LIRE POUR LA GRECE
Athina est née en Crète. Des Crétois elle tient cette résistance. Élevée comme un garçon, elle est instruite par un pope qui lui enseigne le Français, l’anglais et la révolte. Elle se fait accepter des jeunes kapitans.
« …..- La révolte, c’est le sentiment le plus grand qui existe. La révolte, c’est comme quand le vent souffle et que rien ne l’arrête ; c’est comme les vagues lorsqu’elles se déchaînent et qu’elles fouettent les rochers…
– Qu’est-ce qui la provoque, papas ?
– Elle naît de l’injustice. L’injustice est pareille à l’eau qu’on chauffe dans une marmite. Quand elle bout trop longtemps, elle déborde : c’est cela la révolte.
– Ce que je n’arrive pas à m’imaginer, c’est ce qu’on ressent vraiment à ce moment-là… Est-ce quelque chose de physique, un peu comme la faim ou la soif ?
– Oui, répondit-il. On éprouve une sorte d’illumination, d’extase. On ressent le besoin de renverser l’ordre établi. On a la conviction de pouvoir changer les choses et, aussi, l’impression de ne pas avoir tort parce qu’on est dans le camp de Dieu.
– Vous voulez dire que Dieu est toujours dans le camp des révoltés ?
– Oui, affirma le pope en hochant la tête. Dieu prend toujours le parti de la Liberté. »
« Le pope, se servant de son encensoir comme un fléau d’arme« , tue un Turc. Athina entre en résistance pour le libérer et doit fuir à Chios, où elle est témoin des massacres (l’enfant grec de Victor Hugo).
J’ai plaisir à retrouver des lieux que j’aime, Ierapetra, Chios ou Rhodes.
Ce roman historique fait réviser toute l’histoire des luttes pour l’Indépendance de la Grèce. Roman historique pédagogique : Athina rencontre les chefs de guerre. Kanaris devant Chios, l’envoie à Athènes puis elle se bat avec Botsaris. A Missonlonghi elle assiste à la mort de Lord Byron, combat avec les Souliotes, et tombe amoureuse d’un Français, officier de Napoléon qui a préféré épouser la cause hellène plutôt que de faire allégeance à Louis XVIII. Siège de l’Acropole. Retour à Chios. l’auteur en profite pour détailler les alliances (et les félonies). Chios ne sera pas libérée. Escale à Rhodes – visite guidée de la vieille ville – pour Lamartine!Enfin, la Crète et pour finir le sacrifice du monastère d’Arkadi.
En 300pages, une histoire amoureuse avec un français philhellène s’est terminée. Les Crétois étaient vêtus de braies et de bottes avec leur foulard noir à pompons. On a cueilli les olives, dégusté des mezzés…. visité l’Acropole…. le must du tourisme et l’essentiel de l’histoire. Les combattants on dit souvent « la Liberté ou la Mort« ! Rien d’original!
Évidemment, rien de comparables aux écrits de Kazantzaki ou de Byron, Châteaubriant, et Lamartine. Mais un digest bien écrit et bien fait. Tout le monde n’a pas le temps de lire des centaines de pages!

la révolte ? avant que le rêve ne fasse volte face…
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@JEA : certes…..Égypte, ou Tunisie….ou du temps d’Athéna Bonaparte/Napoléon1er
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jamais rien lu je crois sur la révolte de la Grèce à part effectivement Byron et V Hugo
je vais voir si ce livre est à la bibliothèque, il va allonger ma liste déjà vertigineuse de mes envies de lecture
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@Dominique : si tu veux une vue générale de l’histoire de la Grèce c’est une bonne approche. Cependant il y a toutes les conventions (et les invraisemblances) du genre. Un bon roman historique.
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merci de votre note de lecture et de vos observations intéressantes ! j’espère que mes autres livres (Berlin 36, le roman de Beyrouth, Kadicha) vous plairont !
Amitiés
Alexandre Najjar
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