Tinos : villages autour de l’Exomvourgo

 

tinos-2010-mp-104-copie.1289659901.JPG

Steni
Steni,est un village traversé  exceptionnellement par la rue.  Dans les jardins, on cultive des pommes de terre.Les églises posséderaient de belles iconostases, l’une en marbre l’autre avec des icônes remarquables – fermées.

Mirsini

Des maisons blanches sont adossées à la colline suivante,tout près.  Le lavoir est abrité sous des arches romanes aux colonnes de marbre. Un grand pigeonnier en angle est accolé aux maisons. Très propre, bien chaulé, ce n’est pas une vaine décoration. Des colombes blanches s’y pressent étourdies par les bourrasques.
Au dessus de la masse des maisons (encore des escaliers et des ruelles), une grande église blanche avec son mince campanile, par chance, ouverte. C’est une église catholique semblable à celles que nos avons visitées précédemment : plafond bleu, murs et colonnes blanches et jaunes et toujours de merveilleux lustres à pendeloques de cristal.

Où sommes nous donc ? Les villages sont si rapprochés, les routes tortueuses. Après un certain nombre de virages, nous avons perdu le nord. Une vieille dame descend avec ses courses dans un sac en plastique Je bafouille en Grec.
–    « Où voulez-vous donc aller ? »
demande-t-elle dans un français sans accent, sans doute appris à Loutra chez les Ursulines.
–    « Nous voudrions seulement savoir le nom du village ! »
–    « Mirsini ! »
Sur la carte Mirsini paraissait beaucoup plus loin..

Il fait beau sur la côte tandis que les nuages s’accumulent sur les sommets. L’Exomvourgo est encapuchonné.

Côte Est

Nous tournons vers l’est chercher le soleil. Les panneaux indiquent le nom de nombreuses chapelles. La mer est toujours aussi agitée, son  bleu profond est strié de blanc. Près de la plage, le turquoise nous fascine. La route asphaltée se transforme en mince ruban e ciment en pente très raide avec des épingles à cheveux. Il faut faire confiance aux freins de la voiture ! L’intersection avec une piste de terre permet le demi-tour. Je continue à pieds et ramasse de bien jolis cailloux : du micaschiste mordoré mais surtout des cailloux verts foncé presque noirs avec des taches vert plus vif. Olivine, serpentine, chlorite…je convoque tous les minéraux verts qui me viennent à l’esprit.

Quelles sont les roches composant le massif du Prophète Elias ?

J’avais cru que le chicot pointu de l’Exomvourgo que l’on remarque de partout était le sommet de l’île. D’après la carte l’altitude de ce dernier ne dépasse pas 640 m tandis que le Prophète Elias atteint presque 800m et le dépasse donc nettement mais dans une région inhabitée.
A sa base je remarque de gros rochers verts à la pâte lisse. Une piste court à la base de la montagne le long du littoral, la carte mentionne des grottes. Si nous disposions de plus de temps sur l’île il faudrait aller à pied à la chapelle du Prophète échantillonner.

Misi
Retour à Steni (encore!) carrefour de la région.  Misi par signalé par une église monumentale jaune . En dessous de la route le village est caché avec ses ruelles dallées en marbre en pente douce (pour une fois!). Un jeune labrador jaune nous saute dessus, pas agressif, affectueux. J’attrape sa chaîne et l’emmène chez son maître.les orangers sont en fleur. Curieusement les abricots sont déjà gros. De grosses grappes d’acacia sont inodores avec le froid. Le vent a dû emporter leur parfum ailleurs !

Falatados

Falatados est un bourg un peu plus important que les précédents avec plusieurs restaurants , de belles maisons, une mairie et un monument aux morts. L’église est précédée d’un parvis de galets. Le ciel est blanc, les maisons sont blanche, les photos seront blanches ! Je ferais mieux de dessiner les portes, les fontaines et les fleurs. Le vent est froid. J’ai superposé deux pulls et un coupe-vent. Je n’ai aucune envie de m’asseoir sur le marbre glacé.

On contourne encore l’Exomvourgo par le nord on passe devant Volax et son chaos, traverse Skalados sans s’y arrêter. C’est à Skalados que nous devions passer la semaine dernière si le volcan islandais n’avait pas fait éruption. J’aurais bien aimé voir la maison. Nous avons peur de nous imposer.

Avatar de Inconnu

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Laisser un commentaire