ANDALOUSIE Pâques 2009

Antequera -Place San Sébastian
Inutile de se lever avant 9 heures. Le bar de l’hôtel est fermé le dimanche.C’est l’occasion de déjeuner au soleil,à la terrasse d’une petite cafétéria moderne au coin de la place San Sébastian.
La place est très calme, le trafic interdit pour cause de procession. Les espagnols dorment encore. Le temps est magnifique, ciel bleu, lumière vive. Une jolie fontaine en pierre rouge orne le centre de la place. Les arbres sont taillés en boule.

Le clocher de la collégiale San Sébastian resplendit sous ses tuiles vernies. La girouette est de grande taille : un personnage brandit un étendard. La façade est décorée d’étranges personnages presque lascifs et dénudés ; j’aurai l’explication dans le guide Bleu : il s’agit du Crépuscule et de la Nuit.
Un jus d’orange bien frais accompagne une spécialité locale : les mollettes (petit pain très tendre sans croute fourré au jambon.
Que faire avant 11H, heure d’ouverture des musées et églises). Il fait un temps merveilleux, nous montons à l’Alcazaba, découvrons la route une belle fontaine du taureau en calcaire rouge surmontée du soleil. Les fontaines sont nombreuses et variées à Antequera. J’imagine leur fraîcheur au plus fort de l’été.

Antequera – Arc des Géants

L’arc des Géants est encore plus photogénique dans la belle lumière du matin.
Sous l’éclairage nouveau, le rocher qui m’avait paru bizarre et que j’avais qualifié de chicot hier prend une silhouette différente : celle d’un homme couché. Je distingue nettement le nez, les lèvres, les arcades sourcilières. Où avons-nous déjà vu un tel profil ? A Cuba ? Au Cap vert ?
Antequera -Santa Maria Mayor

La belle place carrée, parvis de Santa Maria Mayor surplombe les Thermes Romains. Nous en avons vus de plus beaux et de mieux conservés.
La façade Renaissance de Santa Maria Mayor est sobre : quelques volutes, des coquilles. Elle est Renaissance Italienne sauf les peintures grises qui soulignent les arcs en Toscane.
C’est une église à trois nefs qui surprennent par leur volume, la hauteur des grosses colonnes ioniques finement cannelées. Le plafond mudéjar est magnifique. Au plafond du chœur des entrelacs en motif d’étoiles à 6 et 8 branches

Une figure étonne:la Tarasque avec ses sept têtes de serpents que l’on fait défiler dans les processions religieuses avec les images des saints. Personnage mythologique étrange à qui on a imposé une vocation religieuse d’incarnation de la Foi.
Antequera – Santa Maria Del Carmen

Je descends à Santa Maria Del Carmen
(« attention aux marches glissantes » répètent à l’envie les guides des groupes qui se sont succédés)
Antequera se visite au pas de course. Entre 11 et 13h30 il faut avoir visité 3 églises 2 couvents et le Musée. Seul l’Alcazaba reste ouvert.
Santa María Del Carmen (2€) est entièrement peinte. Ses dehors sobres cachent une exubérance baroque. Le chœur est entièrement revêtu d’une sorte de « papier peint » ou de rideau de cachemire à dominante rouge avec des motifs floraux et des entrelacs jaune ocre avec un peu de blanc et de bleu. Le retable de bois peint marron est entièrement sculpté, de loin on dirait une grotte de corail rouge portant des personnages religieux et des anges de bois blancs noirs et dorés. Il représente un style que je ne connaissais pas : churrigueresque.
Les autres visites : Musée Municipal et couvent des Decalzados ne se font qu’accompagné et commencent à la demi-heure. Ne voulant pas rater la Procession, j’y renonce.
La procession d’Antequera – arrivée à Padul
Nous attendons à notre balcon, les fenêtres à l’étage du dessous sont parées de velours rouge sang. Nous serons aux premières loges. Hélas, rien ne vient. Les gens parcourent la rue dans les deux sens. A midi et demie je m’impatiente et demande où cela en est à un jeune policier qui stationne sous notre fenêtre. Il me montre une rue perpendiculaire : on peut atteindre la procession là-bas. Rien de bien extraordinaire, pas de pénitent ni de cagoule, peu d’adultes, un char bien laid. Seuls les enfants sont à la fête. Les petites filles en robe verte de velours rebrodés sont très fières. Les garçons sont habillés en enfants de chœur.
Nous quittons notre perchoir avant le passage de la procession et à 13h nous sommes sur l’autoroute. Toujours des collines plantées d’olivier. A proximité de Grenade, le paysage s’urbanise. Le Col du Soupir du Maure me déçoit : j’attendais beaucoup de ce lieu au nom évocateur. Une usine de ciment le défigure
