New Delhi : Lotus temple et milans

CARNET INDIEN

lotus temple


Lotus Temple est un sanctuaire Bahaï , entouré d’un parc très fleuri. L’herbe y est un peu desséchée, mais les fleurs, arrosées. On passe entre deux rangées d’orangers aux fruits minuscules, peut être des kumquats ? Des hommes en faction ordonnent la circulation des piétons en file sur la gauche (pays du Commonwealth) »keep left » .

Très peu de touristes, surtout des familles  se dirigent vers le gros bouton de lotus de marbre blanc  perché sur une estrade de brique et de grès rose. Les femmes portent des saris fuchsia, violets jaune citron. Les fillettes sont endimanchées.  On se déchausse, et marche pieds nus ou en chaussettes jusqu’à l’estrade.

Sur le parvis,  deux jeunes femmes très élégantes vêtues plutôt à l’occidentale, longues jupes et écharpes nous font ranger en files qui convergent vers la porte en une sorte d’éventail. En Hindi puis en Anglais elles expliquent la foi bahaï et  la conduite à adopter dans la salle de prière : silence, pas de photos, on peut prier dans n’importe quelle religion ou méditer:

– »Rien n’est au dessus de la prière ! ».

Sous les pétales du bouton de lotus en béton, la salle est circulaire, nue,  seuls éléments décoratifs : les jeux de volumes de la charpente en béton. L’éclairage provient d’une résille en étoile et des baies latérales sous les arches. 22 rangs de bancs de marbre aux dossiers en bois clair font face à un pupitre en  plexiglas sur de magnifiques tapis . A l’extérieur le béton est doublé de marbre blanc.

Des dizaines de gros oiseaux planent.

–           « ce sont des aigles » affirme le guide, « dans le quartier vivent de nombreux musulmans qui abattent des moutons et des chèvres » .

Des aigles charognards ?

Perché sur le coin de l’immeuble d’en face de l’hôtel, des boyaux lui pendant du bec, l’oiseau ressemble à une buse. Renseignement pris, on appelle ces oiseaux kites (comme les cerfs-volants) ou plutôt Black Kites, des Milans.

La balade dans New Delhi continue par les belles avenues bordées d’arbres : ville administrative ? ville coloniale ? Beaucoup de petites voitures, Tata blanches Chevrolet Matiz, ou Suzukis, peu de motos. Cet «échantillon » mécanique est occidentalisé. Pas de nuées de motos comme au Vietnam, ni de taxis comme au Cambodge  ou en Afrique.

Le guide nous conduit à la boutique Kashmir après nous avoir expliqué la situation dans cette province où le tourisme a disparu à la suite de l’état de guerre. Ce serait une bonne action d’y acheter nos souvenirs. Dans le salon, on déroule force tapis. Je déballe mon baratin habituel en cas de tapis. J’aime les TRES BEAUX tapis,je n’ai pas de budget pour eux. Les tapis mécaniques bon marché ne m’intéressent pas. Le vendeur n’insiste pas.

Fin de l’intervention du guide ! Nous continuons seules au Musée National.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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