25. Kompong Thom

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la rivière Sen

13h, arrivée à Kompong Thom à notre hôtel Sambor village sur le bord de la rivière Sen, Joli cours d’eau qui paresse entre des berges herbues. L’eau est boueuse, beige. Des enfants jouent sur une bouée faite d’une chambre à air.

 

Une vingtaine de bungalows sont cachés dans un jardin fleuri. Les strelitzias jaunes Forment un buisson fourni sous notre fenêtre. De petits ananas s’alignent le long du sentier gravillonné. Devant le bungalow, il y a une terrasse avec deux fauteuils et une table de bois foncé. La chambre est très simple le bois de lit est monté à la chinoise, 4 montants de bois soutiennent moustiquaire  blanche délicatement nouée– décoration ou nécessité ? On ne la dépliera pas. Les tuiles ne sont pas jointives. La salle de bain en ciment beige est sobre. Sur un petit banc de bois patiné 4 serviettes sont pliées artistiquement. La déco se veut rustique, de très bon goût. Une gracieuse danseuse dans un cadre, un mobilier sombre.

La salle à manger se trouve dans une très belle maison  cambodgienne sur pilotis, bois noble ciré. De petits sets de paille bordés de tissu fleuri, une jolie vaisselle fleurie. Au rez de chaussée le bar donne sur la piscine. Nous déjeunons de nems et sauce pimentée et d’un curry de bœuf très doux. Les nems n’étaient pas une bonne idée : les légumes n’ont pas mijoté assez longtemps….

Il fait chaud, même très chaud. Jusqu’à présent nous n’avons pas du tout souffert de la chaleur. Il faisait une température délicieuse de 26° à 28°C. Ici, les 30° doivent être largement dépassés. Un après midi à la piscine nous rafraîchit et nous délasse du voyage en voiture

Cette piscine bleu nuit est une merveille.  Bananiers, hibiscus, coton arbustif poussant très haut, petits palmiers et deux magnifiques manguiers en pleine floraison. Les fleurs du manguier flottent à la surface ajoutant un charme spécial loin des bassins chlorés. De la maison voisine s’échappent des chants de la musique. On imagine un conteur.

Quai de Sen et chauve-souris

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les chauve-souris

16h30, le soleil a baissé, nous commandons un touktouk pour aller en ville. La ville est toute proche, moins d’un kilomètre. Le chauffeur fait des détours dans un marché et dans des rues tranquilles au lieu de prendre le chemin direct avant de nous emmener à destination : sous deux arbres énormes où nichent des chauves-souris géantes. Nous fixons rendez vous au touktouk à 18h, à la tombée de la nuit les chauves-souris seront réveillées. En attendant le spectacle, je pars explorer le « quai de Sen » jusqu’au double pont : l’ancien, le français, métallique, qui comme son homologue de Hanoï est interdit à la circulation automobile et parcouru par des cyclistes, le neuf en ciment, australien. Un peu plus loin, les halles sont en train de fermer. Sur les quais, des jardins publics, un pépiniériste. Je dépasse la « Maison du Gouverneur », longe l’hôpital et arrive dans des quartiers pauvres. On ensache du poisson. L’odeur me fait fuir.

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la maison du Gouverneur

En attendant le réveil des chiroptères, je dessine la « maison du gouverneur » bâtisse blanche coloniale dans un parc clos par un mur en briques peintes en jaune et blanc,  ajouré imitant des balustres. Réminiscences durassiennes : j’imagine un bal comme dans India Song.

Au dîner la Tom Yam Soup, soupe de poisson très claire dans laquelle nage un poisson blanc à chair serrée ressemblant à celle de l’espadon, des herbes ont été fraîchement coupées. Le bouillon est très parfumé, citronnelle, peut être ? C’est délicieux, très léger. Avec le poisson c’est

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Une réflexion sur « 25. Kompong Thom »

  1. Même si je ne mets pas de commentaires à chaque billet je viens lire chaque jour l’avancée de ton voyage
    j’ai publié aujourd’hui un billet sur un livre que tu m’avais chaudement recommandé et je t’en remercie encore

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