Exposition temporaire au Grand palais jusqu’au 5 avril 2026

Mickalene Thomas est une artiste afro-américaine, née en 1971 dans le New Jersey. Photographe, peintre, vidéaste…elle magnifie le mouvement des années 1960 -1980 Black is beautiful
RESISTE
Je définis mon travail comme un acte féministe et politique…Je suis noire, queer et femme
Photographe, elle réalise des portraits dans la lignée des photographes maliens Seydou Keita et Malick Sidibé, mise en scène en studio avec des textiles africains. Ses modèles portent des tenues choisies par l’artiste

Elle détourne les images comme le Déjeuner sur l’herbe, Olympia ou La Grand Odalisque.

Peintre, elle va agrandir les photographies, les repeindre, les recouvrir de strass, de paillettes, de miroirs pour faire briller ces déesses afro.

Elles sont belles, puissantes, sensuelles et regardent bien en face
Renversement des Odalisques orientaliste des harems de l’imagerie occidentales. Ces tableaux colorés gais sont présentés dans des installations : des salons un peu vintage avec fauteuils, coussins, plantes vertes. « Espaces-refuges » où les femmes noires se réunissaient entre elles

les visiteurs peuvent même s’asseoir dans un des salons pour regarder et écouter des vidéos de Angelos negros, 3 chanteuses jouent le rôle de Eartha Kitt
La visite se fait en musique.
Dans une autre salle, les couleurs sont vert-bleu et l’atmosphère tropicale avec beaucoup de plantes vertes. Un mur vidéo avec 12 petits écrans déploie des images tantôt aux couleurs de wax, tantôt suggestive d’une femme nue qui se livre morceaux par morceaux, ou des images déformées comme vues sous l’eau.

A l’étage, une mezzanine présente des collages sous le mot d’ordre de Baldwin :
On ne peut changer tout ce qu’on affronte mais rien ne peut changer tant qu’on ne l’affronte pas
Les images sont moins glamour, plus grises faites de collages en référence à Picasso, Matisse, Faith Rainggold et Claude Cahun. Certains collages utilisent des photos de nus exotiques d’un photographe italien réalisées pour les plaisir de l’homme blanc. Les collages sont sous le regard d’une femme noire lesbienne.
Comme souvent j’ai trouvé un podcast des Midis de Culture « une exposition séduisante mais un peu frustrante » CLIC

Critique un peu sévère jugeant le travail de Mickalene Thomas comme peu subvertif reprenant les poncifs qu’elle veut dénoncer. A vous de voir…