Métaponto – sous le signe d’Hera

CARNET DU MEZZOGIORNO (BASILICATE)

Metapunto : table palatine, temple d’Hera

Tavola palatine : temple d’Hera

Le site désigné sous le nom de Tavola Palatine est le Temple d’Héra ? Temple dorique du 6ème siècle . C’est un élégant temple périptère 6×12 colonnes.

Le site archéologique est mis en valeur par des massifs de lauriers-roses qui accompagnent les deux rangées de colonnes qui subsistent. Cette « table palatine » est aussi réputée contenir la tombe de Pythagore.

Histoire de Metaponto

Occasion de prendre connaissance avec l’histoire de cette ville antique. Sa fondation, selon la légende remonterait à la Guerre de Troie. Les Achéens l’auraient fondée en 755av JC avec l’aide des sybarites. Entre les embouchures de deux fleuves Bradano et Basento, on suppose une activité portuaire. Située dans une plaine fertile, une activité agricole est aussi à envisager. Pythagore fonda au 5ème siècle son école ; La fondation d’Herakleia (Policoro) met fin au contrôle de Metaponto sur els territoires au sud du Sinni et au nord du Bradano. L’expansion des Romains se fit après la victoire de Pyrrhus(bataille d’Heraclée 280avJC) . L’arrivée d’Hannibal (215 av JC a éveillé des espoir chez les Métapontiens qui le suivirent et quittèrent la ville à la suite des armées puniques. Pendant la révolte de Spartacus (73-71 av JC) la ville subit encore des déprédations.

Musée Archéologique

Le Musée rassemble des objets provenant de divers sites du Basilicate : Pisticci, Scanzano et autres.

Chronologie :

dès l’âge de Bronze (13ème -11ème siècle av. JC) des contacts avaient lieu avec la Grèce Continentale et les îles de la Mer Egée sur tout le littoral du Basilicate et de la Calabre

Au 10ème siècle et au 9ème : reprise de la colonisation de Grèce

Fondation de la ville de Metaponto  au 7ème siècle

En plus des grecs une population locale Enotri a laissé des témoignages, objets et textes grecs qui les citent.

Spirales : agrafes

l’âge de Bronze :  surtout des spirales métalliques agrafant le tissu ou des bracelets spiralés ainsi que des poteries dont certaines sont d’importation mycénienne.

8ème siècle (Piscticci) : toujours des spirales et anneaux mais aussi des armes certains contiennent aussi du fer. Un xylophone en bronze m’a étonnée ainsi qu’une bulle en or .

7ème siècle Aliano une ceinture en perles de bronze et des parures féminines d’une étonnante complexité

ceinture de perles

Dans les vitrines, apparaît une vaisselle dont els décors sont de très belle facture à thèmes mythologiques . Les thèmes sont souvent des thémes de propagande le cycle de Troie et  comme la fondation de Metaponto.

L’exposition : Hera e il Mondo femminile nell’ Antichita est tout à fait surprenante.

La femme dans l’Antiquité grecque me semblait enfermée dans le gynécée soumise et vouée aux tâches subalternes et à la reproduction. A l’opposé, les déesses jouissaient d’une grande liberté. Au début La Grande Mère était la divinité primordiale qui représentait la Terre et la Fécondité. A Métaponto, Hera était célébrée dès les temps anciens. Il y avait deux temples d’Héra et un d’Artémis. De nombreuse figurine féminines ont été retrouvées ainsi que des statuettes type tanagra.

miroir antique

On a aussi retrouvé de nombreux miroirs, parfois très décorés et les figures féminines figurent en nombre sur les vases peints : souvent femmes à leur toilette portant ces fameux vases ronds par la poignée. On trouve aussi toute une vaisselle de poupées provenant de la tombe d’une petite fille. Je suis très étonnée de cette exposition presque féministe ; C’est en tout cas la première fois que  je vois braquer le projecteur sur la femme grecque.

La découverte du quartier des potiers a donné lieu à des recherches scientifiques étonnantes. On a individualisé les artisans et les artistes avec les empreintes digitales laissée sur des poteries.

Dans une petite salle on a reconstitué les éléments architectoniques du temple d’Héra polychrome et très décoré avec des têtes de lion en terre cuite mais aussi des frises peintes.

 

Aghios Andreas – L’acropole mycénienne de Sifnos

CARNETS DES CYCLADES – SIFNOS

Aghios Andreas

Aghios AndreasJ’avais prévu une randonnée sur le sentier 1A (topo ICI)de Firogia au site mycénien D’Aghios Andreas puis de retrouver Dominique sur la route vers la Panaghia Vrisi.

Le plus compliqué en randonnée est de trouver le point de départ deu sentier.  Sur la carte c’est l’ intersection juste après Katavati. En réalité,  50 m à l’écart, sur une autre route. Nous continuons  vers le sud, dépassant un petit parking en face des marches qui montent vers Aghios Andreas (montée courte mais raide) et découvrons une belle route asphaltée qui va au site Mycénien. Dominique m’attend sur un vaste parking qui est une aubaine parce que je ne pensais pas rester si longtemps sur le site. Des cordelettes balisent les cheminements pour éviter le piétinement de vestiges.

Ces sites, très anciens, sont très difficiles à interpréter pour le non-spécialiste. Avant de m’aventurer sur l’acropole je préfère commencer par le petit musée. Une vitrine contient de petits objets : vases cassés, petites têtes de statuettes en terracotta. Quelques pièces de monnaie, un scarabée égyptien, témoignent des échanges commerciaux lointains. Une grosse jarre est aussi exposée. Les objets ne sont pas extraordinaires. Les murs, en revanche sont couverts de panneaux et de tableaux racontant l’histoire de Sifnos. Histoire passionnante racontée par des témoignages écrits antiques : ou Pausanias !

Voyager avec Hérodote ! (c’est un livre de Lacarrière que je viens de commander !)

 Ceux d’entre les Samiens qui avaient entrepris cette guerre contre Polycrate, se voyant sur le point d’être abandonnés des Lacédémoniens, s’embarquèrent aussi, et tirent voile pour Siphnos, parce que l’argent leur manquait. Les Siphniens étaient alors dans un état très florissant, et les plus riches des insulaires. Leur île abondait tellement en mines d’or et d’argent, que, de la dîme du revenu qui en provenait, ils offrirent à Delphes un trésor qu’on peut comparer aux plus riches qui soient en ce temple. Ils partageaient tous les ans entre eux le produit de ces mines. Tandis qu’ils travaillaient à ce trésor, ils consultèrent l’oracle, et lui demandèrent s’ils pourraient conserver longtemps les biens présents. La Pythie leur répondit : « Quand le Prytanée de Siphnos sera blanc, et que la place publique aura le même aspect, vous aurez alors grand besoin d’un homme prudent et sage pour vous garantir d’une embûche de bois et d’un héraut rouge. »

LVIII. La place publique et le Prytanée de Siphnos étaient alors de marbre de Paros. Les Siphniens ne purent cependant comprendre le sens de cet oracle, ni dans le temps qu’il leur fut rendu, ni même après l’arrivée des Samiens. Ceux-ci n’eurent pas plutôt abordé en Siphnos, qu’ils envoyèrent à la ville un de leurs vaisseaux avec des ambassadeurs. Autrefois tous les navires étaient peints en vermillon ; et c’était là ce que la Pythie avait prédit aux Siphniens, en les avertissant de se tenir sur leurs gardes contre une embûche de bois et contre un ambassadeur rouge. Les ambassadeurs, étant donc arrivés, prièrent les Siphniens de leur prêter dix talents (09). Sur leur refus, les Samiens pillèrent leurs campagnes. Les Siphniens, à cette nouvelle, coururent sur-le-champ aux armes, livrèrent bataille, et furent battus. Il y en eut un grand nombre de coupés dans leur retraite, et qui ne purent rentrer dans la ville. Après cette défaite, les Samiens exigèrent d’eux cent talents (10).

 

 

 Hérodote Livre VII Thalie : quand les Siphniens refusèrent l’asile aux Samiens exilés par Polykrates (532-522), les samiens pillèrent l’île. Cet évènement fut considéré comme une punition divine d’apollon pour leur hybris et l’étalage de leurs richesses

Sifnos dans l’Antiquité

le Trésor de Sifnos à Delphes

Son premier nom Sounios serait celui du petit fils d’Apollon et de la nymphe Rhoio – j’ai cherché sur Internet et n’ai trouvé aucune confirmation de ce Sounios la fils de Rhoio serait Anios ????

On dit que le nom de Siphnos serait en relation avec les galeries de mines (siphnos = vide)

Siphnos aurait exploité depuis l’Antiquité des mines d’or, d’argent, de cuivre, et de plomb

On a des preuves d’activité humaine sur l’île dès le Néolithique (4ème millénaire avant JC)

Kastro contrôlait les routes maritimes sur la Mer Egée

La citadelle d’Aghios Andreas fut construite autour du 13ème siècle av. JC, de forme ronde « terrasse cyclope »il est également possible que ce soit une tombe d’un mycénien.

Siphnos fut conquise par les ioniens conduits par l’Athénien Alkinor

Le trésor de Siphnos

La frise du Trésor de Sifnos

Siphnos était florissante à l’époque archaïque L’exploitation des mines au 6èmesiècle av. JC,  fait de Siphnos la plus riche des îles, comme le témoigne le Trésor de Siphnos à Delphes construit en 525 av JC en marbre de Paros. C’est le seul monument en marbre. On raconte que les Siphniens, pour s’assurer des faveurs d’Apollon et la priorité dans la consultation de l’oracle, offraient chaque année un œuf d’or au dieu et qu’une fois ils trichèrent et recouvrirent d’or un œuf de fer, provoquant ainsi la colère d’Apollon.

Même après le pillage des samiens, l’abondance continue à régner comme le témoigne le tribut annuel à la première ligue d’Athènes.

Les Mines de Siphnos

Le sous-sol composé de schiste, gneiss et marbre contient du plomb argentifère, du fer et du zinc

Les tours de Siphnos

76 tours de 4 m de diamètre et 13.5 m de haut avec un escalier en spirale faisaient un réseau de surveillance. Les plus anciennes furent construites au 6ème siècle après le raid des Samiens (525av JC). Ce système de signaux de communication avait pour but de protéger les mines d’or en surveillant la mer protégeant en même temps les agriculteurs. Les signaux par fumée et miroirs réfléchissants comme les boucliers furent décrits par Hérodote lors de la bataille de Marathon (490 av JC) L’acropole d’Aghios Andreas et le Kastro (Asty) étaient des nœuds de communication.

Fouilles

Les ruines de la citadelle furent reconnues en 1841, fouillée en 1898 puis systématiquement en 1970/

murs d’enceinte de la ville

Parmi les vestiges, je trouve l’ancien sanctuaire, mais qu’y célébrait-on ? Seules les enceintes sont reconnaissables ; le sommet de la colline est occupé par la coupole éblouissante d’Aghios Andreas. La porte est ouverte, cela fleure bon la cire. Comme je suis en short, je n’ose pas y entrer.

Descente sur Firogia : sentier 1A

Sanctuaire mycénienLe sentier qui descend à Firogia (1.5 km – 35 mn) est bien balisé. C’est une aimable descente au flanc de la colline. Je découvre la chapelle Aghii Anargiri, chaulée de blanc avec son enclos très propre. La phrygana est bien desséchée, sauf le thym qui est encore bien fleuri en grosses boules violettes. La sauge est fanée de petits lentisques pistachiers et des cyprès sont bien verts. Toute la colline d’Aghios Andréas est couverte de ces buissons. Ces cyprès verts remplacent les genévriers bleutés de Milos et de Naxos pourtant plusieurs articles dans la littérature citent les genévriers de Phénicie. Il faudrait que je sois plus attentive dans mes déterminations. Ce qui ne facilite pas la tâche c’est cette manie de tout nommer « cèdres ».

Le sentier est pavé de schiste aux dalles bien plates sous els pieds et bordé d’un muret. Il n’y a pas de barrière à ouvrir et refermer : pas de chèvres non plus dans cette promenade.

A Firogia : on a construit un abri pour que les randonneurs attendent à l’ombre le taxi ou le véhicule qui les ramènera.

Philakopi : site antique

CARNET DES CYCLADES – MILOS

 

La dame de Phylakopi

Après une baignade à Pachaina je rejoins à pied le site archéologique de Phylakopi dont j’ai admiré les céramiques au Musée de Plaka. Il ouvre à 8h. Les vestiges ne sont pas spectaculaires mais ils sont bien expliqués et font revivre cette cité.

Le site fut fouillé dès 1896-1899 par l’Ecole britannique d’Athènes.

Chronologie

Les murailles de Phylakopi

Phylakopi fut un port important pendant l’Âge de Bronze avec deux ancrages de chaque côté d’un promontoire.

Céramique géométrique de Phylakopi (au Musée archéologique de Plaka)
Céramique géométrique de Phylakopi (au Musée archéologique de Plaka)

Période I (2300-2000) : poteries géométriques

Période II (2000-1600) peintures d’animaux : influence crétoise

Période III (1600-1400) Phylakopi s’entoure de murs, forte influence minoenne, peintures murales

rhytons en forme de bovins (Musée de Plaka)

Période IV (1400 – 1100) domination mycénienne sur les Cyclades : construction d’un Megaron( palais mycénien) et d’un sanctuaire

1090 destruction du site par un séisme disparition de traces humaines

2ème Guerre mondiale : fortifications allemandes occasionnant des destructions

Cette chronologie me conforte dans l’impression que j’avais eue au Musée de Plaka de la parenté avec art crétois (thèmes marins, rhytons en forme de taureau) les fresques me font penser à Akrotiri (Santorin).

Un chemin entre deux cordes canalise les visiteurs. Au nord, je découvre une plage de galets et en face les vestiges du Megaron. Une tablette écrite en Linear A minoen y a été retrouvée. Le mégaron mycénien comportait un vaste hall au sol cimenté avec un foyer en son centre des corridors et des petites pièces. Les premières fouilles mirent en évidence des peintures tombées du plafond représentaient un personnage féminin avec une frise de poissons volants. Plus tard on retrouva également une frise de singes bleus bordée de spirales.

Plaka : Ruines antiques de Mélos et Musée des antiquités

CARNET DES CYCLADES – MILOS

Au dessus de Plaka

Le vent du nord a rafraîchi l’atmosphère. Il agite l’eau de la Baie de Pachaina : pas de bain matinal pour cause de vagues.

Catacombes

Les catacombes se trouvent entre le village de Tripiti et Klima, bien fléchées avec un grand parking. Un escalier descend au guichet. La visite est guidée. Certaines tombes à ciel ouvert permettent d’observer les arcosolia qui sont éclairés dans les galeries. Ils ont été creusés dans la roche : un tuf gris à granulométrie assez grossière facile à creuser. Les tombes sont alignées dans des galeries, trois sont ouvertes à la visite. Connues avant que les archéologues ne s’y intéressent, elles ont été pillées et n’on livré qu’un médaillon et quelques lampes. Une seule porte encore une inscription en grec : le nom des occupants. Une autre est décorée avec une bordure verte et orange. Des graffitis proviennent du vandalisme. C’est une courte visite. Il y a peu de choses à voir après avoir visité des catacombes à Syracuse, Malte, Paphos sans parler de Rome, bien entendu.

L’Aphrodite de Melos

Emplacement où fut trouvée la Vénus de Milo

En remontant la route on voit une grosse tour en épaisses pierres de taille : la Tour Est des remparts de l’antique Melos. Une stèle en ciment marque l’emplacement où Vénus de Milo du Louvre a été exhumée en 1820 par George Kentrotas qui piochait son champ. Cette découverte est le sujet du livre de Theodoropoulos : L’Invention de la Venus de Milo. Des sources écrites décrivent le site antique : la Vénus/Aphrodite se trouvait dans une niche ouverte dans l’exèdre du gymnase dédié à Bacchus, Hermès et Héraclès.

Melos antique et le théâtre de marbre

L’antique ville de Melos fut fondée environ 1.000 av JC Cette cité d’importance avait son port sur l’emplacement de Klima. Des fouilles ont mis à jour des remparts et des tours ainsi que divers bâtiments ainsi qu’un stade. Au Musée des Antiquité on offre gracieusement une brochure illustrée avec un plan.

Continuant le chemin, on découvre le Théâtre de marbre qui contraste par sa blancheur aves les roches volcaniques gris foncé ou noirâtres des tours et des murs de Melos. Melos était une ville riche qui pouvait importer du marbre de Paros ou de Naxos. Ce théâtre est plus romain que Grec d’après la conception du Proscaenium à deux niveaux portant de beaux frontons triangulaires ou arrondis dont on a retrouvé plusieurs exemplaires. Il cessa son activité au 4ème après JC ?

Vénus de MIlo au Louvre

Comme pour l’invention de la Vénus, l’invention de ce théâtre et ses restaurations est romanesque : Le site du théâtre fut reconnu en 1735 par un Jésuite de passage qui avait reconnu trois rangées de sièges de marbre. Carl Haller von Hallerstein réalisa les fouilles en 1817 et acheta le théâtre pour son roi Louis 1 de Bavière qui, après de nouvelles fouilles en fit don à son fils Othon de Grèce, roi de Grèce. De nouvelles fouilles eurent lieu en 1990 – 1995 – 2010 – 2015. Le théâtre fut reconstruit avec des pièces modernes.

Plaka

Vu du Kastro

Plaka fut la capitale de Milos depuis 1207. Les Vénitiens construisirent citadelle : le Kastro sur une hauteur dominant la ville. Aujourd’hui, Plaka se voit de loin, formant une couleur d’une blancheur éblouissante comme une couronne de neige – nous avons eu la même impression à l’arrivée du bateau à Santorin en découvrant la crête blanche des maisons de Oia et de Fira . depuis lors, c’est à Plaka que se trouvent le Lycée, le Stade, la poste et les services officiels.

Nous arrivons par les ruelles de la ville ancienne. . Une rue très pentue puis de nombreuses marches grimpent au Kastro ; je fais une première halte pour découvrir la « petite mer intérieure de Milos » , puis arrêt devant la belle église de pierre (comme la pierre de Volvic) avec les parements en marbre ciselés. Une date sur le linteau 1669. De la citadelle, il ne subsiste de que des morceaux de muraille, remparts ou bâtiments irreconnaissables.

Musée des Antiquités

La Dame de Phylakopi

Il est logé dans un bâtiment néo-classique précédé d’une loggia.

La visite dans l’ordre chronologique commence par une série d’outils en obsidienne.

La salle suivante présente les céramiques de Phylakopi

Le site de Phylakopi se trouve à proximité de notre gite de Pachaina. L’occupation du site a été datée de 3300 av.JC à 1400 av JC. De 1400 à 1300 il était sous influence mycénienne.

jarre à motifs géométriques

Dans les vitrines se trouvent des céramiques « géométriques » , une très belle jarre décorée de vagues et de boutons en relief. Une baignoire avec des vagues et des spirales. Mon préféré est un plat à trois anneaux au décor marin.

Tout un troupeau de bovins à robe tachetée et rayée, rhytons en forme de bovin au museau percé de 2 trous, des figurines, et la star du musée : La Dame de Phylakopi .

Une autre curiosité est présentée : l’alphabet mélien

Alphabet mélien

 

Dans une autre salle sont présentées de grandes statues de marbre provenant de la ville de Melos, des stèles gravées en grec, des bas-reliefs funéraires.

 

Romain

Histoire de Melos

Fondée en 1000 av JC par les Doriens venant de Laconie

6ème siècle : la ville s’entoure de remparts, on a retrouvé des inscriptions avec un alphabet spécifique

5ème siècle : situation florissante. La ville refuse d’entrer dans la Ligue d’Athènes ce qui a entraîné sa destruction en 416 av JC par les Athéniens.

405 av JC :  défaite d’Athènes et reconstruction de Melos

338 av JC : Melos tombe sous domination macédonienne le commerce reprend, basé sur l’exportation des minéraux.

2ème et 1er siècle av JC : grandes sculptures (Venus de Milo, Poséidon (Athènes)

1er après JC statue de généraux romains

4ème siècle Catacombes

 

Randonnée de Sagri à Melanès, parc archéologique de Flério

CARNET DES CYCLADES -NAXOS

le kouros deFlerio

Sentier n°2 décrit à l’envers de la carte Skai : Flério Pano PotamiaAgios Mamas 5km 1h40

Permet de visiter le Parc Archéologique où se trouvent encore 2 Kouros.

En principe les rendez-vous seront faciles puisqu’on part du parc archéologique et au je suis censée arriver à un terrain de sport près de Sagri.

Au départ, nous nous sommes trompées à Galanadho et nous retrouvons sur la route de Halki. Qu’importe, on fera trajet à l’envers ! Cela se complique : le stade marqué sur la carte est introuvable. En revanche, un panneau signale bien Aghios Mamas, sauf que le numéro n’est pas le 2 mais le 6. Ce sentier n°6 est fort mal balisé. Du haut de la colline, j’aperçois la très belle église Aghios Mamas dans le creux du vallon et m’y dirige à l’instinct puisque les marques sont inexistantes et trouve une piste de terre qui conduit à l’église.

Aghios Mammas

Aghios Mamas est une église byzantine du 9ème siècle qui fut la cathédrale de Naxos avant l’arrivée des Vénitiens en 1207. Cette jolie église de pierre brune est abandonnée. Des grilles interdisent d’y pénétrer. Je n’ai donc pas pu voir les fresques mais j’ai admiré les parements de marbre autour des ouvertures sur la façade qui m’ont rappelé les églises carolingiennes des Pyrénées orientales .

A l’église je retrouve le balisage du sentier ce qui me rassure. Dans le vallon, il y a un petit verger d’orangers ; Ce sont les premiers que je vois depuis notre arrivée dans les Cyclades. Je passe un petit ruisseau sur un pont de bois, des lauriers roses fleuris, une petite église Panaghiatisa et une aute annoncent l’arrivée aux villages de Potamia . Ce nom m’évoque des rivières, des fleuves, peut être à cause des hippopotames, j’oublie les petites rivières et les ruisseaux. Potamia porte bien son nom avec ses ruisseaux et ses sources. Potamia est composée de trois hameaux Kato Potamia (Potamia du bas, Mesi Potamia (du milieu) et Ano Potamia. Le sentier court de l’un à l’autre sans croiser la route qui frôle Potamia par le haut. Je passe donc sous les maisons de lavoir en source, puis deuxième source, troisième…entre deux murettes, parfois entre les maisons et les jardins. Promenade rafraîchissante.

A l’intérieur du village, le balisage s’interrompt. Je passe par des ruelles blanches, des marches, arrive devant une grande église. Un homme qui balaie la place me remet dans la bonne direction. J’ai eu la bonne idée de photographier la carte sur mon téléphone portable. Je tends le téléphone et mes interlocuteurs comprennent ce que je cherche puisque la carte est écrite en grec.

Le sentier n°6 traverse la route pour rejoindre Melanes. C’est à cette intersection que je devrais retrouver Dominique. Elle m’appelle pour me dire qu’elle est garée devant une maison de pierre qui a un bougainvillée particulièrement fleuri. Ici, toutes les maisons sont en pierre ; elles sont toutes fleuries de bougainvillées ! Après une dizaine de téléphonages (heureusement que les frais de roaming sont abolis dans l’Union européenne depuis 2017), nous renonçons à la rencontre ; On se retrouvera à la fin de la promenade à Melanes. Je continue donc vers le kouros de Flerio. Le sentier est maintenant bien tracé et bien balisé. A mesure que je monte sur la colline, la végétation se rabougrit, le sol devient pierreux, les bergeries sommaires, les crottes de chèvre signalent une activité pastorale intense. A une fourche j’ai le choix ente le Kouros Melanon ou le kouros de Flerio. Lequel choisir ? Au hasard Flerio ! La descente est rapide sur un chemin dallé. Les dalles ont été piquetées pour éviter les glissades. Qui a construit ce chemin avec tant de soin ? A la fin de la descente : le parking du Parc archéologique avec une dizaine de voiture mais pas Dominique qui m’attend ailleurs à Melanes. Il faudra une bonne demi-heure pour se trouver.

Le Parc archéologique de Flerio est vaste et très intéressant.

Le Kouros de Flerio est couché sous les arbres et beaucoup plus fini que celui d’Appolonas. La statue de marbre repose depuis 26 siècles à côté du « jardin du paradis » je n’invente pas, c’est un verger planté d’arbres fruitiers : agrumes, pruniers, abricotiers…La route qui conduit au deuxième Kouros de Potamia ou de Melanes est deabord sous de grands arbres. Il faut grimper dans la colline pour le trouver ; C’est encore un géant allongé de 5m pour 6 tonnes. IL paraît encore plus fin. On reconnait une parenté avec les statues archaïques avec la chevelure longe les épaules larges. Le sentier passe par les anciennes latomies (carrières de marbre antiques).  . Dans la région de Flerio affleurait une state de marbre de bonne qualité permettant le développement de l’architecture et de la sculpture en marbre :  les plus importants monuments de Naxos et de Délos.

Dans le parc archéologique de Flerio, un panneau signale l’ancien aqueduc de Flerio :

Mélanes rappelle par son nom que le site était ombragé :  mélanes = noir = sombre = ombragé. Dans cette région il y a de nombreuses sources et du 6-me siècle avJC au 8ème après JC un aqueduc de 11km de long apportait l’eau à Naxos. Un tunnel avait été creusé.

Sanctuaire Flerio Melanes

Kouros de Melanes

Au 8ème siècle on rendait déjà un culte au-dessus d’une source où des traces de burin ont été identifiées, on a retrouvé une petite construction contre un bâtiment d marbre imposant. Au 7ème siècle on construisit un temple plus grand ; Il semble qu’on vouait un culte à une déesse de la fertilité qui assurait aussi la protection des carriers. Le culte était rendu à l’air libre avec des foyers qu’on a reconnu à la roche rougie. On creusait ensuite un puits dans lequel les cendres des offrandes étaient enterrées recouvertes de plaques de schiste.

Carrières modernes

Carrières modernes

Nous rentrons pas le chemin des écoliers par Kinidharos, Moni,  Halki et Sagri.  Sous le ciel gris les paysages déserts sont sévères, dominés par l’impressionnant front de taille des carrières modernes du marbre de Naxos qui parait gris. On exploite le marbre jusqu’au sommet. Les chutes de la taille forment un gigantesque pierrier blanc au-dessus des boules caractéristiques du granite altéré.

le vent des Cyclades

Le vent a chassé les nuages, la mer est agitée d’un vent frais qui convient aux kite-surfers. Les véliplanchistes ont aussi sorti leurs voiles. Joli spectacle mais baignade impossible. Ce soir, la météo promet une légère brise ; Peut-être aurais-je le plaisir de nager le long de la plage. En attendant il faut être vigilantes, fermer la fenêtre quand on ouvre la porte si on veut éviter la casse.

 

 

la côte nord de Naxos _ Appolonas

CARNET DES CYCLADES

Naxos : Chora vue du monastère Chrysostome, à l’horizon : Paros

A la sortie du port de Naxos, nous montons au Monastère Chrysostome. Une chapelle blanche accolée à la roche brune nous accueille et une route goudronnée grimpe raide jusqu’au grand monastère – grande bâtisse carrée au milieu de jardins et d’une terrasse arborée. C’est un monastère habité qui ne se visite pas. Du parking, le panorama sur Hora est extraordinaire : la citadelle se détache sur la mosaïque des maisons blanches. Justement, le Blue Star Paros quitte le port et passe devant l’ilot de la Portara quand nous filmons. Nous entendons les moines chanter : tout un concert !

Un peu plus loin, nous quittons la route suivant un panneau vers une église et les 3 éoliennes.

Selon le guide Vert nous devrions voire les ruines du Monastère Ypsilotera près de Galini. A Galini une route mène à la mer. Le monastère ne devrait pas être bien loin. La petite route passe dans une campagne verte avec de la vigne et des jardins. Des arroseuses tournent à pleins jets. On ne semble pas manquer d’eau à Naxos ! Nous renonçons à trouver le monastère qui, de toutes les façons ne se visite pas.

La route s’éloigne de la mer pour desservir Egares où Kazantzakis a séjourné. Nous passons sans nous arrêter devant le pressoir à huile trop propre, trop net, peut être un piège à touristes ? La route contourne une retenue d’eau artificielle. Le monastère Faneromanis (17eme siècle) se trouve juste après les barrage, le portail est ouvert, nous arrivons jusqu’à une placette ombragée. Le temps que je m’attife (paréo et foulard) la porte du jardin claque ainsi que celle de l’église. Nous ne verrons pas la belle iconostase dont parle le guide vert. La grande bâtisse carrée a un air sévère dans un beau paysage face à la mer.

Kabos komiakis : baignade

la côte nord de Naxos

Une piste descend vers une petite crique jusque au-dessus des rochers la petite église blanche Aghios Mamas monte la garde. En dehors d’un club de plongée fermée il n’y a rien sur la plage. Un ruisseau dans les roseaux, un vieux puits, quelques maisons à l’arrière. Comme il y a des posidonies je nage avec mon masque espérant que l’herbier attire des poissons. Pas vu un seul, cette année, chaque essai de snorkelling est une déception.

La pointe nord de Naxos

La route en corniche sur la côte découpée est spectaculaire. Alors que du ferry, je la croyais aride et rocheuse, elle est plutôt verte et cultivée. De nombreuse vignes luxuriantes poussent sur les terrasses. Près des maisons des cyprès se détachent avec des jacarandas bleus.

Naxos : Tour Aghia
la tour Aghia

A gauche de la route la Tour Aghia est une tour carrée, vigie près de la pointe de l’île. UN peu plus bas on surplombe le monastère Aghia caché dans la verdure, la façade blanche se dresse alors que le bâtiment a perdu son toit.

Apollonas

le kouros d’Apollonas

Nous guettons le Kouros d’Apollonas, sculpture géante abandonnée sur place depuis le 6ème siècle. Sculpté dans du marbre, je guette les bancs de marbre qui alternent avec le schiste. Bien indiqué, il suffit de gravir quelques marches pour surplomber le géant allongé. Il est de facture si grossière que je suis déçue, à peine ébauché il ressemble plus à un play-mobile qu’à une statue grecque. Sans doute s’est-il brisé au début du travail du sculpteur ?

La petite station balnéaire d’Appolonas est la seule qui possède un hôtel de deux étages au fond d’une baie à l’arrière d’une plage bordée de tamaris, à l’écart du village plus pittoresque avec ses maisons cycladiques (qui sont aussi des hôtels). Plusieurs tavernes se partagent le bord de l’eau. Nous n’avons que l’embarras du choix, du bar le plus simple avec quelques parasols rouges Coca-Cola et des restaurants plus raffinés. Nous choisissons le plus beau avec des tables bleues sous un auvent de bois. Jolis menus et aucune raison de se priver : les sardines et la petite friture ne coûtent que 7.5€ et l’assiette est vraiment bien garnie.

Restaurant Apollon

Je me suis demandée si je viendrai à bout de la pyramide de petits poissons servis comme d’habitude avec des frites (patato naxou), friture très légère. Avec ½ de Retsina, un café grec parfumé l’addition (logariazmo) est la moins salée depuis notre arrivée en Grèce 23€ dans cet endroit chic et touristique.

Avant de manger, j’ai fait un tour sur la petite plage de sable fin, d’eau cristalline.

La route côtière ne va pas plus loin, nous bouclons le circuit par l’intérieur de Naxos. Nous contournons d’abord un petit massif rocheux nommé Kastro (bien qu’aucune citadelle ne le surmonte). La route sur le versant opposé lui fait face. Des terrasses sont aménagées, certaines abandonnées me font de la peine. Je suis toujours désolée de voir le travail de générations d’agriculteurs colonisé par les broussailles en quelques années. Dans les creux poussent spontanément platanes et lauriers roses. Dans la montagne, je fais l’inventaire des essences d’arbres qui poussent : chênes, parfois très grands, châtaigniers, deux ou trois peupliers de grande taille, des noyers portent des noix déjà grosses.

 

Une route  « touristique » (soulignée de vert sur la carte) dessert le village de Koronidhes perché à 700 m d’altitude, tout blanc, adossé à la montagne ; puis elle continue en tortillant vers Koronos où l’on retrouve la route principale jusqu’au carrefour de Stavros Keramotis : une église au milieu d’un carrefour, un peuplier et une vue à 360° sur tout Naxos et les îles environnantes. La route touristique continue avec ses lacets vers Moni puis Halki.

Nous rentrons vers 17h30 avec une centaine de kilomètres de plus au compteur de la Fiat

Naxos – Sagri

CARNET DES CYCLADES – NAXOS

Sagri : Aghios Nikolaos

Suivant les conseils du Petit Futé qui lui consacre deux grandes pages, nous choisissons Sagri (ou Sangri) . Ce nom serait dérivé du français « Sainte-Croix », nom de l’ancien monastère.

sur la route vers Sagri : chapelle moderne mais charmante

Panne d’Internet, pas d’accès à Google Maps, la carte du loueur de voiture est confuse. Nous quittons Mikri Vigla par le sud et trouvons en face de Kastraki une route de terre qui rejoint la route asphaltée qui remonte vers Sagri. Sur la piste nous nous arrêtons devant une église blanche au toit de tuile à l’abside compliquée, je prends en photo des buissons roses (est-ce possible que des liserons prennent la forme de buissons et aient des épines ?) et des fleurs jaunes aux pétales froissés comme ceux des coquelicots.

Qui peut déterminer ce buisson rose : fleurs ressemblant au liseron

Après avoir rejoint la route nous remarquons encore une chapelle au plan octogonal surmonté d’une coupole. La grande piste qui débouche en face nous y conduira peut-être ? Non, elle mène à une carrière, entrée interdite. Plus loin une piste agricole monte mais s’arrête devant des ruches…odeur de bouses, il y a plein d’étables. Une troisième chapelle se trouve au milieu d’un champ de blé, à l’arrière se trouvent des rochers ronds d’un chaos granitique.

Sagri : Aghios Nikolaos

Arrivées à Sagri, nous avons le choix entre Ano (haut) Sagri et Kato( bas)Sagri. Lequel choisir ? Le premier venu a une tour en ruine et une église. Est-ce la tour Barozzi ou la tour Bazeos citées dans le petit futé ? il semble que non. Je fais un petit tour à pied dans le village tout à fait authentique, peut être moins blanc que les villages cycladiques d’Amorgos, sans kafénéios pittoresques ; les gens reviennent chez eux avec des sacs de courses mais les magasins sont invisibles. Un sculpteur a réalisé des plaques ciselées (comme à Tinos ou à paros) oiseaux ou fleurs pour la fontaine ou pour la rue. Dans une ruelle poussent toutes sortes de plantes dans des pots de conserves : pépiniériste ou amateur. Je cherche les maisons vénitiennes et les tours. Peut être sont elles dans l’autre hameau ?

Malgré la dénomination Ano et Kato, je ne sais pas bien où est le haut et le Bas., on a installé un café pour touristes près de deux moulins sans ailes (avec un toit pointu en bon état) avec des pelouses d’un vert choquant qui me fait renoncer à la photo.

Juste en face, une flèche en bois pyrogravée :

Sentier N°7 Aghios Nikolaos (10 mn) Temple de Demeter (30 mn). Un bon chemin descend entre des murettes entre les oliviers. Des figuiers de Barbarie remplacent parfois les murs, ils fleurissent jaune en ce moment. Aghios Nikolaos est une jolie église byzantine (10ème s) brune aux tuiles brunies. J’ai de la chance : elle est ouverte. Deux femmes et un homme restaurent les fresques. Ils bouchent les fissures à l’enduit et peignent par petites touches les fresques à peine visibles. Si l’une des restauratrices n’avais pas eu un petit roquet bruyant je leur aurais peut-être posé des questions mais les aboiements aigus interdisent toute conversation.

Le sentier est étroit et pas du tout balisé. Je ne suis rassurée qu’au croisement suivant quand je retrouve les traces rouge et blanches, parfois seulement un point rouge. Il descend dans les oliviers, passe par le lit d’un ruisseau à sec, remonte et débouche au niveau du Musée, gratuit, moderne et très bien fait. Les marbres anciens et les colonnes, le fronton (puzzle) sont protégés ici tandis que sur le site, du marbre de Naxos neuf se trouve exposé aux intempéries. Le temple au sommet de la colline est tout blanc, tout brillant.

Temple de Demeter sur le site de Giroulas

Temple de Demeter

Trois époques, trois constructions coexistent sur un même site et compliquent ainsi la tâche des archéologues : un temple archaïque, une basilique et une église.

Dans les temps anciens, au 8ème siècle av JC le culte était pratiqué en plein air sur un plateau au sommet de la colline arrasée. Des puits pour les offrandes ont été retrouvés : des jus de plante étaient consacrés aux divinités de la fertilité. L’orientation Est-ouest symboliserait  le commencement de la vie et de renouveau de la nature . Dans les anciens temps la vallée était peuplée d’agriculteurs qui vivaient en unités dispersées. Au 8ème siècle les divinités de la terre, Koré et Demeter devaient assurer la fertilité de la région.

Le culte d’Apollon traduit l’intention des paysans de s’unir à la divinité ancienne de Délos pour leur  intégration à la  cité-état de Naxos

En 530 av JC sous la tyrannie de Lygdamis. La région de Giroulas était particulièrement prospère et  le temple fut érigé de marbre sous l’ordre ionique très simple recouvert d’un toit de tuiles de marbre.

La première église fut démolie sous Justinien pour construire une basilique plus spacieuse à 3 nefs. On utilisa le matériel antique.

La recherche d’une taverne à la mer nous a pris un long moment. Curieusement elles sont rares et loin de la plage. L’usage doit être de manger à l’intérieur des grandes salles situées sur une estrade. A Kastraki, la taverne Glyfada a perché ses tables en haut d’une volée de marches. Le menu affiché me conviendrait mais nous lui préférons Blue lagoon, plus simple : des tables en plastique et des sièges de salons de plage. Aucun signe de grec, le menu est affiché en anglais. Je choisis des okras (en anglais) je les appelle comme les Grecs bamias ou cornes grecques en français. Dominique a pris des saucisses villageoises accompagnées de poivrons de riz et de sauce tomate. Aucune prétention à la gastronomie mais une cuisine familiale sympathique.

Retour à Mikri Vigla pour les baignades toujours aussi agréables et longues.

Le soir, je découvre les rochers tarabiscotés du chaos granitique très pittoresques au coucher du soleil.

Nous cuisinons les courgettes offertes par notre hôtess, 6 petites courgettes avec la fleur encore accrochéen 2 oignons blancs et des olives maison. Dîner offert et délicieux.