Région de Sibiu : Siebel

un mois autour de la Roumanie en Logan chez l’habitant

Siebel: musée des Icones de verre


Au Musée des Icônes sur Verre, l’accueil et la visite guidée se déroulent en Français.

La peinture des icônes sur verre est une peinture populaire : les paysans peignent chez eux l’icône qui va les protéger. Les personnages de l’Histoire Sainte sont vêtus  de costumes régionaux : les icônes de Moldavie ont beaucoup plus de jaune. Le châle de la Vierge est celui des paysannes,  même les anges musiciens sont coiffés de chapeaux des paysans. Certaines icônes sont l’œuvre d’artistes renommés : on remarque alors plus d’attention dans les dégradés. On réalise l’icône d’après un modèle sur un papier qu’on pose à l’envers de la vitre. On peint ensuite les contours en noir puis les visages, enfin le fond.

Un correspondant roumain me fait remarquer « que la peinture d’icône  n’est pas une simple action de peinture:  il faut être abstinent,  prier,  respecter le carême, avoir des connaissances en ce qui concerne les couleurs, et le dernier fait est d’avoir du talent… »

Saint Georges, protecteur des hommes et du printemps( ?), est très souvent représenté. Il très vénéré en Roumanie. Le dessin du saint est souvent naïf mais les chevaux très bien faits. Beaucoup d’icônes représentent la Cène : on montre Jean reposant sur l’épaule du Christ avec un geste de tendresse. Jean est souvent imberbe et très féminin. Dans de nombreuses icônes où la Vierge est en gros plan, à l’arrière plan on a peint une église de village et des fleurs.

Le musée possède aussi des coffres peints, des livres saints écrits en cyrillique employé jusqu’au milieu du 19ème siècle pour écrire le roumain, des œufs peints, de beaux tissus.

commentaire de mon lecteur roumain:

Au sujet du Musée des Icônes, ce qu’il faut savoir c’est que la peinture des icônes ce n’était pas faite par tous les paysans, à la maison. Seulement quelques personnes ont fait ca. Peintre une icône c’est pas simple, comme ailleurs: c’est pas une simple action de peinture: avant tout ca, il faut être abstinent, d’être un fidele orthodoxe, de prier, de respecter le carême, d’avoir des connaissances en ce qui concerne les couleurs, et le dernier fait est d’avoir du talent…Les icones anciens en verre ont été peintes par quelques hommes..

Le long de la rivière vive, nous faisons une jolie promenade sous de grands noyers. Un joli puits attire notre attention, sur la margelle il y a un seau métallique et un gobelet La roue et la manivelle sont protégés par un petit auvent à double pente. La margelle cimentée est partagée en deux compartiments. L’eau n’est pas loin : je vois nos visages qui s’y reflètent.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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