Morgantina Piazza Armerina, Grecs et Latins

CARNET SICILIEN 1998

 

campagne sicilienne avant Agrigente
campagne sicilienne avant Agrigente

Campagne sicilienne.

Nous quittons la maison de Santa Tecla après un ultime petit déjeuner sur la terrasse. Pour éviter Catane, nous prenons l’autoroute à Aci Reale en direction d’Enna et Palerme.
La vaste plaine de Catane  est occupée par des vergers d’agrumes, quelques champs, des maraîchers et des jachères. Sur les collines, les champs de blé du « grenier à blé de l’Italie ».

Morgantina

Morgantina : théâtre
Morgantina : théâtre


La route tournicote avant d’arriver à Morgantina. Le site archéologique se trouve au flanc d’une colline. Le parking est ombragé par des oliviers énormes. La vue est magnifique, l’Etna coiffé de neige tranche sur les collines vertes de blé tendre.

Une allée dallée de lave, toute droite, conduit aux fouilles. Nous sommes presque seules. Aucune explication, comme d’habitude, des Hollandais nous donnent une revue très bien faite avec un plan des fouilles actuelles et un plan de la ville du temps des Grecs. Nous pouvons nous représenter la vie des habitants 200 ans avant J .C. Nous entrons par la Palestre d’un côté du quadrilatère qui borde la cité. Un autre côté est formé par la Stoa, où les Philosophes et leurs disciples discutaient en marchant.

Morgantina : greniers
Morgantina : greniers

Les greniers et les entrepôts étaient alignés en face de la Stoa L’Agora avec les boutiques du marché Au centre de l’Agora un escalier trapézoïdal, au milieu un  petit sanctuaire de Déméter et de Perséphone avec un autel rond et le trou pour les offrandes. Adossé à une autre colline : le Théâtre. C’est une promenade très agréable tandis que nous imaginons la vie des anciens.
Le village le plus proche – Aidone – est très calme. Toujours des hommes endimanchés sur la place. Dans les rues, quelques boutiques. On achète du vin. Excellent d’après la vendeuse, c’est un vin pétillant rouge un peu bizarre.

Piazza Armerina les mosaïques de la Villa Casale

Piazza Armerina : la Reine de Saba
Piazza Armerina : la Reine de Saba

Piazza Armerina, une petite ville animée. Nous suivons les flèches «Mosaïques». Pour une fois, c’est bien indiqué ! Nous arrivons à la Villa Casale à 12H30. Elle ferme de 13H 30 à 15H (contrairement aux indications des guides). Nous préférons attendre.
Nous trouvons donc un endroit charmant sur une colline de sables et de grès. Les fleurs sauvages m’enchantent. Rien que dans les nuances de bleu. J’en dénombre six sortes différentes : véroniques, myosotis, iris, d’énormes muscaris…en plus des asphodèles, des coquelicots, deux sortes de cistes blancs et roses. Au menu : salade de la mer, fougasse œufs et patates, tomates et olives !

Piazza Armerian : jeunes filles à la palestre
Piazza Armerian : jeunes filles à la palestre
Piazza Armerian : jeunes filles à la palestre
Piazza Armerina : jeunes filles à la palestre

Nous sommes les premières à faire la queue pour la visite des mosaïques. Rapidement les scolaires envahissent la villa. Les mosaïques sont très colorées et très variées. Elles décrivent la vie des Romains à l’époque de Dioclétien (4ème siècle après J.C.). Nous entrons dans les bains et nous voyons les serviteurs. Puis une immense scène de course dans le Circo Maximo à Rome. On distingue tous les détails, la couleur des équipes, le public et même les Dieux. Une autre grande  mosaïque raconte la chasse aux fauves destinés aux jeux du Cirque, l’embarquement et le débarquement des animaux… Ces derniers sont rendus de manière très réaliste. En même temps, ils sont très décoratifs. Puis nous reconnaissons Orphée et Eurydice, plus loin Le Cyclope et Ulysse. Dans une autre pièce sont présentés les Travaux d’Hercule.

Canicatti
Nous décidons de poursuivre la route jusqu’à Canicatti. Le nom nous a séduites. Arrivons à Canicatti, la ville est bien décevante. Nous avons du mal à trouver un hôtel. Pas terrible. C’est plutôt un bordel à vrai dire.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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