3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS
Après le pont sur le fleuve Mono, nous arrivons à Grand Popo .
L’auberge de Grand Popo est très chic avec ses bâtiments à étage de style colonial. Sébastien a réservé pour nous à l’annexe, pudiquement appelé « chambres sur Jardin ». L’endroit est charmant : un carré d’herbe verte de très beaux tamaris des bignonias jaunes en fleur. La chambre est ventilée : les grandes pales tournent au dessus de la moustiquaire blanche installée de façon originale. Au lieu des quatre piquets disgracieux à chaque coin du lit on a construit un cadre renforcé de deux traverses soutenu par un piquet central. La mousseline est très fine presque invisible mais apporte une impression de sécurité absolue. Le mobilier est de bon goût : un plateau de rotin sert de store masquent l’ouverture en demi lune au dessus de la porte. La lampe de chevet en toile écrue est jolie, malheureusement il n’y a pas d’ampoule.

Nous partons la découverte du village de pêcheurs bien différent des chaumières de Hiyo ou de Togbin sur la Route des Pêches. C’est un vrai village avec des maisons en dur, parfois écroulées, une belle maison coloniale jaune (habitée par des yovos), des boutiques…Sur la plages, des jeunes s’affairent à réparer des filets. Ils me proposent une promenade en pirogue sur le fleuve Mono.
Je termine la journée à la plage : baignade avec de l’eau jusqu’aux chevilles, puis à la piscine à peine plus profonde et beaucoup trop chaude pour rafraîchir.
Dîner au restaurant sur le bord de la plage. Le vent souffle très fort, la température est agréable. Il y a peut être 10°C d’écart avec notre jardin ? Musique cubaine de tout à fait de saison. Je commande un bar grillé (3800F) très petit et très sec avec un petit bol de riz renversé. Après dîner, je reste à écrire au frais jusqu’à ce que le sommeil me gagne.
Grand Popo et départ pour le Togo
6h50, comme chaque matin, ma promenade sur la plage.
Sur la voie, les enfants en uniforme, un cahier à la main, ou une ardoise pour les plus jeunes, vont à l’école. Je les suis jusqu’à un très grand groupe scolaire peint autrefois en rose, encore soigné. L’église qui m’a réveillée à six heures avec ses cloches, a un vieux clocher jaune ébréché. Elle est fermée.Il y a de belles maisons, l’une d’elle est au nom de Ma Ramotswe . Un terrain de jeu a été offert par des Finnois (Lappset).
Je rentre par la plage marchant dans l’écume mousseuse.
Le petit déjeuner – contrairement au dîner, cher et mesquin – est à la hauteur de l’établissement, la confiture de coco est fameuse.
Kamal a fixé le départ à 10heures ce qui nous profitons de de la plage.La baignade est très agréable : les rouleaux sont moins puissants et se brisent sans violence. C’est la première fois que l’eau au- dessus de la taille.
Un homme nous attire avec un curieux manège : il balance un curieux ustensile ressemblant à un minuscule panier à salade conique ou à un encensoir. Que fait –il ? – du thé à la menthe. C’est ainsi qu’il attise le charbon de bois dans le vent. Quand il y aura suffisamment de braises, il le rechargera petit à petit.
