EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 5 mars 2018

Qu’est-ce que la modernité?
- 1929 -1939 : un nouveau musée : les origines de la modernité sont européennes, Cézanne le fondateur? Picasso, bien sûr, Brancusi, et Klimt, De Chirico, Dali, Matisse, Man Ray…

Klimt : détail .voisinent avec des roulement à bille SKF et des pièces de plomberie brillantes. Un seul peintre américain : Hopper et Frieda Kalho. Je suis éblouie de tous ces chef d’oeuvres que je reconnais. Quelques surprises pour moi : un merveilleux Signac

Signac : portrait de Fénéon
Je ne sais que choisir, je ne sais où donner de la tête : les cartels sont très complets. Chacun relate une anecdote, un détail sur lequel on s’arrête.

Chacun est un chef d’oeuvre, et ils ne re-voyageront sans doute pas de si tôt! pour les revoir il me faudra aller à New York! Je fais des découvertes Boccioni et Kirchner que je n’ai jamais vus. Kirchner éliminé comme art dégénéré de Berlin a trouvé sa place au MoMA en 1937.

Les images animées accompagnent la peinture : une longue séquence du Cuirassé Potemkine – la scène de l’escalier, bien sûr – un curieux film mettant en scène noirs et blancs qui a choqué en ce temps de ségrégation et qui ne doit sa conservation qu’aux collections du MoMA. Un des premiers Walt Disney.

Quand on avance dans les années 30, l’histoire s’invite avec les affiches soviétiques de Klutsis qui entrent dans les collections du MoMA en 1937. Des photomontages donnent des effets de perspectives . En parallèle, les affiches de la Guerre d’Espagne
Le Triptyque de Beckmann illustre « le voyage triomphant de l’esprit humain au delà de l’agonie di Monde Moderne » qu’on peut aussi voir comme l’exil en réaction au nazisme

3. Abstractions américaines dans les années 1950, la vie artistique se recentre sur l’Amérique. Les artistes majeurs sont alors Pollock, Rothko et O’Keefe


5. Amérique Pop
Lichtenstein, Andy Warhol et les photos de Diane Airbus sont des oeuvres connues et attendues
Dans les années 60 à 75 les mouvements contestataires s’expriment dans l’Art en action plus difficile à aborder pour moi.puis

7. Images et identités (1975-2000)
Les objets présentés sont divers, aussi bien des photos, vidéogrammes, que le drapeau arc en ciel. Tous témoignent de reflexions, sur les identités des minorités, des études de genre. Nous avons eu la chance d’écouter un conférencier nous décrire cette magnifique photographie de Jeff Hall où de nombreux indices nous parlent de photographie, aussi bien les ampoules apportant la lumière, que l’ampoule rouge de la chambre noire où l’on va développer le cliché avec la vaisselle symbolisant les produits chimiques et les bacs où se développe la photo… tous ces détails qui m’avaient échappés.

j’ai aussi beaucoup aimé la grande toile « flottante » de Kerry James Marshall

L’exposition se prolonge dans les étages supérieurs, la peinture laisse place à des expériences visuelles et sonores passionnantes comme ce motet à 40 voix, 40 baffles sont disposés sur des supports autour de la salle. on peut soit s’asseoir au milieu pour écouter la polyphonie soit se promener dans la salle en écoutant les différentes « voix » du chœur.
Une autre expérience est visuelle : un film étrange Emissary in the squat of Gods de Ian Cheng. Comment qualifier ce film? Animation? On croirait que les personnages – des hommes préhistoriques? _ sont en papier coupé et déchiré, mais ce que j’ai trouvé sur Internet me montre que Cheng travaille plutôt sur des figures numériques, algorithmes, et calculs divers. Le résultat est très planant surtout qu’aucune musique ne parasite le spectacle, seuls des bruits très doux comme les gouttes de pluie, le vent la respiration de la terre : une communauté très ancienne vit sur le flanc d’un volcan. le sol se met à trembler…. Si nous n’avions pas tellement passé de temps dans l’exposition je serais bien restée longtemps devant le film.
Encore une fois, une exposition si copieuse que je n’ai plus la force de consacrer toute la concentration nécessaire aux dernières salles.
ça m’intéresse! Tu as raison, il faudrait consacrer des heures et des heures à certaines expos, on n’y est pas toujours préparé.
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@violette : le plus dur serait de passer plus rapidement les premières salles!
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J’ai déjà eu cette impression à la fondation Vuitton : bâcler un peu la fin parce que je n’en pouvait plus, mais quel lieu !
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@Aifelle : la Fondation est un lieu immense, il faudrait y rester toute la journée, dommage que le restaurant soit luxe et qu’il n’y ait pas d’endroit où piqueniquer!
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Bonjour Miriam, comme je suis très snob (n’est-ce pas?) J’ai été au MoMa en 2010 à New-York. Et j’étais resté plus d’une heure dans la boutique attenante. J’aurais tout acheté. Bonne après-midi.
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@dasola : veinarde! j’aurais bien aimer visiter NewYork mais cela ne s’est pas encore fait!
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J’ai aussi été captivée par cette exposition, sa diversité, même si je me suis également essoufflée sur la fin qui m’était moins accessible. Quel bonheur de découvrir une nouvelle toile de Klimt, de voir » L’oiseau de l’espace » de Brancusi. La partie sur l’art graphique m’a passionnée, toutes ces affiches de propagande. Et j’ai adoré l’expérience accoustique. Merci pour ce billet ( que je n’ai pas pris de temps de rédiger ) qui m’offre une seconde balade.
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@Marilyne : en effet l’oiseau de l’espace de Brancusi m’a aussi marquée mais la photo était floue!
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