CARNET PÉLOPONNÈSE ET CRETE 1999

Devant la porte du fort Palamède, Dominique s’aperçoit qu’elle a égaré le sac à dos bleu. Je visite seule la citadelle. C’est un édifice gigantesque et très compliqué des tours, des murs des escaliers des souterrains s’emboîtent les uns dans les autres épousant le relief de la colline. Sans plan et pressée par le temps je ne cherche pas à comprendre la logique des fortifications, je m’attache seulement à prendre des photos. Les conditions sont idéales dans la lumière du soir. L’édifice sculptural s’y prête. Je dois me surveiller, j’userais des mètres de pellicule. La photo est plus facile que sur les sites antiques, où trop de pierres très blanches éblouissent et où il manque souvent du relief et de la végétation.

Finalement je descends les 900 marches sans m’en apercevoir, la vue est magnifique sur les toits de tuiles et les coupoles de Nauplie. L’îlot Bourzi se détache vu du haut.

Les rues tranquilles sont bordées de boutiques hors du temps. Sur la place d’une église, une vitrine est occupée par des rangées de moulins à café cylindriques en laiton et en cuivre, des rangées de finjans, des services à café, dans la vitrine suivante, s’alignent les salières en verre coloré. Cela semble d’un autre âge. Les maisons sont en pierre, carrées dans le même style que celles de Jérusalem avec des balcons de ferronnerie, quelques portes sont sculptées. Une fontaine turque porte des caractères arabes.
Je trouve Dominique sur la place qui fait face au port avec les beaux cafés. Elle a fait les courses : des boulettes, des beignets d’aubergine, du tzatziki.
Nous retournons dans la petite anse voir le soleil se coucher avec la vue sur l’arrière du fort Palamède.
