EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 2 février 2025

Tarsila do Amaral naquit en 1886 à Capivari (Etat de Sao Paulo) dans une exploitation caféière. En 1920 Tarsila va étudier à Paris à l’académie Julian, retourne au Brésil en 1922 pour la semaine de l’Art moderne. Oswald de Andrade devient son compagnon. Ensemble il reviendront à Paris en 1923, Tarsila prend des cours avec André Lhote, Fernand Léger et Albert Gleizes. Ils se lient avec Cendrars, Cocteau, Brancusi et les Delaunay.

Les Parisiens attendent une « fraîcheur exotique » elle soigne son apparence : « une caïpirinha habillée par Poiret »
L’Invention du Paysage brésilien

Ses allers-retours Paris/Sao Paulo lui font appréhender le paysage brésilien. le cubisme lui offre une méthode d’analyse. Dans le Chemin de Fer Central, Tarsila exalte le progrès technologique faisant figurer locomotive, pylônes qui voisinent avec une église portugaise ou des maisons colorées. Avec son industrialisation Sao Paulo serait la « locomotive du pays »

J’ai beaucoup aimé la fraîcheur des couleurs, les fruits exotiques du marché et la surprise d’y découvrir des animaux, lapin, oiseau, tatou?
Primitivisme et identité

Tarsila ne se contente pas des paysages, elle peint les Brésiliens construisant un imaginaire national fondé sur le métissage des cultures indigènes, africaines et portugaises.

le baptême de Macunaïma (1956) présente un personnage composite, homme/femme à la fois, enfant qui devient blanc quand on le baptise dans une nature sauvage exubérante peuplée d’oiseaux cubistes rouge, de crapauds …


Le Brésil cannibale (1928)

En 1928, Oswald de Andrade publie un Manifeste anthropophage illustré par la figure de Abaporu

Dans cette période anthropophage Tarsila peint les réminiscences enfantines des rêves. On l’a parfois comparée à Magritte et De Chirico mais elle ne se réclame pas du surréalisme

Travailleurs/Travailleuses

Le krach de 1929 affecte Tarsila qui perd ses propriétés. Son nouveau compagnon Osorio Cesar est un intellectuel de gauche. Ils partent en visite en URSS et Tarsila est influencée par le réalisme soviétique comme on le voit dans le grand tableau « Ouvriers » presque une fresque. Ce voyage en URSS la conduira en prison en 1932. Dans le tableau des Couturières, elle s’attache à un traitement individuel de chacune des femmes

Nouveaux paysages années 1950
Tarsila revisite ses compositions précédentes, intègre la construction des métropoles et peint Sao Paulo avec des grattes-ciel.

Je ne connais pas du tout cette artiste. Belle découverte.
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@Aifelle : tu as encore pas mal de temps pour la découvrir
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depuis 1923 elle a gardé le même style de tableau entre Delaunay et le douanier rousseau, c’est très épuré et esthétique
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@Remimage : elle a expérimenté des styles différents les illustrations sont mon choix
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J’aime ! le style simple, épuré, les couleurs, les thèmes également. La cuca m’a fait penser au livre Outsider de Stephen King.
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@Philfff: il me faut essayer Stephen King
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Certains disent que c’est un de ces meilleurs romans.
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J’aime bien le taureau dans la forêt; Oui, bien sûr, on sent l’influence cubiste mais en même temps c’est aussi peintre naïf …
Outsider je retiens le titre.
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@claudialucia : « naïf » me paraît le contraire de la démarche de Tarsila qui a été à l’école de Fernand Léger et des cubistes, à celle du réalisme soviétique aussi sans parler des surréalistes.
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Oui, mais il y a plusieurs styles, semble-t-il. Regarde La Cuca, le marchand de fruits… C’est pourquoi Remimage pense au douanier Rousseau.
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