POLAR BALKANIQUE
Le nom de Salonique exerce sur moi une telle fascination que j’ai téléchargé le tome2 de la série, tellement j’étais pressée de m’y rendre en lecture!
L’action se déroule en 1913, Salonique est encore juive, elle n’a été cédée à la Grèce que depuis 1912 . Dans cette ville très cosmopolite se rencontrent des Grecs, des Turcs, Bulgares, Macédoniens et des occidentaux. Orientale et occidentale. Les guerres balkaniques ont laissé des souvenirs douloureux, des comitadjis bulgares et macédoniens fomentent encore des complots…
C’est à Monastir (actuellement Bitola, Macédoine) que commence le roman dans le bureau du consul français, plus passionné par son herbier que par les affaires balkaniques. Nous faisons connaissance avec le détective Thomas More, le héros de la série, polyglotte, pittoresque, mystérieux.
On l’a appelé à la suite d’une affaire étrange, le corps d’un homme en habillé d’un frac est retrouvé assassiné dans le mausolée de la famille Carasso, au cours de l’enterrement d’un membre de cette famille. Macabre découverte. Comme c’est un professeur de Droit français qui a été tué, les autorités ont fait appel à Thomas More.
Nous voilà plongés dans les affaires balkaniques et sanglantes. Rappel d’un massacre d’Ilinden à Krusevo (Macédoine) en 1903 qui a laissé des souvenirs et des rancunes. Intrigues à Constantinople, et surtout assassinat du roi de Grèce George 1er qui éclipse la mort du professeur français….On croise même David Ben Gourion.
Balade à la Tour Blanche, témoin encore debout de l’ancienne Salonique dans la Thessalonique moderne, l’incendie de 1917 a fait disparaître les quartiers juifs anciens. Terrasses des cafés sur le port. Et même une promenade au Lac Ohrid. Un air de vacances en lisant ce polar.
Je ne dirai rien de l’enquête, ni des rebondissements pour ne rien divulgâcher. Plus que sa résolution je me suis attachée au mystérieux détectitve que je compte bien retrouver