8 JOURS EN JANVIER AU SOLEIL DU SUD MAROCAIN

Nous avons repris la même route que l’an dernier. Nous avons retrouvé les charbonniers. J’avais entendu qu’il avait plu sur le Maroc et j’espérais voir plus de vert. La grande plaine au pied de l’Anti-Atlas est encore plus désertique, il n’y a presque plus d’arbres morts, transformés en charbon. Pas de vivants non plus.
Au village Amalou, courses pour le pique-nique dans la petite boutique de la place. 1kg d’oranges soigneusement pesées, le marchand en a changé une pour avoir le kilo exact. 5 dirhams de dattes(un bon sachet) 2 Dirhams de chips. L’addition est faite par écrit avec un crayon sur un cahier. Je m’amuse de la variété des marchandises proposées : sur le comptoir des cerneaux de noix, des amandes et des cacahouètes, des bonbons à l’unité. Le chocolat et les gaufrettes sont au frigo, comme les yaourts et les fromages. Oignons patates poivrons dans des cageots. Sur les étagères ; couscoussières, théières, couches pour les bébés, huile moteur, chambres à air de vélo et de mobylette, téléphones mobiles et chargeurs. Il y a tout !

Comme l’an passé, à l’entrée d’Assads, nous ne trouvons pas la piste et continuons sur la belle route qui monte à l’assaut de la montagne pour s’achever au col par une piste non carrossable. La vue est magnifique sur les montagnes découpées par l’entaille d’un oued. Stratifications, bancs de différentes couleurs, de beige à ocre en passant par orange ou gris. Piquetis des buissons épineux. Quelques arganiers. Sur un éperon un agadir domine la vallée. Il semble en excellent état. Je compte 5 étages. Comment y grimper ? Mystère. A défaut de m’en approcher, je le dessine de loin.

Vue plongeante sur les trois villages de la Vallée des Cédrats : Assads, Tamguinsift . Chacun possède une et une casbah, grand quadrilatère avec quatre tour carrées et crénelées à chaque coin. Les maisons les plus simples sont en terre ; construites autour d’un patio carré avec une ouverture carrée dans les toits de terre. Je suis fascinée par cette géométrie à base de carrés qui s’imbriquent, se superposent. Camaïeu d’ocre, de rouge, de rose et d’orange. Je pense à Klee dont j’ai eu longtemps une reproduction dans ces teintes.
Déjeuner face à la casbah habitée d’Assads.

Munie de mon bâton, je suis la piste et trouve le sentier qui devrait me conduire aux cédrats. Après le dernier village, plusieurs sentiers au choix : celui qui descend dans l canyon, l’autre une séguia de ciment, et un troisième plus haut. Je choisis ce dernier qui me semble mieux tracé et qui est à l’ombre du versant. Une grottte est aménagée en bergerie avec des épines suivant des murets. La canalisation est obstruée par un gros bloc dévalé de la falaise. Ne sachant comment le contourner, je termine ici mon exploration. Une fente verticale semble évidée par une cascade (évidemment à sec maintenant). Au retour, je croise une jeune fille portant un bouquet de fleurs sauvages et qui me l’offre et m’invite à boire un thé chez elle. Elle demande que je la prenne en photo. Comment lui envoyer la photo ? Elle n’a ni email, ni whatsapp.

Je n’ai toujours pas vu les cédrats, ni la source au fond du canyon. je l’ai quand même vu sur un blog . Il faudra revenir avec un guide!













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