Désert Blanc :Bivouac de luxe

EGYPTE 2010 / DÉSERT BLANC ET OASIS

Où l’on sert de la cuisine internationale

Dîner dans la grande tente doublée de satin blanc et de toile bariolée, des lampes en métal repoussé, ajourées, décorées de perles. Buffet en compagnie de deux groupes de touristes italiens : choix classique, légumes insipides et veau en sauce. Il faudrait être vraiment difficile pour se plaindre de cette gastronomie internationale : un restaurant au milieu du désert c’est déjà un miracle !

Désert Blanc – mésaventure au bivouac

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Les bassins

Où il est raconté que j’ai failli me noyer dans le désert


Pour admirer le coucher du soleil, nous nous installons sur une  butte   autour du bassin rond d’une source. D fait remarquer qu’il aurait été prudent de signaler le bassin avec des lampions

–    « c’est la pleine lune, on voit comme en plein jour ! », lui répondis-je !

Quelques temps plus tard, je décide d’aller surveiller les chargeurs de batteries branchés dans la grande tente. Dans ma précipitation, J’ai oublié le petit bassin adjacent au grand.

–    « Attention ! » crie D
–     « plouf ! »

Je suis debout, au beau milieu  du puits, anorak, pull, appareil photo, gants…tous dégoulinants !

Un fou-rire  inextinguible me prend. J’en ferais pipi dans mon pantalon s’il n’était pas déjà trempé. Je quitte donc les vêtements chauds apportés spécialement pour cette seule  nuit et remets des habits légers.

Désert Blanc : Eteignez l’électricité!

EGYPTE 2010 / DESERT BLANC

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Où l’on raconte que le bivouac était trop éclairé!

J’ai tant rêvé aux étoiles du Sahara !

Avec l’éclairage du camp et la pleine lune on ne distingue que  les constellations visibles à Créteil, pas de Voie Lactée ni de milliards d’étoiles…La tente bédouine avec ses coussins et ses canapés s’est, elle-aussi, écroulée dans la tempête. Ce n’est pas mon idée d’une veillée dans le désert. J’aurais aimé un feu (au moins comme à Siwa ou à Baharia, en plus il m’aurait réchauffée), des tapis, des coussins, peut être un repas grillé sur le feu, du pain cuit sous la cendre, des salades orientales. J’aurais aimé toucher la Voie Lactée…

C’est  raté, heureusement qu’il y a eu la rigolade.

La nuit au campement, je ne parle plus de bivouac, s’avère encore plus décevante que la soirée. Le générateur a ronflé tout près de notre tente. Les illuminations ont brillé toute la nuit. J’attendais la nuit noire et le silence. Moteur, lumière se sont conjugués avec le froid glacial et le lit en pente pour nous créer une nuit d’enfer.

A 6heures  nous sommes debout. Lot de consolation, un beau lever de soleil, un peu étrange, au lieu d’une boule ronde c’et une ampoule qui sort de terre, sans doute entre deux piliers invisibles ?

Farafra : la maison de Badr Abd El Moghny

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Deux dromadaires gravés encadrent l’entrée du petit musée. L’artiste nous accueille avec chaleur. Il nous invite à nous promener dans sa maison et dans son

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« jardin du désert ». Il nous parle de sa tristesse de voir la culture du désert disparaître, ses angoisses, ses rêves…

L’œuvre est très variée : bas reliefs gravés dans les murs, sculptures, aquarelles, tableaux de sables colorés, collections diverses de minéraux et de fossiles…

Sur les murs, des figures animales et des calligraphies : ma préférée est une sorte d’ibis qui porte « bismila el Rahim… » dessiné sur ses ailes. Sur un autre mur je distingue un cheval ailé (les ailes sont formées par un oiseau entier empaillé qui semble surgir du mur) en dessous une tête de mouton est aussi incrustée dans la maçonnerie. C’est la lecture de la calligraphie qui donne la clé : il s’agit du sacrifice d’Abraham survient le mouton qui sauvera l’enfant. Pour le cheval ailé, interprétation personnelle : il s’agit peut être de la monture du Prophète ?

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Ici, contrairement à nombreuses œuvres contemporaines, tout fait sens.
La visite commence à l’étage avec des tableaux employant des matériaux naturels, des sables, des bois usés du désert qui ressemblent aux bois flottés abandonnés par la mer sur les plages. Les aquarelles restituent  le village de Farafra avec ses maisons de terre qui déjà n’existent plus.

Au rez de chaussée, on pénètre dans le studio de l’artiste. Il est peuplé de modelages de terre, personnages composites où l’angoisse est très présente : des mains se lèvent pour briser des chaines. Les outils de l’artiste participent à la composition. Hommes femmes se mêlent même avec un point d’interrogation. Badr explique que maintenant il a trouvé plus de sérénité et qu’il travaille maintenant une autre matière : un beau grès veiné d’orange dans lequel il sculpte de beaux animaux aux formes harmonieuses.

J’aime beaucoup les personnages en terre qui raconte tout un monde : les vieillards au café, les artisans travaillant le bois ou la laine. A part, dans une autre pièce, comme il se doit, les femmes au travail : deux  d’entre elles actionnent une meule, une autre en habit coloré pile..

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Un mur sépare la cour en deux parties. De belles jarres sont alignées. Elles contiennent les sables colorés qu’utilise l’artiste dans ses compositions qui ont tous des teintes naturelles (sauf le bleu). Le sable noir et le marron proviennent des sources hydrothermales. Sur les couvercles, les poignées sont des têtes humaines de la couleur du sable de la jarre. Badr nous invite à les soulever.
A cette célébration des habitants du désert et des oasis s’ajoutent des trouvailles naturelles : fossiles de coraux, d’huitres ou de gryphées, concrétions ferrugineuses. Chaque détail retient l’attention. Nous ne sommes restées qu’une heure. Nous aurions aimé rester plus longtemps pour nous faire traduire les calligraphies, raconter les histoires, à regarder vivre les personnages modelés, à deviner le sens des compositions du jardin du désert – encore un style différent – amalgame d’objets usuels, d’éléments naturels de grande taille, de personnages de plâtre ou de pierre.

Nous souhaitons voir les maisons de Farafra qui ont inspiré les aquarelles. C’est hors de question nous avons pris du retard sur le programme. Déjà, le musée n’était pas prévu ! Au poste de police on en fera le reproche à Samer et à Cherif. Nos déplacements sont minutés. Une fois lancé, le minibus jaune et marron va avaler les 270 km qui nous séparent de Dakhla

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Entre Farafra et Dakhla : route à grand spectacle

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Route de Dakhla

De magnifiques dunes jaune d’or s’alignent, elles contrastent avec le rose ou l’orange des rebords du plateau que nous suivons depuis Farafra. Des petits cônes verdâtres émergent des sables d’or, ou des bases d’imposantes colonnes marron foncé. En examinant la succession des strates sur la coupe visible sur la falaise, je retrouve la roche marron des colonnes tronquées, de l’argile sans doute. J’aime le désert : les structures géologiques sont apparentes. . Pendant le trajet, je cherche, questionne. Parfois il me raconte son histoire. Je ne m’ennuie pas un instant. Parfois, mes questionnements restent sans réponse. Il me faut chercher d’autres indices.
La plaine est située dans l’échancrure faite dans le plateau libyen. Sur le côté gauche la route plus ou moins parallèle à la falaise qui borde le plateau se met à tourner, la falaise s’éloigne et se rapproche. Selon l’éclairage elle apparaît orange, brune , violacée ou rose. Il semble que la grosse strate qui sert de base au plateau soit horizontale. Les structures situées plus bas sont souvent masquées par un glacis qui empâte les échancrures. La dépression dans laquelle nous roulons est parfois occupée par de magnifiques dunes, parfois par un cailloutis grisâtre. Les buttes témoins rouges apparaissent comme d’énormes forteresses aux toits en terrasse ou aux tourelles en ruines. Les petits cônes foncés ont perdu leur dalle protectrice ils se sont érodés de façon régulière, je les avais d’abord pris pour des volcans, sans évidence manifeste. L’érosion les a arrondis laissant des silhouettes ressemblant à des citernes ou à des basses de piliers

la Nouvelle Vallée : Wadi-El-Gadid.

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route de Dakhla

 

A mi chemin entre Farafra et Dakhla, se trouve le village de Dorham  entouré de cultures irriguées, luzerne et céréales.
Après le village, des petits tas à distance régulière, sur un tracé bien parallèle à la route ont manifestement été exécutés par une excavatrice. Après le km 110 de Dakhla, les cultures se précisent : oliviers et arbres fruitiers irrigués au goutte à goutte. Céréales et luzernes sont protégées par des haies coupe-vent. Une jolie mosquée multicolore au minaret trapu semble toute neuve. Je vois très peu de maisons d’habitation. Où sont donc les paysans qui travaillent dans ces champs et ces vergers ? Où habitent-ils ? Comment viennent-ils travailler ? Les vergers sont vides. Inutile de questionner Samer que cela n’intéresse visiblement pas. Son rôle se borne aux rapports avec la police et  à faire la conversation à Chérif pour que ce dernier ne s’endorme pas. L’endormissement du chauffeur est un risque réel sur ces routes vides où rien n’accroche l’œil. Chérif arrive du Caire, il a probablement roulé toute la nuit. J’en suis donc réduite aux conjectures. Je ne sais que penser du grand projet de la Nouvelle Vallée . Faire fleurir le désert ! Ce projet m’a souri il y a presque 40 ans. Ce que les Israéliens ont réalisé dans le Néguev, se fait ici aussi. Les 70 millions d’Egyptiens sont concentrés sur 5% de leur territoire. Exploiter les 95% restant est un défi passionnant. Les vergers le long de la route d’Alexandrie ont rendu caduc le nom de Desert Road. Relier les oasis du désert libyen en une vallée verte est en cours de réalisation. Mais n’est-ce pas au détriment des oasis ? La nappe qui alimente miraculeusement les sources ne risque-t-elle pas de se tarir ? La culture oasienne est déjà mise à mal par l’arrivée du béton et des engins à moteur. Qu’en est-il de l’hydrologie ? Les lacs du  désert sont souvent des lacs salés, à tant forer, ne risque-t-on pas une salinisation des sols ? Même problème avec les autres minéraux contenus dans les sources thermales.
Qui  répondra à mes questions ? Au retour je lancerai des antennes sur INTERNET. Peut être dans cet espace inconnu, se trouvera-t-il quelqu’un comme ce monsieur Roumain qui se donnera la peine d’y répondre ? J’aurais envie de les poser à Erik Orsenna qui m’a passionnée avec son  Avenir de l’Eau. Dans son enquête planétaire il a sans doute étudié le sujet. Devant le désert qui défile, j’ébauche un brouillon de lettre qui commencera par le témoignage de mon admiration, les roches de Portsall…
On voit maintenant des vaches au pré. On double des charrettes transportant du fourrage qui a même été bottelé en pavés. Des palmiers bordent un chemin. Sommes- nous déjà arrivées dans l’oasis de Dakhla ou dans cette Nouvelle vallée. Check-point, encore le Gouvernorat du Wadi-El-Gadid.

Dakhla : Mout – l’Hôtel Mobarez

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Dakhla : hôtel mobarez

Mout se trouve 35 km plus loin. L’oasis de Dakhla est très étendue.

L’hôtel est une bâtisse ancienne jaune d’or de quatre étages. La porte est constellée de recommandation en Allemand, Italien ou Hollandais. La réception est égyptienne : deux colosses bien sympathiques  parlent assez d’anglais pour accueillir les touristes.  Il règne une impression d’abandon et de vacuité. On nous tend une clé un peu collante. Nous montons un escalier dallé aux murs ripolinés de blanc, les encadrements des huisseries, gris foncé. Notre chambre a dû être, en son temps, une très belle chambre avec deux portes-fenêtres donnant chacune sur un balcon. Les serviettes sont présentées avec un pliage digne des plus grands hôtels. Le tapis n’a pas été secoué depuis des lustres, il est franchement crade. La literie est impeccable (c’est le principal) et la salle d’eau correcte. On débranchera la télé pour installer nos divers chargeurs.

L’hôtel a dû avoir son heure de gloire. Le jardin ombragé par une dizaine de palmiers, un petit manguier et une rangée de petits ficus a même une belle piscine carrelée, malheureusement hors service. Le mobilier de jardin est un peu décrépit mais nous trouvons un  coin charmant pour boire un café turc dans une minuscule tasse en porcelaine

Dakhla – vieille Mout et le complexe d’Hassan Fathy

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 Nous irons seules à pied à la découverte de Mout. L’hôtelier nous conseille d’aller voir la Vieille Ville. Il faut prendre la grande route sur la droite et c’est au 2ème square. Au premier rond point, rien n’indique un site touristique. A 16h la route est vide, les rideaux des commerces sont baissés. Un monsieur âgé en galabieh brune se tient devant sa porte. Il ne comprend pas l’anglais mais appelle son fils : »Mina ! ».  Mina, 16 ou 17 ans arrive une bouteille d’eau à la main. D’une autre fenêtre sortent une demi-douzaine de têtes féminines (pas de voile) qui nous invitent au thé. Le père ordonne à Mina de nous accompagner. Il a posé sa bouteille et joue avec son téléphone cellulaire. Devant la vieille ville il prend congé de nous sans demander son reste.

Un caravansérail moderne avec des voûtes nubiennes (assurant une climatisation naturelle) est l’œuvre d’un architecte connu : Hassan Fathy Jolies coupoles, arches arrondies, très belle application moderne d’un style traditionnel, ce bel ensemble architectural n’a pas rencontré le succès attendu. Il est complètement vide.
Un peu plus loin, Mout est un champ de ruine. Citadelle de terre plus qu’à moitié écroulée, pratiquement complètement désertée. Promenade tranquille, on photographie les ruines. Une femme en robe rouge et sans voile berce un petit enfant. Elle nous appelle. Nous offrons aux petites filles des caramels. La dame voudrait nous retenir. Elle fait signe qu’on la prenne en photo. Sa mère et elles nous montrent la croix tatouée à l’intérieur de son poignet et veulent savoir si n ous sommes aussi chrétiennes. Samer porte lui aussi ce signe distinctif des coptes.

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L’office de Tourisme est ouvert, le Monsieur est très affable. Il nous dit qu’il est à notre entière disposition pour organiser tout ce que  nous voulons : circuits, transports, hébergement…. Nous n’avons besoin de rien. Mais je lui ferai un article sur VN . Il répond à mes questions con cernant la Nouvelles Vallée et comprends mes réticences par rapport à l’utilisation intensive des eaux fossiles. Les forages exploitent trois nappes distinctes : l’une à 100m de profondeur, une autre à 300m, la plus profonde à 2000m . les forages à diverse profondeurs équilibrent les prélèvements, selon lui. La nappe la plus importante est celle des grès nubiens qui s’étend jusqu’au Tchad et au Darfour. C’est une nappe considérable qui progresse au rythme de 50m/an. Les 3 milliards pompés chaque années épuisent les réserves
–    « c’est trop ! » dit-il
Ce monsieur est charmant, je l’écouterais des heures.
Nous préférons dîner dans la chambre qu’au restaurant aux baies occultées par d’épais rideaux rouges. Le poulet grillé est un délice, le riz également. Rien à dire du foul omniprésent.

Dakhla – El Qasr

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Le faste des petits déjeuners-buffets des hôtels 3* ou 4* est oublié. Sur notre assiette, on trouve un œuf, deux fromages fondus et une portion de confiture à la figue, «  pain du gouvernement »
(Le gouvernement. veille à ce que le prix de ce pain reste très bas). Nous nous rappelons qu’en 2008 il y a eu des émeutes du pain dans le delta. Le serveur vient mollement nous proposer du foul, offre déclinée.
A 8h30, nous partons visiter El Qasr, le village qui nous avait tant plu hier.
Le minaret de la mosquée Nasr-El-din date du 11ème-12ème siècle C’est une mosquée ayyoubide-(Saladin était un  ayyoubide). Le minaret est construit sur 3 niveaux, en cône tronqué hérissé ressemblant à des minarets africains. A côté, un mausolée.

Nous entrons dans la vieille ville à la suite du gardien du site, silencieux. Les ruelles sont étroites avec des passages couvertes qui laissent voir les troncs des palmiers et les branchages soutenant les plafonds. Dans une cour des briques  de terre crue sèchent : on restaure la citadelle avec les matériaux originels Je suis fascinée par les portes : le linteau utilise une belle poutre est gravée d’inscriptions coraniques : je demande à Samer de me les lire
–    «  je n’aime pas lire ce genre de chose » répond- il
On peut quand même avoir l’esprit large ! La calligraphie est fascinante ; une barre faisant office de serrure est elle aussi décorée de motifs géométrique. Les clés qui ouvrent les serrures sont elles aussi en bois. Nous déambulons dans le labyrinthe des ruelles des passages et des courettes pour arriver à la madrasa, une haute bâtisse en briques cuites ressemblant aux maisons ottomanes de Rosette.

Dakhla – El Qasr pressoirs

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Dans une cour, on a installé un pressoir à huile : la meule de pierre sert à concasser les olives tandis que le pressoir, dans la cour voisine utilise les mêmes paillassons que ceux d’une huilerie moderne que nous avons vue en Grèce.

Dans un autre cour : le moulin à farine actionné par une « petite vache », le mécanisme est en parfait état.

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Un musée ethnographique complète cette promenade. On voit l’intérieur d’une maison, les costumes des femmes multicolores avec un e curieuse robe de mariée blanche brodée  de fils multicolores et cousue de dizaines de boutons de nacre. On présente la vie des femmes : le four à pain, la petite meule pour le grain ou les  pois chiches, le coi n avec le feu et la place des plats. On peut  aussi y acheter de la vannerie qui semble être la spécialité de l’oasis de Dakhla avec les chapeaux de paille bordées d’un galon bleu ou noir que portent les paysans aux champs.