Despues de Lucia film de Michel Franco

             La bande annonce est explicite, presque trop : on sait exactement ce qu’on va voir.

Et on devine que ce sera pénible , très pénible.

Et pourtant, j’ai voulu voir ce film. Pas pour le Mexique. Et encore, la violence contenue, la drogue, le machisme, est-ce spécialement mexicain? Film sur le deuil. Film sur le harcèlement scolaire. Harcèlement moderne avec  téléphones portables, vidéo, réseaux sociaux.

Comment est-ce possible que les adultes n’aient rien vu? Le père, sonné par son deuil, je le conçois. Mais les enseignants, en classe, en voyage scolaire? Peut être des enfants sont maltraités, harcelés, sous mes yeux sans que je ne remarque rien.

Je n’ai pas envie de faire une analyse critique du film, seulement y voir un avertissement.

 

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Despues de Lucia film de Michel Franco »

  1. certes le père est confronté à un tsunami quand une des deux îles du couple disparaît sous le surface de la mort
    mais c’est lui l’adulte et quelle n’est pas sa régression quand sa fille (orpheline tout aussi brutalement) en vient à le « protéger »
    il y a une inversion des responsabilités qui s’explique, se comprend mais débouche ici sur la destruction même de la fille affaiblie et abandonnée

    les enseignants ?
    ceux qui fonctionnent seront d’autant moins lucides qu’ils ne souhaitent surtout pas sortir d’un rôle de répétiteurs
    j’avais créé une cellule de médiation (jeunes de 14 à théoriquement 18 ans, mais pratiquement jusqu’à 21 ans) entre les murs scolaires
    des écoutes sortaient des « affaires » à la lourdeur parfois même insoupçonnée dans le contexte strict des classes
    viols (surtout intra muros des familles), maltraitances, misères matérielles mais aussi psy, jeunesses dans des impasses quasi inextricables…
    ce travail d’échanges, avec pour référence une éthique incluant le secret professionnel, exige du professionnalisme (reconnu autant par les jeunes que par les strates de la société – autorités scolaires, familles, collègues, services psycho-médico-sociaux, justice et services de police etc)

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  2. En lisant cet article et le premier commentaire, je me suis dit que de toute façon Michel Franco avait mélangé trop de choses (deuil, changement du lieu de vie, violences scolaires) qui, prises séparément, étaient déjà des choses pas forcément évidentes à vivre. La jeunesse du réalisateur, combinée aux thèmes abordés dans son précédent film, ne me fait pas augurer de choses très positives concernant les messages délivrés (ou souhaitant être délivrés) dans ses films. Il y a une part de voyeurisme/masochisme qui me fait un peu peur dans le cadre d’une ‘fiction’ montrée sans vraie pédagogie.
    Monsieur Lazhar par exemple traite de sujets très difficiles également, mais il le fait de manière tellement plus positive et progressive.

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  3. Pas vu le film mais je réagis à ce que tu dis sur les enseignants. C’est vrai que l’on doit passer souvent à côté de ce genre de choses ! Cela fait froid dans le dos et quand c’est à son propre enfant que cela arrive, ce doit être encore plus terrible!

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