Fix me de Raed Andoni film palestinien

Toiles Nomades

Une migraine tenace harcèle Raed Andoni. Son médecin de famille ne trouve aucune explication physiologique « migraine due au stress » et lui conseille d’aller « voir en face » , qui? l’Autorité Palestinienne? l’occupant?  « Yaani, » La situation à Ramallah est en soit une prise de tête!

Au désespoir de sa famille et de ses amis, Raed ne veut pas faire un film militant. Il filme sa thérapie dans un centre de santé magnifique établissement, qui domine la ville,  un miroir sans tain destiné aux étudiants, permettra à l’équipe de filmer. Equipe qui ne parle pas l’Arabe et qui laisse donc l’analyse se dérouler sans comprendre ce qui se dira. Il nous fait aussi entrer dans l’intimité de sa famille.

Raed Andoni se met en scène avec humour. C’est à Woody Allen qu’on pense!

Il filme avec une incroyable liberté d’esprit. D’ailleurs  c’est sa liberté individuelle qu’il affirme: ne pas se laisser enfermer dans une case! Alors qu’on le voudrait résistant, porte-parole de la Palestine, il prend  la liberté de ne rien faire, de s’occuper à des jeux aussi puérils  qu’inutiles, pianoter sans fin sur ses deux ordinateurs allumés en même temps…Il n’a pas de complexe vis à vis de ses amis militants. Comme eux, il a fait de la prison. Mais il revendique le droit du « peut être » et du doute. Il n’a pas peur du ridicule quand il se dépeint, regardant le monde de haut, comme sur un chameau.

D’ailleurs un magnifique chameau harnaché attend au croisement sur la route qui va vers la Mer Morte….

Bamako (le film)

Toile Nomade

Chacun d’entre nous a ses films-cultes inoubliables, indémodables. Bamako (2006) est un de ceux là

Dans la cour d’une maison à Bamako se déroule le procès du FMI. Procès dans les formes avec juges en perruques, avocats de l’accusation et aussi de la défense, témoins à charge…. Des tirades décrivant les nuisances de la Dette qui pèse sur les finances des pays africains mais aussi les chants d’un griot, les doléances des femmes simples…
Ce n’est pas comme le suggèrent les lignes ci-dessus un énième film militant. C’est un vrai film avec une histoire, des histoires, un décor splendide. Des acteurs magnifiques. Des allers-retours entre l’économie et la vie quotidienne des habitants de la maison.
Un vrai beau film…

Un homme qui crie – film tchadien de Mahamat Saleh Haroun

Un film tchadien sélectionné à Cannes, c’est un évènement à ne pas rater!

Adam, ex-champion de natation exerce la fonction de maître nageur dans un hôtel de NDjamena, la piscine, c’est sa fierté, sa vie, dit-il.

A l’occasion  du rachat de l’hôtel par des Chinois Adam doit céder sa place à son fils Abdel et se retrouve dégradé au rang de garde-barrière. il n’est pas seul, son ami cuisinier est licencié. Adam n’accepte pas ce remplacement. Le face à face père/fils est ambigu, un autre verrait peut être cette passassion de témoin comme naturelle, lui non.

L’action se déroule aussi dans un contexte de guerre qui gronde autour de la ville. Un notable du quartier suggère, ordonne peut être à Adam de donner son fils à l’effort de guerre. Rien n’est dit, mais on devine qu’Adam a cédé.

A-t-il livré ce fils devenu un rival?  A-t-il cédé à la pression? Aurait-il du intervenir quand les soldats sont venus chercher Abdel? Lacheté devant la force ou pire?

je me suis interrogée sur le sens du titre. Justement Adam aurait peut-être dû crier tant qu’il était encore temps. C’est la critique du Monde qui m’a révélé  l’allusion à Aimé Césaire « Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

J’avais aimé Daratt, saison sèche du même réalisateur (2006), la vengeance du fils  avait une dimension de tragédie antique que n’atteint peut être pas Un homme qui crie. J’aurais souhaité louer le chef d’oeuvre comme Daratt, j’ai trouvé des longueurs, peut être pas assez de rythme dans le montage. Certaines scènes sont mangifiques : la fin poignante après l’errance de la mto et du side-car

Oncle Boonmee, celui qui se souvient des vies antérieures

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Oncle Boonmee : Bande-annonce (Cannes 2010)
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La jungle est fascinante,  le film envoûte le spectateur qui accepte de voyager dans une sorte de voyage entre réel et rêve. On accepte la présence des fantômes, ou presque, parce que les singes aux yeux rouges sont plus difficiles à suivre, un peu ratés. La scène de la grotte, en revanche est magnifique, antre de la mort, utérus , naissance?

Esthétiquement, la fin est décevante. Dans la chambre d’hôtel, le moine se défroque. Pourquoi?

Poetry, film coréen de Lee Chang-Dong

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Est-ce l’année de la grand-mère au cinéma?

Mija, comme Lola de Brillante Mendoza, est une grand mère courage confrontée à la violence de la génération de son petit fils.

Ici aussi, le prix de la vie d’une adolescente se monnaie et le silence de la mère s’achète. Grand mère courage, dignité et élégance de ces femmes d’aparence fragiles.Actrices merveilleuses!

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La comparaison s’arrêtera-là :  le scénario du film coréen(primé à Cannes 2010)s’articule autour du suicide de la jeune fille abusée lors d’une tournante par les copains du petit fils de Mija, et autour de la lutte de Mija contre les premières atteintes de la maladie d’Alzheimer et la recherche par Mija de la Poésie. Recherche de la beauté dans un univers banal, banlieusard tellement quotidien. Ecrire au moins un poème avant que les mots ne s’effacent….

Contre Poetry???

Claudialucia de ma Librairie : –http://claudialucia.blog.lemonde.fr/   été déçue par le film. Comme sa critique m’a fait réfléchir je publie ici le mail qu’elle m’a écrit

Tu me demandes pourquoi je n’ai pas aimé Poetry :
Certes, l’actrice est excellente mais j’ai trouvé que le film avait des longueurs dues à un scénario qui n’était pas dominé, qui n’était pas très clair (oui, je sais il a eu le prix du scénario à Cannes mais ce n’est pas un critère absolu)

Que veut démontrer le réalisateur?  Il dénonce une société horrible, ou la femme et les humbles- ce qui n’ont ni l’argent, ni le pouvoir- ne peuvent bénéficier d’aucune justice, un société corrompue ou tout s’achète même la mort d’une enfant. La dénonciation,  c’est le sens que paraît avoir le film, car, au final, je n’ai pas trop compris quel était son but; le scénario est plein de contradictions et de faiblesses au niveau de la psychologie des personnages.

Face à l’horreur, il met une vieille femme, la grand mère d’un des violeurs. Celle-ci  est d’un milieu pauvre, ce qui la place à l’opposé des familles riches et sans morale. Elle aime la poésie et  par conséquent paraît représenter le point de vue moral ou tout au moins critique de cette société, sinon, à quoi servirait d’avoir fait de Poetry le thème central du film?
Or,  il n’en est rien. Ce personnage, de qui l’on attend beaucoup, a une manière d’agir peu cohérente.

C’est une femme qui est dépassée par son petit-fils, qui ne sait ni l’éduquer, ni réagir. Ce que l’on peut comprendre ! Elle est âgée et le garçon est immonde!  Par contre, on pouvait espérer que sa réaction soit assez violente en apprenant ce qu’il a fait pour la faire évoluer; or elle réagit à peine, continue à écrire ses poèmes. Si elle cherche a réveiller la conscience du garçon en lui présentant le portrait de la jeune fille, elle  accepte par contre que, face au portrait, il se mette à regarder la télé comme si cela ne le concernait pas! Une grand mère peut être dépassée mais jusqu’à un certain point! Elle peut adorer le fils de sa fille, de là à ne pas réagir quand celui est un criminel!!
 D’ailleurs le scénario nous la montre agissant comme les riches, décidée à payer comme les autres. Elle va même pour se procurer l’argent faire chanter un handicapé dont elle a la charge. Bref! elle ne peut être représentative d’un autre point de vue. Donc ce personnage prétendument épris de beauté, que l’on veut nous montrer différente, sensible, ne tient pas debout psychologiquement puisqu’elle fait le contraire de ce que ferait toute personne normale!!
Quant à l’Alzheimer dont elle souffre, je ne sais pas trop ce que cela ajoute au propos sinon d’introduire un thème à la mode. Parfois la maladie sert à justifier qu’elle paraisse oublier la mort de la jeune victime et qu’elle puisse se concentrer sur la poésie! Mais cela ne tient pas debout parce qu’elle est alzeihmer quand ça arrange le réalisateur et elle ne l’est pas à d’autres moments. La poésie du coup devient quelque chose de plaqué, de convenu (en plus les cours du poète, quelle horreur!), du pour faire « chic » qui ne me touche absolument pas.

De même le personnage de la mère de la jeune fille n’est pas traitée d’une manière conhérente. Elle apparaît comme une très belle personne quand la vieille dame la rencontre dans son champ, un paysanne qui a du mal à joindre les deux bouts mais courageuse et digne, très affectée par le viol et le suicide de sa fille. Puis d’un seul coup, on la voit accepter l’argent qu’on lui propose, marchander la mort de sa fille.  Là aussi on ne sait où va le scénario, ce qu’il veut dire : c’est quelqu’un de bien d’abord puis d’infect après ! Il faudrait choisir! Rien n’est valable au niveau de l’histoire (le commissaire qui joue au volant avec la grand-mère quand il vient arrêter don petit-fils, ridicule!!) et de la psychologie! 
Décidément, ce  film m’a irritée, alors que j’adore d’autres films coréens, en particulier ceux de Kim Ki Duk,  un de mes  réalisateurs préférés!)

 

 

 

 

Les Arrivants – film de Claudine Bories et Patrice Chagnard

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A mille lieux des voyages touristiques, des voyages d’affaires, des pèlerinages….ils convergent vers Paris, Londres, la Terre Promise… Les exilés,les persécutés, les demandeurs du Droit d’Asile sont dirigés vers la Cafda, une structure d’accueil où les travailleurs sociaux tentent de les aider à construire leur dossier à trouver un  hébergement, des tickets de transport.
Ils sont si nombreux dans le hall d’accueil, il semble que le monde entier s’y est donné rendez-vous. Tchétchènes, afghans, tamouls, chinois, Éthiopiens, colombiens, roumains. A la Cafda on reçoit les familles, de nombreux bébés au sein, des enfants sages résignés, plus sages que les parents qui n’en peuvent plus.

Les plus énervés sont finalement les travailleurs sociaux, débordés, impuissants à soulager toute la misère du monde. Colette et Caroline sont sur le bord de l’implosion. Comment remplir les dossiers de ces gens? Quel interprète requérir? sont-ils Chinois ou Mongols?  Quel est l’itinéraire emprunté? Ils sont muets, par prudence, feignent de ne pas savoir où ils sont passés. Pire, ils mentent. Comment convaincre de persécutions s’ils ne disent rien de fiable. Comment tenir les délais si ils arrivent n’importe quand au rendez vous?

On s’attache aux personnages, on voudrait qu’ils s’en sortent. tous le souhaitent si ardemment…..

Voilà ce que m’avait inspiré ce film, à sa sortie. Et quelques semaines plus tard…Grenoble, la chasse aux Roms, les menaces sur la nationalité…. Ce film me paraît l’antidote parfait à cette campagne délétère. Voir les Migrants non pas comme un groupe ethnique, une menace même, mais comme des individus, des personnalités . Chacun porte son histoire, ses espoirs, ses mystères

Agora – peplum d’Amenabar (DVD)

Le film était sorti juste avant notre voyage à Alexandrie, le DVD  paraît ces jours-ci

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De l’Alexandrie antique, du Phare, de la Bibliothèque… il reste finalement peu de choses en regard de la grandeur de la cité antique : la colonne Pompée, les catacombes…
Ce film est un peplum intellectuel.

Intellectuel, puisque l’héroïne est Hypatie, philosophe ayant vraiment existé, personnage oublié. Elle enseigne les théories de Ptolémée, d’ Aristarque, la géométrie…

Peplum grandiose avec des reconstitutions « pharaoniques » magnifiques, colorées et inspirées. Peplum, les scènes de foule, d’émeute quand les chrétiens abattent la statue géante de Sérapis et brûlent la Bibliothèque.

Il fait revivre une période qu’on connaît assez peu : la montée du christianisme dans l’Empire Romain, de proscrits clandestins, esclaves ou anonymes surgit une armée sous l’autorité de ses évêques qui dictera sa loi au Préfet romain baptisé mais dépassé.
Relire le livre passionnant de Lacarrière : les Hommes Ivres de Dieu.
Le film délivre un message humaniste de tolérance, montrant le fanatisme des chrétiens triomphant, la manipulation des Écrits Saints (épître de Saint Paul terrifiante).On commence par abattre les statues, mais on  ne s’arrête pas en chemin, les Juifs sont persécutés, puis on veut voiler les femmes,  on accuse Hypatie de sorcellerie et on fait plier l’autorité romaine laïque.

Si les intentions sont louables, si la reconstitution historique est fouillée, cela ne fait pas d’Agora un grand film. Intello, historique, mais surtout peplum avec grandiloquence et lourdeur. Que font les vues aériennes dans une mise en scène sans finesse?

Pièces d’Identités – film congolais de Dieudonné NGANGURA Mweze 1998

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Pourquoi écrire sur un film Africain qui n’est plus distribué dans les salles?

-Justement pour qu’on le demande!

Le vocable d' »identité » a résonné bizarrement en moi en notre époque sarkozyste… j’avais pensé passeport, visas, contrôles policiers…
Identité française???

Et bien non!

D’abord, le film est tourné en Belgique. Congolais ou belge? Là n’est pas non plus la question! Aussi exotiques que les fêtes africaines, les costumes traditionnels, masques et autres, la gueuze qui se consomme sans modération, l’atomnium et les décors bruxellois.Le politiquement correct n’a pas contaminé les soirées trop arrosées des anciens colons qui dégoisent des propos ouvertement racistes mais non pas empreints de nostalgie de leur jeunesse.Un roi de village Mani Kongo fait, le voyage à la recherche de sa fille Mwana étudiante, tout du moins le croit-il, perdue de vue. Il arbore son costume traditionnel de roi, casque de perle et bâton sculpté. Ce sont ses pièces d’identité. Première surprise pour moi!personnage en costume folklorique, le bon sauvage(?), je crains le pire. les bons sentiments, les affreux colons personnifiés par un commissaire de police de caricature qui humilie la jolie jeune fille africaine trop naïve. Trop facile! Opposition noir et blanc? Trop facile encore.
le film est beaucoup plus nuancé. Chaque personnage révèle sa part d’ambiguïté, les bons et les méchantssont répartis dans chaque camp. La naïve Amanda sort de prison, elle a convoyé de la drogue ou des faux papiers. Son ancien ami, un sapeur « tout est dans la marque » que le roi africain qualifie de « mal habillé » est un petit maquereau minable. Que dire du faux chauffeur de taxi, faux congolais, vrai métis, vrai délinquant. De l’étudiante qui a perdu tout contact avec l’Afrique et qui s’est inventé des ancêtres dans un cimetière bruxellois? Les piliers de bistro du Katanga ne sont peut être pas aussi « noirs », leur attachement à l’Afrique est lui aussi ambigü…amour dévoyé. Les bonnes sœurs, en revanche, ne sont pas épargnées, ni les travailleurs sociaux. Que dire du « Père blanc », africain noir de peau qui expulse Mani Kongo de force du foyer lui intimant l’ordre de prendre l’avion le jour même? quand au contraire le commissaire de police lui permet de se renflouer et le réconforte.Par de là des personnages secondaires attachants, les décors d’une Belgique folklorique, les images d’archives de l’Exposition Universelle et de l’Indépendance du Congo donnent une dimension moins anecdotique. Anecdote : le Roi des Belges se fait voler son épée au cours des cérémonies d’indépendances. Scène en miroir des pièces d’identité du roi Mani Kongo!

La fin de la pauvreté ? film de Philippe Diaz

C’est un documentaire coup de poing ! Le point d’Interrogation est le sujet du film.

Le débat prévu à l’issue de la projection tarde. On est estomaqué. Impossible de retenir les chiffres ahurissants et pourtant vrais. Les morts de faim chaque jour, les millions de dollars versés par l’Afrique aux pays riches, au nom de la dette… Les diapos interrompent le cours des images avec ces chiffres toujours aussi considérables. Ce sont les pauvres qui financent notre richesse.

Ne feignons pas de l’ignorer : c’est en 1492 qu’a commencé la mondialisation. L’or et l’argent des Amériques a permis le développement du commerce, l’esclavage, la révolution industrielle… On pourrait croire que tout est terminé : l’esclavage, la colonisation. Voire.

Après le rappel historiques, les économistes analysent la mondialisation actuelle, les prix Nobel, Mr. Stiglitz et Amartya Sen, témoins plus qu’honorables et crédibles.

Mais c’est un  film que nous sommes venus voir. Des histoires, des personnages. Les images sont éloquentes. Les paroles des pauvres sont touchantes, en Portugais au Brésil, en Anglais au Kenya, en Espagnol en Bolivie. Elles racontent toujours la dépossession des terres par des multinationales, les privatisations, la destruction des solidarités traditionnelles.

Deux séquences s’opposent : la première montre la messe dans la magnifique cathédrale baroque de Sucre, tandis que les Blancs sont sur les bancs des travées, une indienne s’assoit par terre.  La seconde raconte la guerre de l’eau, gagnée par les Indiens. Victoire de la communauté sur la privatisation.Leçon de morale : il existe des biens communs qu’on ne doit pas privatiser : l’eau, l’air, l’éducation et la santé. Cette leçon devrait aussi prévaloir dans nos pays riches. Nous avons aussi à apprendre des indiens de Bolivie.est un documentaire coup de poing ! Le point d’Interrogation est le sujet du film.Le débat prévu à l’issue de la projection tarde. On est estomaqué. Impossible de retenir les chiffres ahurissants et pourtant vrais. Les morts de faim chaque jour, les millions de dollars versés par l’Afrique aux pays riches, au nom de la dette… Les diapos interrompent le cours des images avec ces chiffres toujours aussi considérables. Ce sont les pauvres qui financent notre richesse. Ne feignons pas de l’ignorer : c’est en 1492 qu’a commencé la mondialisation. L’or et l’argent des Amériques a permis le développement du commerce, l’esclavage, la révolution industrielle… On pourrait croire que tout est terminé : l’esclavage, la colonisation. Voire.Après le rappel historiques, les économistes analysent la mondialisation actuelle, les prix Nobel, Mr. Stiglitz et Amartya Sen, témoins plus qu’honorables et crédibles.Mais c’est un  film que nous sommes venus voir. Des histoires, des personnages. Les images sont éloquentes. Les paroles des pauvres sont touchantes, en Portugais au Brésil, en Anglais au Kenya, en Espagnol en Bolivie. Elles racontent toujours la dépossession des terres par des multinationales, les privatisations, la destruction des solidarités traditionnelles.Deux séquences s’opposent : la première montre la messe dans la magnifique cathédrale baroque de Sucre, tandis que les Blancs sont sur les bancs des travées, une indienne s’assoit par terre.  La seconde raconte la guerre de l’eau, gagnée par les Indiens. Victoire de la communauté sur la privatisation.Leçon de morale : il existe des biens communs qu’on ne doit pas privatiser : l’eau, l’air, l’éducation et la santé. Cette leçon devrait aussi prévaloir dans nos pays riches. Nous avons aussi à apprendre des indiens de Bolivie.A voir absolument :

La fin de la pauvreté ?, film de Philippe Diaz

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