EGYPTE 2008 FAYOUM

Couvent Deir El Malak
Entrée monumentale: deux tours de ciment surmontées d’un grand portique jaune tout neuf. Le couvent est très étendu. Les cellules ressemblent à des pavillons de banlieue. Une autre église gigantesque est en construction. Pas très pittoresque ! En revanche, nous sommes très bien accueillis par un moine qui nous fait entrer dans la pièce où se trouve les fons baptismaux : on voit une grande cuve remplie d’eau. Les coptes baptisent par immersion. Dans cette pièce tranquille, il peut nous énumérer tous les anges et archanges. Ici, c’est Michel qui est vénéré. Le moine est vêtu d’une soutane noire très légère qui ressemble à de la soie. Il est barbu mais barbe et chevelure sont retenus dans un capuchon brodé au point de croix. Nabil, toujours démonstratif lui embrasse la manche. Il nous mène dans une église très ancienne datant du IVème siècle. Comme c’est la Semaine Sainte, l’église est cernée d’un grand bandeau de tissu noir. Des portraits du Christ gris sur fond noir sont aussi suspendus pour compléter l’impression de deuil. De nombreux fidèles écoutent les prêtres qui officient derrière l’iconostase. Très aimablement ils se lèvent pour nous permettre d’admirer les fresques du IX ème siècle. Dans le narthex les fresques sont encore plus belles. Dans l’église l’assistance se lève, chante, Nabil se mêle à eux. J’aimerais bien les écouter plus longtemps. Mais il n’y a que des hommes c’est gênant. Nous passons à la boutique du monastère qui est une véritable épicerie. J’achète deux bouteilles d’eau, Nabil des olives, du fromage dans de grosses boites métalliques magnifiques.
Une femme nous demande si elle peut faire de l’autostop avec son fils. Ce n’est pas une passagère très polie ni très agréable. Son passage fait du désordre dans la voiture et nous perdrons à cette occasion Gallimard et la belle carte de l’IGN.
La caravane traverse le Fayoum. Certains endroit sont boisés : immenses manguiers ; orangers. Je ne cherche plus à faire des photos. J’aimerais bien prendre les pigeonniers mais je les rate, les confondant avec les minarets.