CARNET BULGARE
La route dans la montagne de Glojené à Troyan

La route suit la rivière jusqu’à Teteven. Sur un parking : une fontaine et un banc.Que ces fontaines sont réjouissantes ! Teteven est un gros bourg, industriel du temps communiste. De nombreuses usines sont maintenant à l’abandon. Je m’étonne de ne pas voir les HLM de béton gris vus en Roumanie, et dans les pays baltes. Ici, il y a surtout des pavillons carrés. Les HLM sont en pleine ville, pas à l’entrée. Le torrent se rétrécit devient un ruisseau. De nombreux hôtels, restaurants, chambres à louer font un tourisme vert actif et familial.
Ribanitsa : des étangs de pêche et des piscines. Sur la carte, un tronçon de 5km de chaussée non revêtue m’inquiétait un peu. La chaussée est étroite mais bien asphaltée tout du long. Pas de problème. Du crottin jonche le goudron. Les bûcherons ont abattu des hêtres, une caravane de petits chevaux transporte des bûches d’environ 1m de long et les forestiers construisent de véritables murs de bois. Bois de Chauffage ? On rencontrera par la suite les camions de bois. Les bulgares que nous rencontrons sont plutôt de solides gaillards, mais les bûcherons sont maigrichons, il y a même des adolescents frêles et à peine sortis de l’enfance ceinturés de bandes protégeant leurs reins. Qui sont-ils ? Des Tsiganes ?
Schipkovo, dans une autre vallée, est aussi une station touristique avec de magnifiques piscines.
Monastère de Troyan

Nous traversons Troyan (nommée d’après l’empereur Trajan et la Via Trajana)sans nous arrêter dans cette petite ville avec de nombreuses usines, pour atteindre le monastère de Troyan éloigné d’une dizaine de km dans la campagne. Troisième monastère de Bulgarie, il est sans doute, « incontournable ». De hauts murs de pierre et une belle entrée accueillent les visiteurs. Contrairement au monastère de Glojené, Troyan paraît très prospère avec ses hauts bâtiments de pierre sur trois niveaux, ses coursives et escaliers de bois le long des façades. Cellules de moines ou chambres pour les visiteurs ? Je ne sais pas bien. En y réfléchissant bien, la fonction hôtelière d’un monastère n’a rien de choquant. De tout temps, pèlerins et voyageurs étaient accueillis dans les monastères !

L’église peinte est le joyau du monastère, peinte aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Les fresques sont l’œuvre de Zacharie Zograf, peintre du 19ème siècle qui a représenté le Jugement dernier aussi bien sur les portes que sur les coupoles du narthex. Le Paradis est fleuri avec des oiseaux bleus, enfermé dans un enclos carré. La mort avec sa faux chevauche un cheval squelettique, motif que je n’avais encore pas rencontré dans une église orthodoxe jusqu’à présent. L’intérieur de l’église est vraiment très noirci par la fumée des cierges. Le monastère a également un petit musée (2levas) dans une pièce des icones et des objets du culte, l’autre pièce est dédiée à Levski comme à Glojené : une cellule, un lit, une table basse, des photos.
Col de Troyan

De Troyan, la route suivant l’antique Via Trajana descend vers le sud vers Karlovo et Plovdiv. Elle s’élève dans une belle hêtraie et dans des forêts de résineux jusqu’à un col. Le revêtement est plein de nids de poules. C’est la première fois que nous circulons sur une chaussée dégradée malgré les avertissements des forumistes. Jusqu’à présent la qualité des routes nous avait surprises agréablement. Au col, la station de ski de Beclemeto a installé un téléski. La vue est splendide avec de nombreuses lignes de crêtes superposées. Sur un monticule, un arc de triomphe c commémore les batailles de la Révolution bulgares de 1878 sur une face et la Libération en 1944 sur l’autre la végétation ressemble étrangement à celle que nous connaissons à SuperDévoluy : même altitude (1500m), même latitude ou presque et probablement même substrat calcaire.
Pauve cheval…Le bois c’est pour choffage…Seulement les tziganes exploitent les chevaux dans cette maniere( jusqu’au deces du cheval, quand ils decident de les abandoner n’importe ou)….Le nom de Troian et/ou Traian est tres connu chez nous, car plusieurs gens (et villages) portent ce nom. Mais le mot « troian » signifie aussi (en roumain) « monticule » ou ancien « tumulus ». La signature des peintres des eglises et monasteres orthodoxes est la meme chez nous: seulement le nom de bapteme et sa metier, en roumain: » zugrav »; dans ce cas: « Zaharia Zugravul ». A propos des anees 1877 – 1878: La contribution de la Roumanie et de l’armee roumaine dans la liberation de Bulgarie et la lutte contre l’empire otoman est presque toujours…(disons)….oublie…Quand je vais chez moi, au bord du Danube, de l’autre cote sur la coline en calcaire c’est la ville bulgare Nicopole..ou je vois aussi un sorte de obelisque, qui c’est seulement pour la memoire des russes et de leur empereur d’autre fois.
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