Les adieux sont déchirants. Ana nous a fait cadeau d’une pochette tissée à carreaux noirs et blancs.
– « pour mettre mon téléphone et mes lunettes que je perds tout le temps ! »
A partir de Borsa la montagne est très belle. La route suit un torrent puis s’élève jusqu’au col de Prislop (1416m) dans des forêts de résineux de taille impressionnante.
Un lecteur roumain m’a signalé que :
le col de Prislop est décrit aussi par Bram Stoker dans son livre ”Dracula”.
Nous rencontrons beaucoup de camions de bois. Au col, je fais une courte promenade : on a construit un monastère avec tours et tourelles, trop de croix… nous regrettons les modestes églises de bois.
Côté Bucovine, le versant est aussi boisé ; la route suit encore une rivière. Dès premier village, l’architecture des maisons est bien différente de celle de Maramures. Cirlibaba est un joli village de montagne. Ses églises brillent avec leurs toits métalliques aux tourelles et bulbes compliqués.
un mois autour de la Roumanie en Logan chez l’habitant
Ciocanesti est un village- musée.
Ses maisons sont décorées de motifs géométriques : frises sous le toit ou autour des fenêtres, souvent des frises florales qu’on les croirait brodées au point de croix.
les puits couverts de bucovine
Les éléments métalliques ont été travaillés avec un soin particulier: gouttières, bordures de toit. Le fer est découpé, plié, ouvragé comme de la dentelle. A côté des maisons, les édicules abritent un puits sont très originaux. Certains sont coiffés de toits en pagode compliqués, d’autres portent des pinacles. Les auvents des portails reprennent les motifs décoratifs et les pliages métalliques.
Décoration intérieure traditionnelle
Souvent , une date est peinte sur la façade. Date de construction ou du dernier ravalement du crépi ? En tout cas, je lis ici sont des dates autour de 1965.
Explication d’u lecteur roumain:
Ciocanesti- oui, la date écrite a la maison c’est toujours la première date de construction.
Certaines maisons transformées en musée se visitent. Une vieille dame me fait entrer chez elle : toute la maison est remplie de coussins brodés, d’écharpes blanches au point de croix, de tapisseries colorées, de cadres pyrogravés, de photographies anciennes. La dame me déguise avec une belle tenue moldave : une blouse très bariolée, elle m’enroule autour de ma taille un lourd tissu et le fixe avec une ceinture brodée. Comme ma coiffure n’est pas du tout assortie, elle complète avec un fichu. Photo !
un mois autour de la Roumanie en logan chez l’habitant
la maison de Viorica
La route très large, très fréquentée, est pleine d’énormes camions. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Je croyais que la Bucovine était le bout de l’Europe coincée entre l’Ukraine et la Moldavie.
Journée de canicule, il fait plus de 35°. Le soleil écrase tout. Nous sommes abruties de chaleur quand nous arrivons à notre nouveau gite de Moldovita.
La maison crépie de blanc est au fond d’un petit jardin entouré de barrière de bois à clairvoie, les fenêtres se distribuent symétriquement. Le cerisier porte encore quelques cerises. Une allée mène au perron, séparant le potager du jardin à fleur. Les ombelles jaunes aériennes de l’aneth dépassent du carré de carottes. Les oignons sont en fleur, les salades ont monté. De l’autre côté, les soucis ont bien chaud tandis que les roses trémières résistent.
A l’arrière la maison est recouverte de bardeaux de bois. Dans une petite maison de bois Viorica a sa cuisine. Le gîte est plus modeste et plus petit que les autres mais notre hôtesse est très accueillante et parle très bien français. Petite surprise : je peux me servir de son ordinateur sur le pallier devant notre chambre. Au lieu de sortir dans la chaleur j’entreprends le nettoyage de ma boîte à lettres électronique.
La route très large, très fréquentée, est pleine d’énormes camions. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Je croyais que la Bucovine était le bout de l’Europe coincée entre l’Ukraine et la Moldavie.
Journée de canicule, il fait plus de 35°. Le soleil écrase tout. Nous sommes abruties de chaleur quand nous arrivons à notre nouveau gite de Moldovita.
La maison crépie de blanc est au fond d’un petit jardin entouré de barrière de bois à clair-voie, les fenêtres se distribuent symétriquement. Le cerisier porte encore quelques cerises. Une allée mène au perron, séparant le potager du jardin à fleur. Les ombelles jaunes aériennes de l’aneth dépassent du carré de carottes. Les oignons sont en fleur, les salades ont monté. De l’autre côté, les soucis ont bien chaud tandis que les roses trémières résistent.
A l’arrière la maison est recouverte de bardeaux de bois. Dans une petite maison de bois Viorica a sa cuisine. Le gîte est plus modeste et plus petit que les autres mais notre hôtesse est très accueillante et parle très bien français. Petite surprise : je peux me servir de son ordinateur sur le pallier devant notre chambre. Au lieu de sortir dans la chaleur j’entreprends le nettoyage de ma boîte à lettres électronique.
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Voronet jugement dernier
L’église de Voronet est cachée par une enceinte de plus de 5m de haut. On découvre ensuite l’église et ses fresques extérieures abritées par un large auvent de bois. Toiture en petites lattes formant des losanges crantés. Autour de l’église, un pavage de pierre. On ne peut pas s’approcher. Une pelouse permet d’avoir du recul et ce n’est pas plus mal.
La façade Ouest de l’exonarthex représente le Jugement Dernier comme dans toutes les églises orthodoxes. Le registre du haut figure la fin des temps, il est très original. Je lis le livre de Dominique Fernandez, m’aidant de mes jumelles pour les détails.
La façade sud est la plus colorée avec l’Arbre de Jessé sur un fond bleu le « bleu Voronet » caractéristique. Cet arbre de Jessé montre les ancêtres du Christ mais aussi des saints et même des philosophes antiques. On voit aussi le tableau de Constantin et Hélène rapportant à Constantinople les reliques de la vraie croix.
La façade nord est plus effacée mais on distingue Adam et Eve chassés du paradis et le contrat d’Adam avec le diable.
L’intérieur est aussi entièrement peint. Les fresques du naos, plus anciennes plus délavées me plaisent plus surtout les portraits des donateurs offrant la maquette du monastère. C’est un classique mais les visages sont moins stéréotypés que les images des saints. Sur les narthex et l’exonarthex : ménologe, en petites vignettes. Il y a trop de monde et je ne reconnais rien.
Humor est distant d’une dizaine de km de Voronet. Le monastère a gardé une tour carrée mais une palissade tient lieu de mur d’enceinte. Les couleurs des fresques sont plus passées qu’à Voronet. Le programme est le même : Jugement dernier à l’ouest, Hymne Acathiste à la Vierge et à Saint Nicolas sur le mur sud. Il y a quand même quelques différences. L’arbre de Jessé, peint au nord est exposé aux intempéries, donc moins bien conservé. Le style diffère aussi, le Jugement Dernier est moins riche qu’à Voronet. En revanche les fresques du naos paraissent plus brillantes et encore, je remarque l’offrande du monastère par les donateurs.
Les moniales s’affairent autour de nous. Elles sont étonnamment jeunes et jolies sous leurs voiles noirs qui sont très seyants. En Grèce, nous avions plutôt rencontré de rares centenaires ? Une nonne tond la pelouse, modernité incongrue dans un pays où les prés sont fauchés à la main.
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Moldovita
Promenade à Moldovita : village-rue. Rue interminable. Les magasins sont bien cachés dans des maisons d’habitation. Nous entrons pour le plaisir dans un bazar qui vend aussi bien de l’alimentation que de la quincaillerie. On peut aussi bien acquérir une nouvelle fourche qu’un e robe de fée en tulle rose suspendue à un cintre. La Poste est difficile à trouver. On pousse une porte pour arriver dans un bureau d’un autre âge à l’abandon. Dans une annexe, la receveuse vérifie que nous avons bien timbré les cartes et déclare qu’elles partiront lundi. Quand arriveront-elles ? Mystère.
Je m’installe dans le jardin pour dessiner. Dessin de face, symétrie, peu d’intérêt esthétique. Le principal est d’observer.
Viorica dîne avec nous. Délicieuse soupe légère avec de la betterave, céleri, tomate, carottes poivron et de la crème fraîche. Grillades de porc marinés aux herbes accompagnées de patates sauce à l’aneth, chou en salade pour dessert pastèque et crêpes aux myrtilles et à la crème.
Nous partons à dix heures pour arriver à l’heure du déjeuner sur les crêtes.
J’en profite pour dessine l’église vue du jardin. C’est une église tout à fait ordinaire avec ses toits de tôle grise et ses murs crépis de beige, 3 tours avec des chapeaux pointus. Les rose trémières au premier plan, les cimes plantées de sapins lui donnent un cadre agréable.
Le sentier grimpe raide. Violetta ménage des pauses pour boire. J’économise mon eau- ce qui est idiot puisqu’il y a une source plus haut – Les maisons de Moldovita s’alignent le long de la route. La montagne elle-même est peuplée.
Je remarque d’abord les granges, très hautes fermées de planches sur tous les côtés à la différence de celles de Maramures qui sont ouvertes et seulement couverte d’un toit porté par quatre piquets. Elles ont un toit à deux pans. La montagne en semble piquetée.
Je vois ensuite de grosses fermes installées sur des épaulements. Aucune route n’y arrive. Il faut tout transporter à charrette, y compris les matériaux de construction. Nous nous dirigeons vers une ferme de bois noirci. Une petite fille vient à notre rencontre. Elle nous accompagne à la source. La cour de la ferme est boueuse. J’y enfonce une chaussure et ressort mon pied tout engadouillé jusqu’au mollet. La source est protégée par un tronc évidé. Un peu plus loin, une autre source et un abreuvoir. C’est celle des animaux. La petite fille plonge son quart émaillé et remplit nos bouteilles avec soin, sans perdre une goutte. J’aurais pu boire davantage !
Nous traversons de magnifiques prairies fleuries avec des glaïeuls roses fuchsia sauvages et des anémones pulsatiles jaunes hautes sur tige, fournies, doubles triples ressemblant à des renoncules cultivées. Je commence à comprendre pourquoi il y a tant de fleurs ! C’est tout simplement parce que la prairie n’a pas été fauchée. Quand une grosse machine rase des hectares entiers, il ne reste plus de fleurs en Juillet. Quand on fauche manuellement des pans de montagnes sont intouchés !
Les crêtes se dessinent au loin. Partout des villages, des maisons isolées. L’hiver il faut déblayer les chemins à la pelle :
– « le plus dur, c’est pour les enfants qui partent de nuit pour arriver à l’école à huit heures ! » dit Violetta.
Nous suivons le chemin de crête.
Sous un arbre Violetta étend une nappe blanche, sort jambon, fromages, tomates et un gâteau roulé à la noix. La descente est un plaisir. Le vent s’est levé. Nous cheminons dans une hêtraie (enfin des hêtres ! ces arbres ont donné leur nom à la Bucovine). Nous traversons des prairies vertes et roses où paissent des vaches. Le monastère de Moldovita n’apparaît qu’au dernier moment.
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Moldovita : La prise de Constantinople
Comme à Voronet, comme à Humor, un enclos fleuri est protégé par de hauts murs.
Dès qu’on passe le porche les fresques de l’abside nous surprennent par leurs couleurs vives en meilleur état que dans les monastères visités hier. L’effet de surprise ne joue plus, pourtant on est saisi !
Révisions : nous retrouvons l’Arbre de Jessé sur fond bleu. Nouveauté : la prise de Constantinople très réaliste avec des turcs enturbannés massés sur les collines, on voit même des canons. (tout cela est anachronique, cette image narre un autre siège bien antérieur, en 622 par les Perses). A l’Ouest l’exonarthex rectangulaire est percé de grandes ouvertures et cache le Jugement Dernier. Malgré ses ouvertures et ses décors (Genèse, création de l’Homme et de la Femme, Adam et Eve au Paradis, la Chute) il paraît alourdir l’église en l’agrandissant. Les toitures sont coupées perpendiculairement. J’avais préféré les dimensions modestes et l’arrondi de Voronet.
les roses du monastère
Le jardin est soigné. Les moniales s’activent autour des buissons de roses, arrosent les bégonias. Déjà, le soleil baisse. C’est un endroit calme et charmant. Nous restons un long moment à écrire et à lire assises sur un banc. De temps en temps, à court d’idée, je scrute les personnages des façades à la jumelle. C’est notre troisième visite de monastère en deux jours. J’aime bien être capable d’identifier des personnages mais notre curiosité est un peu émoussée. Voronet reste notre préféré.
La visite de l’église est toujours plus délicate. Les roumains ne viennent pas en visite culturelle pour l’amour de l’histoire de l’Art. Ils viennent prier. Les vigoureux signes de croix, les embrassades des icones en témoignent. Je n’ose pas sortir les jumelles et me planter trop longtemps en plein milieu de la nef. Juste assez pour trouver vertigineuse la coupole avec le Christ Pantocrator byzantin présidant à tout un cortège d’anges, de prophètes, reposant sur les quatre évangélistes aux quatre coins. Sur les murs montent la garde les saints orthodoxes que je ne connais pas. Je renonce à déchiffrer leur nom en cyrillique.
Viorica est très occupée. Elle prépare la nourriture et la lessive pour deux jours. Dimanche, elle ne lave pas et lundi c’est Saint Elies – grand fête roumaine.
Au dîner la soupe aux champignons est blanche de crème. Crème encore, avec les sarmalés et les poivrons jaunes. Au dessert petits gâteaux : croissants aux noix et génoise à l’orange.
Samedi, deux mariages se succèdent à l’église. Une musique étrangement militaire accompagne le premier. Une trompette résonne. Je ne veux rien perdre du spectacle. Plutôt décevant : trois musiciens : trompette, accordéon, saxo, habillés en veste rouge. Quelques invités portent de gros cierges. Pauvre noce de paysans endimanchés : minijupes « du soir » en lamé clinquant, grand-mère en savate. Photo de groupe au milieu de la route. Pas de cortège solennel comme samedi dernier.
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Viorica : peintre en oeufs
A la fin du petit déjeuner Viorica annonce qu’elle va faire une démonstration d’œufs peints.
En préambule, elle nous raconte qu’elle est Houtsoule une ethnie slave parlant une langue proche de l’Ukrainien. La tradition des œufs peints pour Pâques est répandue dans le monde slave. Elle a appris de sa grand-mère l’art de décorer les œufs et l’a transmis à ses filles. Viorica utilise surtout les œufs de canes et même des œufs d’autruches. N’importe quel œuf peut faire l’affaire à condition qu’il soit blanc.
Le matériel est très simple : une ampoule électrique dans une boite cylindrique métallique sert de chauffage pour garder liquide la cire d’abeille. Avec la chaleur, la cire a noirci. Plusieurs aiguilles creuses de différents calibres sont emmanchées sur des baguettes de bois.
D’abord Viorica bouche les orifices par lesquels s’est échappé le contenu de l’œuf. Ensuite elle fait tourner régulièrement l’œuf pour obtenir des cercles parfaits puis des bandes plus rapprochées. Elle place à espaces réguliers points qui serviront de arques. Triangles, losanges, les figures géométriques apparaissent. A l’aide d’une aiguille plus large, elle remplit les surfaces ainsi délimitées.
oeuf peint
Première teinture : jaune qui sèche presque immédiatement. La deuxième sera le rouge que Viorica couvre généreusement de cire. Finalement, le noir ; dès que le noir est sec, elle chauffe l’œuf sur l’ampoule. A l’aide de papier absorbant, Viorica ôte la cire. De noir, l’œuf devient multicolore. Il ne manque plus que le vernis protecteur. La démonstration est terminée. Nous achetons six œufs qu’on place dans une boîte à œufs ordinaire. Seuls trois arriveront entier à Roissy.
La route de Radauti monte dans la montagne jusqu’à un col. Dans le matin radieux et déjà chaud nous traversons d’épaisses futaies, sombres sapinières, forêt mixte où les hêtres, tilleuls, chênes se mêlent aux résineux avec des érables sycomores que je n’avais pas encore vus en Roumanie. Le long des cours d’eau les saules touffus prédominent. Arrêt au col pour admirer la succession des lignes de crêtes. Des enfants proposent des œufs. Ils sont très insistants. Pour m’en débarrasser, je leur annonce en Italien que nous en avons achetés six en bas. Miracle, ils comprennent et, un peu déçus s’en vont.
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Sucevitsa les moines sur l’échelle
La visite au monastère de Sucevitsa le dimanche ne ressemble pas aux visites précédentes. Les liturgies ont commencé, l’église est pleine. Dans la cour, de nombreux fidèles assistent à la messe diffusée par haut parleur. Certains sont assis tranquillement à l’ombre, d’autres, debout, près du sanctuaire, d’autres encore s’agenouillent sur la pelouse. C’est la première fois que j’entends chanter les chants liturgiques par des femmes, j’associais plutôt cette musique aux voix graves. Les tenues vestimentaires sont plus soignées. Plus (ou presque plus) de débraillé. Les femmes ont la tête couverte, plutôt d’une étroite et longue bande de mousseline que d’un foulard paysan. Une famille entière arbore le costume traditionnel, les jeunes filles perchées sur de hauts talons. Les touristes sont invisibles. Nous ne somme sans doute pas les seules mais tous adoptent la plus grande discrétion.
Nous avons payé une taxe photo pour les extérieurs sans aucune restriction. Le programme des fresques est un peu différent : la paroi nord est très bien conservée. Elle est occupée presqu’entièrement par ‘Echelle des Vertus (Evasion) ou Echelle Spirituelle (D. Fernandez). L’échelle à trente degrés partage selon la diagonale l’espace entre le ciel où volent les anges qui portent les rouleaux avec la liste des bonnes actions tandis qu’au dessous les démons attirent les pêcheurs et cherchent à les faire tomber. Evidemment, les démons sont rigolos : ils ont des visages grimaçants sur le ventre et des ailes courtes en éventail.
A la place du siège de Constantinople on a illustré le martyre des moines de Sainte Catherine. L’Echelle Spirituelle est inspirée de saint Jean le Sinaïte et la vie de saint Pacôme qui édicta la règle des moines. Sainte Catherine est donc à l’honneur. Ceci m’amuse puisque j’avais descendu le Mont Sinaï en compagnie d’une troupe de Roumains avec un pope sautillant de rocher en rocher.
Comme à Voronet et les autres monastères, l’Arbre de Jessé étale ses branches et ses calices sur fond bleu.
Sucevitsa
Les liturgies offrent un caractère merveilleux à cette visite. Elles interdisent une visite touristique de l’intérieur. Toute l’assistance est debout dans la nef. Une queue s’est formée. Un va et vient permanent s’instaure avec ceux qui veulent embrasser l’icône et de ceux qui sortent avec un cierge. Ce mouvement permet un rapide coup d’œil mais pas une visite approfondie.
Nous restons encore un long moment dans l’enclos à écouter les chants avant de quitter le monastère.
Un mois autour de la Roumanie en Logan et chez l’habitant
les beaux habits du dimanche
Les rues des villages sont très animées. Les personnes âgées ont revêtu leurs beaux habits brodés et les fichus fleuris. A deux reprises je demande aux vieilles dames qui reviennent de l’église si je peux les photographier. Je montre le résultat sur l’écran de l’appareil photo. Une dame me fait la bise. C’est quand même bien agréable d’être les bienvenues en Roumanie : nos hôtes se mettent en quatre pour nous recevoir et des inconnues nous embrassent.