BÉNIN 2006 : BALLONS DICTIONNAIRES ET BÊTES SAUVAGES

lions au crépuscule
19H15, tombée de la nuit. Deux voitures sont arrêtées. Les passagers sont perchés sur les porte-bagages. Une grande excitation règne parmi les touristes : deux lionnes sont couchées à quelques dizaines de mètres, cachées dans les herbes. Je monte sur le toit. Finalement c’est plus facile que je le pensais : un pied sur le marche pied, l’autre à la fenêtre arrière. En sandales, j’ai du mal à tenir l’équilibre sur les barres de fer. Duran chouchoute sa Toyota et ne veut pas de traces de pieds sur le toit. Je devine les taches beiges immobiles. Rapidement, le soir tombe. L’observation à la jumelle devient impossible.
Dîner de Fête : un méchoui pour l’agneau pascal
A la paillote restaurant, le menu est à 8 500F. Pas de carte, c’est à prendre ou à laisser : Salade du Pêcheur, Méchoui aux petits légumes, gâteau de Pâques.Il fait 45°C, avec la grosse chaleur, un plat frais serait plus indiqué. Je pensais que la chaleur tomberait comme dans le désert. Je transpire en pantalon avec ma chemise à manches longues, « Moustiques, il y en a un peu ». D se fait servir un bol de riz, prétextant la turista. Je vais manger seule au restaurant. Le service est très chaleureux mais très lent. Les tables sont attribuées avec des étiquettes. On attend que tous soient assis pour commencer les entrées. Pas question d’accélérer le service. Je retourne à la chambre chercher mon cahier pour raconter notre journée en attendant la salade. La Salade du Pêcheur est de salade verte apportée de Natitingou avec du capitaine de la Pendjari, délicieux. L’agneau pascal en méchoui est excellent.