Saint Louis, promenade en calèche dans la ville coloniale

CARNET SÉNÉGALAIS

 

une calèche rose!

A l’entrée de Saint Louis une digue sur les lagunes conduit à des quartiers populaires de Saint Louis et enfin le Pont Faidherbe sur le fleuve Sénégal, construit en 1897, patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000 remis à  neuf en 2011 sous la Présidence de Wade. Il ressemble à celui de Hanoï. Saint Louis fut la capitale de L’Afrique Occidentale Française, une des 4 communes où les natifs jouissaient des privilèges et  de la nationalité française.

maisons coloniales

La ville coloniale se trouve dans une île. Elle fut d’abord bâtie en briques roses de Toulouse qu’on peut encore apercevoir  (Toulouse a également légué une benne à ordures immatriculée en 31). Les maisons coloniales ont souvent un balcon en bois ou en ferronnerie torsadée un peu à la manière des Sobrados  de Sao Felipe au Cap Vert ou des maisons de la vieille Havane. D’autres, plus basses sont construites autour d’un patio. Les plus grands sont le siège des administrations, certaines occupées par des hôtels ou des galeries d’art ou des boutiques pour touristes, d’autres, enfin, sont habitées par la population locale. Un festival de Jazz de renommée internationale apporte à la ville une animation supplémentaire.

 

La calèche parcourt la rue Blaise Diagne, animée, passe devant la Grande Mosquée qui est peut être la seule mosquée du monde à posséder un clocher (Moustapha, le guide nous montre la cloche). Puis il suit un cours ombragé : l’avenue Jean Mermoz. C’est de l’Hydrobase de Saint Louis que Mermoz s’élança à travers l’Atlantique et l’Aéropostale fait partie de la légende de la ville.  Dans la Gouvernance est installé un Musée Mermoz que nous n’aurons pas le temps de visiter. Pierre Loti avec le Roman d’un Spahi est aussi une gloire locale. Halte devant une grue à vapeur XIXème, témoin de l’activité portuaire au  temps de la colonisation. Au bout de l’île, de l’autre côté, une frange d’arbres : la Mauritanie ! Dans les petites rues du quarter nord du côté de la Langue de Barbarie, les maisons coloniales les plus basses sont occupées par des particuliers. De curieuses pancartes proposent du Poulet de chair. Sont-ils élevés dans les patios ou viennent-ils de la campagne ? Nous nous habituerons plus tard dans le séjour à la présence des animaux dans des environnements urbains. Ici, la colonisation parait lointaine (50 ans maintenant). Nous retrouvons les souvenirs coloniaux, les anciennes casernes et  Place Faidherbe, avec la statue du maréchal. En face, de l’autre côté du pont, le Monument des Tirailleurs Sénégalais- monument aux morts de la Grande Guerre – deux soldats montent la garde, recouverts d’une épaisse couche de peinture blanche. L’un est africain, l’autre européen, pas de liste de noms comme sur la place des villages de métropole. Serait-elle trop longues ? Ou resteront-ils anonymes ?

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « Saint Louis, promenade en calèche dans la ville coloniale »

    1. @eimelle : pour ce qui est du contraste, dans Saint Louis, le contraste entre la ville coloniale, belle endormie, et avec les quartiers populaires grouillant de vie, est saisissant . Demain, nos photos et impressions sur le quartier des pêcheurs.

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