EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS

Mout se trouve 35 km plus loin. L’oasis de Dakhla est très étendue.
L’hôtel est une bâtisse ancienne jaune d’or de quatre étages. La porte est constellée de recommandation en Allemand, Italien ou Hollandais. La réception est égyptienne : deux colosses bien sympathiques parlent assez d’anglais pour accueillir les touristes. Il règne une impression d’abandon et de vacuité. On nous tend une clé un peu collante. Nous montons un escalier dallé aux murs ripolinés de blanc, les encadrements des huisseries, gris foncé. Notre chambre a dû être, en son temps, une très belle chambre avec deux portes-fenêtres donnant chacune sur un balcon. Les serviettes sont présentées avec un pliage digne des plus grands hôtels. Le tapis n’a pas été secoué depuis des lustres, il est franchement crade. La literie est impeccable (c’est le principal) et la salle d’eau correcte. On débranchera la télé pour installer nos divers chargeurs.
L’hôtel a dû avoir son heure de gloire. Le jardin ombragé par une dizaine de palmiers, un petit manguier et une rangée de petits ficus a même une belle piscine carrelée, malheureusement hors service. Le mobilier de jardin est un peu décrépit mais nous trouvons un coin charmant pour boire un café turc dans une minuscule tasse en porcelaine