Karnak

CARNET ÉGYPTIEN 2019

Visiter Karnak en un quart d’heure à la sortie de la Croisière au pas de course relève plus de la plaisanterie que du tourisme !

J’ai donc prévu d’y retourner, l’après midi pour éviter l’affluence.

La matinée s’est écoulée tranquillement et studieusement sur la terrasse à dessiner et à peindre.

J’attendais les montgolfières, seulement deux en ce matin de Noël. Cette attraction n’a pas fait recette après le Réveillon !

Au petit matin, pas de brume comme hier. Les crêtes roses de la Montagne Thébaine sont nettes à l’horizon. En revanche, vers midi, une poussière brune est soulevée par le vent et noie le paysage. Le ciel devient brunâtre, les couleurs virent au beige et sépia.

A 13h30, j’appelle Ahmed Youssef, mon chauffeur qui m’emmène au débarcadère. Un petit neveu vient de naître qu’il appelle « Christmas boy ». Au débarcadère je descend dans le petit bateau à moteur qui se remplit vite (il faut au moins 8 passagers pour traverser) Arrive une équipe de foot, on grimpe dans le bateau d’à côté.

13h50 me voilà sur la Corniche ! 3 km séparent Karnak de Louxor La promenade me tente. Le vent est frais ; à l’heure de la sieste il n’y a pas de circulation. La corniche est fleurie, sur le fleuve sont amarrés des bateaux-restaurants. Des jeunes filles aux voiles colorés de rose ou de rouge marchent deux par deux. Après le Musée Archéologique (fermé de 14h à 17 h), la circulation automobile est interdite. Belle promenade tranquille !

obélisques

14h30, j’entreprends la visite de ce temple immense. Comme au Ramasseum, les archéologues français de l’IFAO ont installé des panneaux explicatifs détaillés (français/anglais/arabe). Je n’ai même pas besoin d’ouvrir le Guide Vert. J’ai laissé Gallimard dans la chambre (trop lourd). Ces deux guides donnent une description complète, illustrée. Pas question de les recopier ! D’ailleurs, je n’ai pas pris de notes.

Karnak est un site gigantesque. Ce n’est pas un temple, mais une série de temples enchevêtrés, imbriqués les uns dans les autres. Chaque Pharaon a ajouté sa touche pour sa gloire personnelle ou celle d’Amon, du Moyen empire à l’époque romaine, parfois aux dépens des monuments de leurs prédécesseurs. Ils ne sont pas construits selon un axe mais selon deux perpendiculaires. L’ensemble ne compte pas moins de dix pylônes.

Remonter le 9ème pylône

Du temple du Moyen Empire, il ne reste qu’une cour avec trois seuils de granite et un bloc d’albâtre. Thoutmosis III a fait disparaître une partie du temple d’Hatshepsout, sa belle-mère, Sethi 1er a commencé à bâtir la salle hypostyle, Ramsès II a continué l’œuvre de son père. Ramsès III a construit de côté un temple plus modeste que celui de Medinet Habou…Philippe, le Frère d’Alexandre le Grand s’est approprié un sanctuaire. Même les Romains ont laissé leur trace.

colosses

Avec les statues colossales je ne sais où donner de la tête, sans parler des obélisques.

Il me restera le souvenir de cette grande salle hypostyle avec ses 134 colonnes. Celles qui bordent l’allée centrale sont beaucoup plus haute que celles des côtés. Leur diamètre est si grand que je n’arrive pas à faire des photos satisfaisantes.

Je me contente de retrouver les dieux, les symboles, Amon sous forme de Bélier ou humain coiffé de deux plumes…Partout des barques, des porteurs de barques, des reposoirs des barques…

Je n’ai pas retrouvé le « jardin botanique » décoré de bas-reliefs de plantes.

Partout de gros engins sont utilisés pour des travaux de restauration. Il faut bien une grue pour remonter le 9ème ou le 10ème pylône !

Le temps me manque, je veux rentrer avant la nuit.

Etrangement, il n’y a pas de taxis à la sortie du site, seulement des calèches. Le retour en calèche aurait pu être romantique si le cheval n’avait été une vieille carne, vieux cheval gris avec les os qui lui trouent la peau. Le caléchier n’est pas jeune non plus. Il est mal embouché et brutal avec le pauvre cheval à qui il donne des coups quand le vieil animal ralentit l’allure. Déjà, la course était chère (50 LE) mais il réclame un « cadeau  pour le cheval ». je lui donne la somme convenue et saute rapidement du marchepied.

A la sortie du ferry baladi pas de taxi. Les locaux prennent des minibus à la gare routière. J’essaie un touktouk qui me propose un tarif de 60 LE ! C’est non ! Quel microbus choisir ? la direction est écrite en arabe. Au hasard je donne 20 LE, les autres passagers font circuler 2 ou 3 pièces et je descends juste après les Colosses de Memnon.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Karnak »

  1. Quel beau voyage ! Vous avez décidément tout visité ! J’aime bien la promenade « romantique » en calèche ! Pauvre vieille carne !

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