CARNET PÉLOPONNÈSE ET CRÈTE 1999
Omonia est bruyante! Les sirènes de la police tiennent lieu de réveil matin à 6h30.Nous avions prévu de nous rendre à l’Acropole en autobus, cafouillage, un jeune Athénien nous conseille plutôt le métro.
Plaka
Plaka est endormie.Au petit matin, il fait frais, la côte paraît moins raide. Nous avons le plaisir de découvrir les monuments pour nous seules et de prendre des photos dans la lumière du matin sans être dérangées.
Acropole
Je redécouvre l’Acropole comme si je n’étais jamais venue. Peut être à cause de restaurations récentes ou tout simplement vingt ans ont estompé la mémoire des lieux tandis que des anecdotes précises concernant des personnes restent encore vives.
J’avais beaucoup aimé le petit temple d ‘Athéna Niké, nous passons sans le voir, il est masqué sous les échafaudages.
Erechtéion
L’Erechtéion est une splendeur. Bien sûr, je me souvenais des caryatides. J’avais oublié l’olivier d’Athéna – enfin – son remplaçant. Sur un banc, devant le portique Nord, nous lisons nos guides avec soin et méthode, révisons histoire et mythologie, cherchons les détails et admirons la finesse des décorations et le plafond à caissons.
J’avais oublié la légende d’Egée, le père de Thésée qui s’élança et se fracassa sur les rochers en voyant les voiles noires du vaisseau de Thésée qui entrait de Crète au Pirée. Notre regard est attiré par la mer et ses bateaux.
Parthénon

Impossible de ne pas comparer le Parthénon aux temples d’Agrigente. Le Temple de la Concorde est beaucoup mieux conservé et mis en valeur par la végétation.
Aujourd’hui, le Parthénon est un vaste chantier avec une grue, des instruments de levage, des rails et des baraques de chantier pour les ouvriers. Le mur de la cella doit être reconstruit pour l’an 2000, il faut faire vite, il ne reste que six mois ! Marteaux et scie résonnent, une bruyante activité.
les conférenciers des groupes
Entre temps, les groupes de touristes sont arrivés et envahissent le site. Nous glanons quelques bribes des commentaires de leurs conférencières. L’une d’elle raconte les destructions finalement très récentes du Parthénon par Morosini, Doge de Venise qui l’a fait sauter en le bombardant en 1687 , les Turcs y ayant installé une poudrière. Les vols des archéologues britanniques du siècle dernier, et finalement les dégâts de la pollution atmosphérique. Étrange de penser qu’il avait tenu bon vingt siècles pour tomber en ruines en trois siècles seulement.
Nous attendons l’ouverture du Musée à l’ombre en compagnie d’une famille d’Atlanta Indo-Asiatique puis renonçons.
L’Agora
Un chemin parmi les arbres descend vers l’Agora.. Une rangée de grenadiers longe l’allée, je n’en avais pas vu depuis Israël. Comme de nombreux sites, l’Agora est fermée le lundi matin.

Anafiotika est un quartier de maisons blanches en terrasses rappelant les villages des Cyclades d’où sont originaires les habitants. Dédale d’escaliers, de courettes, de jardins fleuris avec de mignonnes églises blanches surmontées de coupoles.
Jasmin, bignonias, plumbagos bleus dépassent des murs. De grosses poteries contiennent des plantes vertes ou fleuries. Nous pique-niquons dans les stridulations des cigales
Plaka
Redescendant à travers Plaka, nous sommes hélées par les restaurateurs, les petites tables sont sorties dans la rue mais à 13 heures, elles sont encore vides. Plaka est colorée d’ocre, de jaune, volets verts chaises bleues.
Eolou
La rue Eolou nous ramène à notre hôtel. C’est une rue piétonnière spécialisée dans le commerce des vêtements.
Arrêt à une terrasse moderne dans un passage ombragé pour un café frappé mousseux qui me rappelle encore Israël. Dominique prendra un Ouzo.Nous découvrons une petite église byzantine malheureusement fermée.
Agora moderne : les Halles
Au marché à la viande, il règne une forte odeur,des mouches et de la chaleur. Le marché au poisson est nettement plus appétissant. Il est éclairé de curieux lustres portant de petites ampoules. Le poisson posé sur de la glace paraît très frais: sardines, rougets daurades,calmars, poulpes, gambas…..Le marché aux légumes est à l’extérieur. Une boutique ne vend que des œufs. De malheureux animaux vivants sont exposés dans des cages en plein soleil.
Après la douche, sieste. Comme dans la méthode Assimil, je me « jette » sur mon lit. Mon imitation des mœurs grecques est de courte durée. Une heure plus tard je repars pour la visite du Musée national à dix minutes à pied d’Omonia.
Musée National
Premier émerveillement : le Trésor de Mycenes : les masques d’or sont plus petits que je l’imaginais, plus variés, véritable débauche de plaques, de bijoux, de coupes d’or et des objets en ivoire d’une finesse inimaginable et des peintures colorées ressemblant aux fresques crétoises.
Éblouissement dans les salles d’art cycladique. J’ai le coup de foudre pour les formes, les matière.
Évolution de la statuaire monumentale, (par ordre chronologique) je retrouve les illustrations de mes livres d’histoire et de grec du lycée, figures connues que je salue avec plaisir.
Le plus amusant : les stèles funéraires. Elles montrent paradoxalement le mieux la vie quotidienne. Chaque stèle raconte une histoire individuelle, on connaît le nom du défunt, de ses proches et sont plus amusantes que les statues idéalisées des divinités.
Soirée tranquille sur notre balcon où il fait finalement moins chaud qu’à Créteil la semaine passée
