CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Le Guide Gallimard propose un itinéraire de Margit Hid et suivant le trajet du tram 4-6.Chercher les adresses ressemble à un jeu de piste. Le tram2 nous emmène à son terminus, de là, nous suivons Szent Istvan Korüt.

La Maison de la Lumière peint de vert pistache occupe un coin. Les motifs végétaux Art Nouveau s’étalent sur la façade et sont aussi repris sur les ferronneries. C’est une constante observée aussi bien chez Guimard et chez Gaudi, cette attention aux détails, balcons, portes, soupiraux, fenêtres qui ne sont jamais standardisés mais arrondis, compliqués, personnalisés, végétalisés. La recherche n’est pas uniquement décorative : la ligne droite est bannie aussi bien dans l’alignement des balcons décalés qui ondulent que dans la forme des fenêtres.
A côté, le théâtre de la Gaité avec sa jolie marquise et ses lampadaires ouvragés est d’une grand légèreté, beaucoup plus banal, cependant.

La plupart de façades ont adopté un style lourd et pompeux. Des atlantes portent sur leur nuque tout le poids de ces immeubles alourdis de colonnes, de balcons, de sculptures ou de balustres. Des hommes moustachus et farouches à la coiffure ambiguë (casque à pointe ?) froncent le sourcil pour prendre une pose avantageuse.
La Gare de l’Ouest d’Eiffel et le « plus beau MacDo du monde » nous laissent de glace. La gare ressemble à une gare parisienne. Certes, une belle verrière, mais cela ne vaut pas le déplacement.
Nous montons dans le tram 4-6 (très moderne, très rapide, très long : 5 ou – wagons, les rames se succèdent à un rythme accéléré) et nous dépassons l’Octogone. Du tram défilent les atlantes et les figures féminines sur le Terez Korüt puis Erzebet : souverains autrichiens qui ont régné sur la Hongrie.sur Erzebet, on remarque des façades néo-Renaissance.