Notre gîte au moulin de Fanhais

CARNET PORTUGAIS 

Le moulin de Fanhais
Le moulin de Fanhais

Nous suivons les flèches « Coimbra » puis » Lisbonne » pour retrouver l’autoroute A1 que nous quittons à Leiria. J’appelle Maria, notre hôtesse, qui ne sait pas comment expliquer la route mais  livre le sésame,  Fanhais : « FE-NA-I-CH ». Nous suivons les flèches « Nazaré ». A l’approche de Nazaré, je demande « fe-na-ich » et cela marche !

la pinède à notre porte
la pinède à notre porte

Fanhais est un village dans une très belle forêt de pins à proximité de Nazaré. Petit village tranquille à l’écart de la circulation et des constructions balnéaires. Le silence n’est troublé que par le passage du train (pas souvent) et rythmé par le carillon de l’église tous les quarts d’heure, une petite chanson, pour l’heure c’est Ave Maria plus long et la cloche de l’horloge.

Maria nous attendait près de la rotonde, rond point ave le monument aux morts, et un azulejo avec des paysans chargeant du bois sur un char à bœufs, collé » sur un triangle rose (une voile ?)

Maria porte une robe courte bleue. Elle nous embrasse et nous fait les honneurs du Moulin.

C’est un tout petit moulin de ciment blanc avec le tour des portes et des fenêtres souligné de bleu. Il n’a jamais vu ni grain ni farine. C’est un petit moulin de fantaisie. Nous y serons plus Marie Antoinette que meunières. En bas trois pièces se succèdent en enfilade : une fausse cheminée dans le salon masque l’escalier. Un canapé orange lui fait face. Sur le buffet se trouve tout un bric à brac. On pense à la boutique d’un antiquaire. Aux murs,  encadrés gravures et tableaux. La petite entrée est aussi bien décorée. La cuisine est grande et bien équipée : frigo, microonde, cafetière, toaster mais tout sur multiprise. Electricité bricolée.

la jolie chambre ronde
la jolie chambre ronde

La plus belle pièce est la chambre ronde à l’étage : table de nuit et commode jaune d’or éclatant avec des cœurs en décalcomanie maison. Tour des fenêtres jaunes et guirlande de fleurs naïves. La glace dans  un beau cadre doré reflète un amour qui porte un abat-jour de verre gravé. De nombreux cadres égaient la pièce. Dans un vase, un bouquet d’hortensias bleus.

Nous sommes aux antipodes du confort gris et blanc de la Casa Chaos au sol de granite brillant où sobriété et dépouillement étaient les mots clés du décor contemporain. Ici, fantaisie, couleurs, fouillis sympathique mais improvisation électrique et escalier raide. Dehors, une table et des bancs sous la treille et un appentis pour la machine à laver.

Maria nous fait ensuite visiter sa piscine carrelée de mosaïque turquoise (frise à la grecque et dauphin). Sur la pelouse des chaises longues confortables à l’ombre de grands arbres. Devant sa maison, un merveilleux mélange d’hortensias, de volubilis et d’agapanthes. Wifi à la piscine, pas au moulin.

Derrière la maison, Maria et Amerigo élèvent toutes sortes d’animaux, plusieurs chiens, bergers et labradors, un âne, des poules, des oies et des canards.

Nous ne prenons pas le temps de nous installer et filons aux courses à Nazaré. A l’entrée de la ville Continent et Lidl nous faciliteront la vie.

La mer nous attire. Avant les courses, la plage !

La station balnéaire s’est bien construite depuis 1999 et surtout depuis 1981 où il y avait encore des barques sur la plage et où nous avions assisté à la criée. En Juillet, le samedi de surcroit, c’est l’embouteillage. Les femmes de Nazaré ont sorti leurs chaises sur le bord du trottoir et brandissent des panneaux de bois proposant chambres et appartements T1, T2 ou T3 en 4 langues, portugais, Espagnol, Français et Anglais. Elles tricotent et bavardent, hèlent les voitures ? Le petit port de pêche avec ses barques colorées s’est métamorphosé en station balnéaire. Pendillocheries et articles de bains ont remplacé le poisson.

la plage de Nazaré
la plage de Nazaré

Impossible de se garer près du centre, là où la plage est remplie de tentes rayées. On va plus loin vers le port et je fais ma promenade pieds dans l’eau. Il y a beaucoup de vent. Les vagues sont fortes. Personne dans l’eau. Il fait aussi très frais.

Notre gîte : Jean-Petit au Pin Sec

AUTOMNE AQUITAIN

 

Jean-Petit, la petite maison dans la forêt

 

Généralement les locations s ‘entendent samedi à samedi, nous n’avons pas bien regardé le contrat. Voyageant le vendredi pour éviter l’affluence sur les routes, nous pensions faire étape à Saintes. Entre Poitiers et Niort, la dame du gîte m’appelle  pour savoir où nous sommes. Changement de programme ! Il faut foncer si nous voulons attraper le bac de 15h  à Royan, le GPS prévoit l’arrivée à 14h42.

Embarquement à Royan pour le Verdon

14h45, nous faisons la queue à l’embarquement. Soleil radieux, ciel bleu, une véritable croisière d’une demi-heure ! 27°C c’est encore l’été !

16h15, nous découvrons notre gîte : Jean Petit.

 Au beau milieu de la forêt, un grand enclos fermé par un portail rouge de ferronnerie. Dans cette grand clairière des pins magnifiques, plus que centenaires, un bosquet de chênes- liège aux troncs biscornus, et deux maisons forestières : deux longères brique roses et ciment beige aux toits de tuiles romaines moussues et couvertes de lichens. Deux pans dépassent largement de deux petits auvents sur le côté. Volets de bois rouges et boiseries rouges. Ces maisons sont originales et très bien situées. Elles sont transformées en gites mitoyens.

L’agencement intérieur est simple, moderne et sobre. Dominante bleu et blanc, , meubles en pin, canapé bleu dans le coin télé, , une cuisine américaine avec un large plan de travail, un four à micro-ondes , deux plaques électriques, un lave-vaisselle et un lave-linge mais pas de cuisinière. Le luxe est la belle cheminée à insert, on peut se servir à volonté dans la réserve de bois sous un appentis. Couvre-lit mille-raies dans la chambre.

A l’extérieur, un banc de bois gris bleu à côté de la porte d’entrée. A l’arrière une table  de bois et des bancs, à côté un barbecue de ciment.

Des yuccas sont en fleur, grosses clochettes blanches.

Trois vélos sont à notre disposition, la forêt est sillonnée de pistes cyclables, les distances sont trop grandes pour rejoindre à pied les villages.

la Dune, au Pin sec

Le plus urgent : aller à la plage distante d’un kilomètre. Au bout de la route, il y a un très grand camping, une sorte de marché dans des baraques de bois. Une rampe monte à l’assaut de la dune et on découvre l’océan. Les belles vagues écumantes, la brume qui s’élève, m’étonnent toujours.  Je suis saisie, comme l’an passé au Sénégal, ou au Bénin, par la puissance de l’Atlantique. Malgré le long voyage, l’installation et les courses, je me lance dans ma promenade favorite, sur le sable mouillé, pieds nus. Elle ne sera pas très longue : la mer monte, avec la pleine lune, c’est un très fort coefficient de marée, au bout de dix minutes,  la vague recouvre le sable sec presque jusqu’au pied de la dune. La marche est malaisée avec la pente, je rebrousse chemin non sans avoir trempé le bas de mon jeans que j’avais remonté à mi-mollet.

Les courses sont à 18km. Lesparre, une sous-préfecture a tous les commerces et deux grandes surfaces. Hourtin est un peu moins loin, mais il n’y a que de petites supérettes. Nous choisirons Lesparre.

A l’entrée de la ville, se dresse un fort joli donjon carré en belle pierre blanche, la ville est aussi construite avec cette pierre blanche. Il est trop tard pour flâner dans les rues piétonnes, et  nous sommes fatiguées. Courses à Carrefour qui ressemble à tous les Carrefours !