De la puzsta d’Hortobagy à la puzsta de Bugac

MITTELEUROPA : UN MOIS A TRAVERS L’AUTRICHE, LA HONGRIE ET LA CROATIE

Nous quittons notre jolie ferme d’Hortobagy sous un ciel gris, il a plu cette nuit. Au lieu de rester sur les grands axes nous prenons un raccourci qui longe le Par cet regardons une dernière fois la Puszta, ses cigognes, les troupeaux en liberté et les puits à balancier. Dernière photos d’une chaumière qui résume tout cela.. Ce dimanche matin nous traversons des villages vides, bien fleuris avec des althaeas somptueux taillés en boule sur un tronc grêle.

Bains à Szolnok

La route N° 4 est très fréquentée même le dimanche, nous arrivons rapidement à Szolnok où nous guides signalent un très bel établissement de bains. Nous profitons de la ville pour aller au supermarché, tous les petits magasins sont fermés le dimanche.
Heureusement que j’ai pris ce bain ! C’est l’attraction la plus réussie de la journée. A côté d’un hôtel aux stucs blancs et aux lourdes décorations Belle Epoque se trouve l’Etablissement Thermal avec un portique peint en brun sur rouge de naïades sur des frises .L’accueil, pour une fois est agréable, la réceptionniste me pilote aux vestiaires pour une fois individuels et fermés par un rideau, puis vers les douches.

Szolnok : bains

C’est le calme absolu, pas une parole, dans le noir, sur des bancs en gradins, une femme lit son journal au sauna. Je me baigne seule dans la piscine d’eau très chaude à 38 ou 39° assise sur les marches en marbre rose. Des sculptures de femmes portant des amphores décorent le tour du bassin. Des écriteaux conseillent de ne pas dépasser une demi-heure. L’eau est rougeâtre.

Bains Szolnok détail

Le bassin d’eau à 32/ 34° est plus grand, il est couvert par une gracieuse coupole de verre, la lumière du jour éclaire faiblement. Un homme athlétique mais plus tout jeune, les cheveux blancs noués en chignon, lit le journal , une femme d’un quarantaine d’année avec son fils joue avec le filet d’eau qui s’écoule d’une statue, deux ou trois personnes sont assises immobiles. J’ose une traversée à la nage, mais ce n’est pas l’usage ici. Aux murs des bas-reliefs en poterie rouge ornent les murs. Dans la salle voisine de curieuses chaises longues permettent de se reposer les jambes en l’air, la tête en bas.

Clocher de l’église de Nagykoros

A Nagykőrös, curieuse église jaune avec un clocher de bois.

 

Keskemet

Art Nouveau à Keskemet

Kecskemét aurait été une jolie étape si le soleil avait daigné apparaître. Tous les monuments intéressants sont regroupés dans un petit périmètre : plus exactement deux places communiquant par un jardin public. Un bâtiment byzantino-mauresque rappelle la synagogue de Budapest, repeint en blanc. Elle a perdu tous ses attributs de synagogue pour devenir un centre de technologie.

Art Nouveau à Keskemet

Autour de la place de nombreuses églises catholiques et un temple protestant, des maisons Art Nouveau avec des façades en majoliques intéressantes, des toits en tuiles vernissées bicolores des pignons précurseurs des maisons d’Hundertwasser en céramique multicolores avec des renflements. L’hôtel de ville est curieux, sorte de gothique mâtiné de flamand avec des céramiques Sécession et un carillon avec de nombreuses cloches qui font entendre une mélodie plaintive.

Arrivée à Bugac
Après Kecskemét il ne reste que quelques dizaines de kilomètres pour arriver à la Puszta de Bugac. Rien ne l’annonce. La ville est entourée de vergers, de vignes et de nombreux arbres. La plaine sableuse a été bien colonisée. Plus rien ne rappelle la steppe. Arrivée à Bugac sous un ciel très gris.
Le dernier show va commencer, trop tard pour nous !
Nous préférons chercher une chambre. C’est la première fois que nous allons nous même frapper aux portes signalées par un écriteau « zimmer frei ». Nos deux premières tentatives échouent : « bosetzt »! Nous acceptons le troisième gîte, un peu minable, mais très bon marché 3500 ft avec petit déjeuner. S’il avait fait beau, cela aurait eu une autre allure, le jardin est grand et très fleuri avec des pétunias, des cannas rouges, datura et géraniums, une balancelle et un salon de jardin. Il y a aussi des animaux : trois chats, un chien et des porcelets.


Mais la pluie menace. Nous allons nous promener dans le Parc sous la pluie. C’est bien décevant par comparaison avec la Puszta que nous venons de quitter! Le parcours des calèches est tout droit : un petit kilomètre sur une grande route sableuse. Le  musée est vide, rien de bien authentique. On pense plutôt à un golf bien tondu qu’à la steppe. Après une heure de promenade la conclusion s’impose, nous partirons demain matin, nous préférons rester sur l’excellent souvenir d’Hortobagy. Ici tout semble frelaté : les Csardas énormes, vides, les pelouses bien tondues, un spectacle deux fois par jour !
Pour comble de tristesse, il pleut une pluie froide sans discontinuer, le seul agrément de notre logement est le jardin fleuri. La chambre ressemble plutôt à un grenier où on aurait entreposé tous les objets inutiles de la maison, je recense 13 vases sur le haut d’une armoire, et une vingtaine sur l’autre, sans compter les crucifix, les bambis, le cendrier de Sidney ….

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « De la puzsta d’Hortobagy à la puzsta de Bugac »

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