour qu’au commerce de la rue Tripolia où s’ouvrent de minuscules volets par lesquels elles pouvaient découvrir la marchandise vendue au bazar. Pour faciliter la montée une rampe remplace les escaliers.

Le maharadjah est toujours à Jaipur. Il réside au City Palace où une entrée privée lui est réservée. Il possède de nombreuses boutiques.

water palace

Nous nous attarderions volontiers dans la ville close rose mais Lalil veut nous montre Water Place, pavillon au milieu d’une pièce d’eau accessible en barque mais qui ne se visite pas ; Le lac artificiel date de 1561 mais le barrage de 1944.

Un petit gamin propose un spectacle de magie. Une pièce d’une roupie se dédouble, disparaît pour se retrouver dans les plis de ma jupe. Deux coupelles métalliques font une sorte de bonneteau où il n’y a rien à gagner. Il fait disparaître et apparaître des boules d’argile en bonimentant en anglais « la boule va à Agra, l’autre à Delhi… » Cette magie est amusante et sympathique.

le petit magicien

Lalil nous entraîne dans une boutique d’épices – épice bio, de luxe – On nous fait humer cardamome, vanille, badiane et différents parfums. On nous offre ensuite un délicieux « thé au safran » sans sucre ni thé mais très savoureux. J’ai émis le désir d’acheter les ingrédients pour faire du Masala Tea. trois sachets sont nécessaires : le mélange d’épices broyées et deux variétés de thé qu’il faut mélanger ; l’ensemble s’élève à 2400 roupies qui représentent une somme folle. Le marchand refuse de séparer le lot . « Ce serait dommage, vous seriez déçue ! ». J’essaie de marchander. Finalement il en vend 2 au prix de 3, ce qui est encore très cher !

Lalil nous fait monter au Fort d’Amber pour voir les éléphants (nous préfèrerions visiter les musées de City Palace). La colline est fortifiée avec un mur qui ressemble à la muraille de Chine. Les éléphants ne sont pas rentrés du travail. Il ne reste qu’un bébé aux pattes entravées, énorme bébé calin qui me tend sa trompe. Pour la photo il la redresse : bakchich.

On rentre, crevées, au coucher du soleil. La grosse boule rougeoie dans la pollution et se couche à 18h14.

Diner : Navratan Curry (160 Rs) légumes mélangés, haricots verts, chou-fleur, fruits dans une sauce à la noix de cajou, à peine épicé. Et Dali baigan Lazzatdar aubergines dans une sauce au cumin et au yaourt.

Jaipur est très bruyante, ce soir de nombreux mariages de déroulent dans les environs ; Nous avons vu passer en ville la cavalcade du marié sur un cheval paré de manteau brodé ainsi que des fanfares costumes blancs et turbans colorés. La nuit résonne de chants et de feux d’artifice. Arriverons-nous à dormir ?

Jaipur : Khandwa haveli

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…Finalement la voiture s’arrête devant un  très joli palais tout blanc à l’entrée en arche hindoue s’ouvrant sur une allée blanche bordée de plantes vertes en pots : Khandwa Haveli

Notre chambre 302 donne sur une galerie ouverte autour d’un patio arboré dominant des terrasses à clochetons. Des photos anciennes sont exposées partout : maharadjahs en turbans et perles,  photos sépia de familles nombreuses, retour de la chasse au  tigre, maharanis costumées. L’hôtel a un charme fou.

Notre chambre est vaste et claire. Le sol en marbre est orné de dessins géométriques. La robinetterie aux formes rebondies semble d’un autre temps. Seul apport de la modernité : une télévision à écran plat et la clim que nous éteignons.