Domaine de Chamarande –

BALADE EN ILE DE FRANCE

Buffet d’eau et château

Chamarande est un village de l’Essonne situé à une cinquantaine de kilomètres de Paris non loin d’Etampes accessible en voiture par la RN20 et en train par le RER C, la gare se situe tout près du domaine. en revanche, se munir de son pique-nique, pas de commerces ni cafés au village, seulement une boîte distributeur de pain, qui a volé mes 2€ et pas délivré la baguette attendue. 

Château de Chamarande côté cour

Le château (1654)d’architecture Louis XIII, briques et pierre, toit d’ardoises, parfaitement symétrique. Il abrite les Archives départementales et un centre d’Art Contemporain. Il ne se visite pas actuellement (en travaux, ouverture prévue 2028). Les expositions sont dans l’Orangerie : du 7 février au 12 avril 2026 Nadia Myre : Des océans et des ombres. 

Le Parc  des 98 ha offre plusieurs parcours de promenade avec des bornes commentées et même un QR code pour encore plus d’explications. Il est équipé nombreuses tables de pique-nique ainsi que de parkings (obligatoires parce qu’on ne peut pas se garer dans le village).

L’église de Chamarande

Avant d’explorer le domaine, le village mérite un détour à pied. Il est ravissant et très calme.

Du parking, j’ai découvert le grand potager aménagé au XVIIIème siècle par Pierre Contant d’Ivry qui a dessiné le jardin à la française. Carré, enclos de quatre murs de pierre palissés de vieux arbres fruitiers en espaliers, il était cultivé selon un plan original où des losanges remplacent les carrés habituels. Plusieurs bassins ronds étaient prévus pour l’arrosage. on y cultivait les légumes consommés au château, pois, fraises….

L’auditoire

L’auditoire n’était pas un pavillon d’agrément mais le lieu où se tenaient les audiences de justice. C’était le symbole de la puissance de la Noblesse sur les bourgeois. Le seigneur, propriétaire du château avait droit de justice. Sous le bâtiment se trouvaient deux cachots. 

A côté de la belle grille, on a construit une grande volière semi-circulaire. Un peu plus loin, l’Orangerie. Pierre Contant d’Ivry  a aménagé le parc en 1737 avec plusieurs fabriques et pavillons d’agrément. 

le Pavillon des grâces, est une curieuse construction, plutôt un abri pour s’isoler. Il est défiguré par une statue rouge figure biface assez grossière due à Elmar Trenkwalder.  Les grâces auraient été effrayées par cette horreur.

Je découvre la glacière partiellement enterrée pour conserver la glace nécessaire pour les sorbets et rafraîchissements. 

jeu de l’Oie

Le Jeu de l’Oie (1742)se pratiquait à l’extérieur suivant deux allées circulaires bordées de dalles matérialisant les cases. Des buissons, des petits charmes, des boules de graminées bordent le parcours tandis que des petits cyprès graphiques rythment le jardin. Les restaurations datent de 1999 et 2018. Au centre  se trouve une oeuvre contemporaine : un marbre de Denis Macrez

Denis Macrez : corps en éclosion

C’est l’œuvre contemporaine que j’ai préférée.

« corps en éclosion, en devenir, un corps qui se fond dans la roche, dans le bloc de marbre en disparaissant et en retournant aux origines »

J’ai été beaucoup moins sensible aux diverses installations présentées dans le parc.

le belvédère

Le Belvédère, 1745, perché sur un tertre artificiel, domine le paysage ; il était dédié à la détente, pavillon de chasse et de musique où l’on donnait des concerts et des collations;

L’allée s’engage dans une partie plus sauvage du parc, une forêt  de très beaux arbres. On devine de loin la grande perspective avec le château.

canal des houx, plus de houx, ce sont des platanes

En descendant j’aboutis à la Juine et au marais parcouru de canaux ménageant des perspectives et des tableaux d’eau et de végétaux  comme l’île artificielle à la jonction de deux canaux bordée des racines des cyprès chauves

île artificielle

je longe un moment la Juine, affluent de l’Essonne assez large qui permettait le transport local avant l’arrivée du chemin de fer en 1850. Retour au château par le Canal des amoureux en cherchant les sculptures contemporaines cachées (un vieux camion, une feuille d’acier Corten pliée : Busto N°7 de Francesco Moreti) et d’autres réalisations du même acabit : grandes plateformes en croix blanches Troisième système de Bert Theis en référence au jardin à la française (?) et pire s’inspirant du Plan pour la ville de Paris de e Corbusier (1922) !

Echelle 1.0 de Phiklippe Ramette

Non! ce ne sont pas des couvreurs géants qui font la réfection des toits et qui ont posé une échelle disproportionnée. C’est une sculpture qui est censée offrir une illusion d’optique en laissant imaginer au spectateur que le château aurait rapetissé. Pour l’art contemporain, je fais des efforts mais je ne pige pas toujours.

Platane Hybride

je préfère laisser le dernier mot à la nature et au Platane Hybride qui se marcotte

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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