
Les femmes avec leur amour
Octobre et Novembre 1956 au Caire dans une famille juive.Roman à deux voix, une très jeune fille découvre sa féminité, et sa bonne arabe qui raconte sa dure vie, son excision, la misère d’un village, puis sa vie au Caire. La guerre éclate. Les Juifs vont quitter l’Egypte.

Déborah et les anges dissipés
Je n’ai pas retrouvé la touche intimiste du livre précédent. C’est plutôt la verve des Valeureux de Cohen, avec moins de noblesse et de style peut être, mais le même parler oriental, la naïveté, les débordements, les combines des Bénéfactors de la Cara, une œuvre de bienfaisance dont les fonds sont allègrement dilapidés. L’action se situe en avril, mai 1948, avec la visite de la mécène américaine d’une institution pour orphelines qui n’a jamais existé. Les aigrefins, pour leurrer la visiteuse décident de maquiller un bordel pour donner le change. On est en pleine loufoquerie ! En toile de fond, le vieux quartier juif du Caire où sévissent la misère et le choléra, les Bénéfactors s’enrichissent grâce aux subsides américains et laissent les juifs pauvres croupir dans la pauvreté prétextant des hôpitaux misérables, des cantines et des loteries truquées. La tragi-comédie bascule avec l’approche de la déclaration d’Indépendance d’Israël. L’Américaine démasque les escrocs mais le scandale est bien vite effacé devant la rafle des juifs quand éclate la guerre d’Indépendance. La fin du livre change complètement de registre, c’est très touchant et bien triste.