
Les statues de granite sont dispersées dans le domaine. La plus fameuse et la plus grande est la tête du poète Krisjanis Barons qui collecta les dainas, les chansons traditionnelles lettones. La main posée sur la bouche suggère que ces chansons étaient restées secrètes dans l’illégalité comme l’identité et la culture lettone. Cette statue est d’autant plus intéressante qu’elle présente plusieurs faces. A l’arrière, trois femme, trois générations, mère, fille, grand-mère, glorifient les femmes lettones qui ont conservé et transmis cette culture. Un homme très musculeux occupe la troisième face.
Plus loin, le cheval de la Destinée dans une belle courbe évidée est double, un cheval semble au galop tandis qu’une autre tête repose en sommeil.
Ces statues sont magnifiques. Mais d’où provient donc le granite ? Ici, affleure plutôt du grès. Peut être des blocs erratiques apportés par les glaciers.
Certaines statues sont bifaces, d’autres encore plus complexes. Dans un bloc, face avant, une tête de femme, sur un côté, une femme couchée, la tête renversée et sur une troisième un groupe d’hommes au travail tandis qu’un homme barbu se trouve en dessous ; Plusieurs statues sont mixtes, hommes-femmes selon le côté.
Ces statues sont réparties sur une pelouse que des jardiniers tondent consciencieusement où poussent des arbres magnifiques chênes et tilleuls. J’emprunte un sentier qui descend dans un vallon parcouru par un frais ruisseau. Au sol, un tapis de muguet mais aussi des prêles sous des chênes, des épicéas et des charmes.
De retour à Créteil j’ai trouvé le site d‘Indulis Ranka
