ROSCOFF,SENTIER CÔTIER, CHOU-FLEUR, ALGUES & THALASSO

Une petite route descend vers la mer, un peu chemin creux. Elle traverse les champs de choux et d’artichauts. Nous sommes dans la Principauté du chou Fleur. De grandes feuilles allongées s’épanouissent sur un trognon. Est-ce là le chou fleur ? Je n’oserai jamais le demander à la propriétaire de peur de me rendre ridicule.
De la maison, nous devinons la mer, enclavée dans la baie, parsemée de rochers et de bateaux, barrée par l’île de Batz. Le clocher à clair voie dépasse les habitations. Il nous guide parmi les maisons et les hôtels construits le long du rivage.
Roscoff s’est fait une spécialité de la Thalassothérapie, la balnéothérapie, l’Héliothérapie…et, ce, depuis un siècle. Des grandes bâtisses occupent les meilleurs endroits de la côte. Bâtiments sévères coiffés d’ardoise, aux murs de granite. Ils ne détonent pas comme les établissements modernes de certaines stations.
Aux abords de ces hôtels, le stationnement est difficile. Nous nous ruons sur la première place disponible aux abords de la station biologique. Erreur ! La ville possède de nombreux parkings beaucoup plus proches du centre et du port.

Après avoir fait l’acquisition d’une carte de randonnées au 1/25 000ème, nous visitons Roscoff.
L’église
A l’abri, dans son enclos paroissial,le haut clocher Renaissance avec des lanternons ouvragés, des gargouilles et des figures de granite, dragons et monstres en saillie, se détache sur le ciel bleu et je ne me lasse pas de le photographier. A l’intérieur, un magnifique plafond de bois, comme une carène de bateau, peint de bordures colorées. Des statues telles des figures de proues. Le retable est baroque : colonnes torses dorées ornées de motifs végétaux. La parenté avec l’Espagne et le Portugal m’apparaît évidente. La rude vie des marins, des pêcheurs, des gens de mer côtoyant la tempête a réuni Galiciens, Portugais et Bretons, ainsi, que les techniques de construction des bateaux.
Un tourisme chic

Les boutiques ouvrent dans la rue principale proposent des lainages chics, saint James, pulls marins ou kabigs, coupes indémodables, vêtements increvables. Prix élevés. Détaxe possible pour la clientèle étrangère.
Restaurants et crêperies de bon goût. Ici, peu de souvenirs criards d’un tourisme tapageur et bon marché. Peut être l’été, les touristes en marcel ou maillots de foot tranchent- ils sur la distinction de ces maisons de granite aux lanternons, tourelles et aux monstres sculptés ?
Circuit des abers

Le « Circuit des Abers » nous paraît bien fléché. Censé longer le rivage, il disparaît dès la sortie du port. Et nous voici parcourant la même rue dans l’autre sens. Après l’Aquarium (fermé) toujours pas de sentier de douanier. Un escalier permet de descendre sur la grève. Par chance la marée est basse. Nous marchons sur le goémon et les rochers. Je repère des bigorneaux de collection. Après la Thalasso et les cliniques, le rivage devient plus sauvage, le sable blanc accueillant. On s’y installe pour le pique nique.
Je retourne au gîte par la campagne. Très jolie promenade, très tranquille. Les hameaux sont fleuris. Les capucines forment de véritables tapis. Les hortensias ont encore des boules énormes. Beaucoup de maisons sont aménagées en chambres d’hôtes ou en locations saisonnières.
L’après midi, averses fréquentes et violentes qui ne nous empêche pas de nous promener.
St Pol de Léon
Courses au Leclerc de saint Pol de Léon.
Dès que les balises du GR34 sont visibles je descends par une petite route entre deux hauts murs couverts de polypodes, de mousses et de graminées. Derrière l’un d’eux, un château peut- être ? En tout cas un petit bois de mimosas
La mer s’est retirée, les bateaux de plaisance sont affalés sur l’estran. Une promenade est aménagée le long de l’eau. Malgré la pluie battante, on se donne rendez vous sur l’îlot Sainte Anne. Gros rocher émergeant d’une pelouse où poussent des pins parasols magnifiques. Une chaussée carrossable a été construite sur une digue qui se poursuit jusqu’à un centre nautique.
Sur la digue, j’ai une surprise : la mer est parsemée de rochers. Depuis ce matin, nous n’avons pas encore vu la mer ouverte. Devant Roscoff : l’île de Batz. Ici, je ne sais pas où se trouve la mer, la Baie de Morlaix, l’aber. Comment nommer cette grève abandonnée par la marée et jonchée de bateaux ?