EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS
Comment, s’étant libérées du chaperon, sous sommes reconduites par la police

Sur les conseils du Petit Futé, nous voulons rentre à pied en traversant la palmeraie. C’est sans compter sur la vigilance de la Police Touristique qui oppose un refus catégorique. Il nous faut reprendre la route et marcher au soleil ! Un jeune policier habillé en civil nous escorte d’abord en passant devant le temple de l’Hibis : chantier pharaonique, le temple est déplacé de quelques centaines de mètres pour éviter d’être endommagé par des infiltrations. Nous n’en apercevons que les portiques au-delà du chantier.
Ayant rejoint la route principale nous pouvons nous passer d’escorte.
Nous remercions le jeune soldat, nous n’avons plus besoin de lui. Mais il s’incruste. Impossible de s’en débarrasser. D se fâche et entre dans la palmeraie :
– « Toilet ?
– « heiwa ! toilet ! »
Il ne va quand même pas nous regarder pisser ! Il attend. Je sors mon carnet de croquis et fais mine de dessiner une aigrette. Il attend. On accélère. Lui aussi. Je sors 10 LE
– « 10 guinées pour toi et khalas ! »
Non ! il n’est même pas vénal.
Il est même très serviable et arrête le minibus des italiens qui étaient à Dakhla à la pension Mobarez et qui proposent d nous faire visiter le Temple de Nadura. Nous aussi nous entêtons (nous avons bien tort). Nous sommes franchement désagréables. Rien n’y fait il marchera les 3 km qui séparent le Bagawat de l’hôtel et ne nous lâchera qu’après avoir bien vérifié auprès de la réception que nous sommes logées là. D croise ses poignets, symbole des menottes. Les Egyptiens font semblant de ne rien comprendre. Nous n’allons pas nous vanter de cet exploit auprès de Samer.
Au dîner trois couverts seulement dans la grande salle à manger. Et nous sommes seules ; Samer nous boude. Peut être a-t-il eu vent de notre aventure ? Le bouillon de volaille est délicieux. Mais le « poulet grillé » a servi à confectionner le bouillon, les « légumes sautés » sortent d’une boîte sans préparation supplémentaire. Le maître d’hôtel très chichiteux nous sert avec cérémonie ces mets dont on n’aurait pas voulu à la cantine.










