Antiquité romaines : palais de la comtesse Lebrija – Italica, ville romaine

ANDALOUSIE Pâques 2009

mosaïques romaines
mosaïques romaines

v:* {behavior:url(#default#VML);}
o:* {behavior:url(#default#VML);}
w:* {behavior:url(#default#VML);}
.shape {behavior:url(#default#VML);}

Normal
0
false

21

false
false
false

FR
X-NONE
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-qformat:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family: »Calibri », »sans-serif »;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-bidi-font-family: »Times New Roman »;
mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}

palais de la comtesse de Lebrija

Les guides Gallimard et Bleu recommandent la visite du palais de Lebrija – 8 rue de la Cuna à deux pas de la Plaza del Salvador. Je me laisse tenter par cette visite, ayant lu que la Comtesse de Lebrija était une passionnée d’archéologie et une collectionneuse de mosaïque provenant d’Italica ; justement la visite d’Italica est programmée pour demain.
C’était une mauvaise idée que cette visite après celle de l’Alcazar. Evidemment, je suis déçue. La magie de ce palais néo-mauresque, néo-…, 1900 n’opère pas. Après l’original il a le goût d’un ersatz. Les collections sont mal présentées, le rez de chaussée est un fouillis. Quant à l’étage, il n’arrive pas à me captiver. Je ne me passionne pas pour  cette dame noble et riche, ses descendants, ses héritiers…
Je devais être de mauvaise humeur, Gallimard met un cœur à cette visite !
La calle Cuna arrive place de l’Encarnacion : des autobus tournent autour d’un jardin poussiéreux au milieu de la place. Je regrette les placettes plantées d’orangers.

 

Italica, ville romaine

Italica fut la première colonie romaine d’Espagne, fondée par Scipion l’Africain, non loin d’Hispalis, la sémite phénicienne. C’est le lieu de naissance des empereurs Trajan et Hadrien.

A cinq minutes à la sortie de Séville, en direction de Merida, on arrive par l’autovia à Santiponce, le village établi sur le site antique d’Italica où nous avons vu le théâtre antique à notre premier passage.

. Entrée gratuite pour les citoyens de l’ Union européenne.

Deux circuits sont fléchés : celui de l’amphithéâtre et celui de la ville. L’amphithéâtre est complet, son ellipse n’a pas souffert mais les gradins de brique sont érodés et n’apparaissent plus nettement. Au centre de l’arène, une fosse est mise en évidence : on y installait la machinerie permettant de transformer la scène, de hisser les cages des fauves.
D’après le Guide Bleu, c’est le 3ème amphithéâtre le plus spectaculaire du monde romain. Celui de Pozzuoli  nous avait beaucoup intéressés. On voyait bien les loges des gladiateurs, l’endroit des cages des bêtes féroces  .
A Italica, la pièce la plus originale est un texte sur un panneau de bronze datant de Marc Aurèle détaillant les frais engagés pour les jeux du Cirque. Exceptionnellement, le texte latin est assez lisible. Les paragraphes commencent dans les marges, les mots sont entiers et séparés ; Je préfère quand même la facilité de la traduction espagnole. Aborder les jeux par leur aspect financier est un point de vue intéressant.

La promenade dans la ville commence par un détour sur la colline boisée de pins et de buissons à mastic (pistachiers lentisques) et de caroubiers.

andalousie coolpix 404 - Copie

La ville est très étendue, tout au moins le site dégagé puisque elle n’a pas été entièrement fouillée. De grandes allées se coupent à angle droit. Très peu de vestiges émergent de l’herbe rase. Dans un quartier, on a  mis à jour de belles villas romaines avec des mosaïques : la Maison des Oiseaux, la Maison du Planétarium (les 7 planètes figurées sont représentées par les dieux à figure humaine, on compte parmi elle Sélène la lune et le soleil), la maison de Neptune où une mosaïque en noir et blanc représente une curieuse chasse africaine avec des pygmées (les romains les connaissaient donc ?), ils chassent des animaux exotiques : grues, crocodiles, hippopotames. Mais les chasseurs sont aussi les chassés : l’un d’eux doit même grimper à un arbre, deux autres sont piqués au derrière par les becs des grues.

Si les vestiges sont mal conservés, (un glissement de terrain avait détruit la ville et chassé les habitants d’Italica sur les collines de Santiponce), en revanche, un très gros effort de pédagogie et d’explication pour les visiteurs aurait été fait. Des panneaux très détaillés et thématiques racontent différents aspects de l’histoire, la géographie et l’économie antique. A chaque station on analyse les communications terrestres ou fluviales, la monnaie, la vie dans une villa, l’organisation des thermes.   la visite est donc passionnante. D’ailleurs le site est rempli de scolaires , étudiants, collégiens .Des petits sont accompagnés d’animateurs costumés en toge. On leur apprend à saluer d’un « ave » sonore tous les visiteurs qu’ils croisent.

italicaHadrien-ven
Arrivées à 9h3à nous ne repartons qu’à midi après une excellente matinée en plein air.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Antiquité romaines : palais de la comtesse Lebrija – Italica, ville romaine »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s