26 – Siem Reap – tourisme de masse

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piscine de l’Hôtel Monareach

 

Nous traversons la ville sans la voir : des hôtels monstrueux aux noms antiques de dieux grecs ou égyptiens, bordent la nationale 6. Hôtels, salons de massage, restaurants énormes, galeries marchandes toutes neuves encore vides…. Un  monde voué aux millions de pélerins d’Angkor, cars climatisés qui ronflent à l’arrêt. On entrevoit un beau parc, on espère le marché. Les panneaux publicitaires ont phagocyté l’exotisme. Plus tard, demain peut être verrons nous  les touktouks et la vie provinciale calme dont nous parlait Khem?

Hôtel Monareach- Siem Reap

Notre hôtel est monumental, monstrueux, surdimensionné (et la plupart des hôtels du voisinage sont encore plus grands). Cet hôtel prétentieux est destiné à la clientèle asiatique, Chinois et Coréens ; 3 cars chinois attendent sur le parking. L’entrée est impressionnante avec salon de massage et business-centre…Au premier étage, le « restaurant panoramique » domine l’entrée, son mobilier est extra-lourd.

 

 Nous avons une chambre avec vue sur la piscine, un grand lit, une télé à grand écran, une bouilloire, une théière mais ni tasse ni thé ni café. Pas de sac pour la lessive ni de tarif. Pas de coffre non plus. Un épais livret relié donne le règlement alphabétique de l’hôtel.

13h30, je file au restaurant. Complètement vide. Je suis la seule cliente. La carte est chère et offre peu de choix. Le service est lent. C’est cher et prétentieux. L’assiette de nouilles frites est une divine surprise : c’est abondant et bon, le serveur est adorable. Le soir, il n’y aura pas plus de clients. On commandera avec le « Room-Service ». Le garçon le même qu’à midi, souriant et ébouriffé est charmant et prévenant.

Je descends demander du thé : il faut l’acheter soi-même. Internet est également payant, 1$ l’heure, non fractionnable. Tout et à l’avenant, payant et mal fichu.

La piscine est une autre bonne surprise. Elle fait une quinzaine de mètres et il n’y a personne d’autre que nous. Je compte les longueurs : 70 j’approche mon kilomètre. Vers 16h, ciel très sombre, on entend le tonnerre. Quelques gouttes tombent. Je plonge dans la piscine. Quelques bassins plus tard, le ciel est dégagé.

Quand le lendemain nous découvrirons le site d’Angkor toutes nos préventions s’évanouiront. Angkor est vaste et grandiose et supporte l’invasion touristique, comme Venise ou les chutes du Niagara. peut être a-t-il été conçu justement pour les foules antiques?

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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