Baharyia :Ein Meftellah et Temple d’Alexandre

EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS

Bahariya : Ein Meftellah

source ein meftellah

une source chaude : l’eau s’écoule fumante dans des bassins. On vient y remplir des bouteilles. Un jardin a été aménagé avec des « coins pique-nique ». pas de bain possible, l’eau est beaucoup trop chaude, avec les bassins en longueur cela ressemble plutôt à un  canal.

Bahariya : Temple d’Alexandre

Le Temple d’Alexandre se trouve en limite du désert. On pénètre dans un bâtiment couvert qui abrite des chapelles où l’on peut voir des gravures. Les pieds bien visibles appartiennent à de mystérieux personnages usés. En revanche, dans les salles du fond les bas-reliefs ont gardé leurs couleurs. Là aussi, les divinités se succèdent, les tables d’offrandes sont chargées de pains et de victuailles. Pas de guide italien, nous sommes livrés à nous même. C’est parfois amusant d’exercer son  imagination pour interpréter les scènes qui s’offrent à nous.  Après tout, nous ne sommes plus tout à fait novices !
Le paysage est dégagé, occasion de dessiner un panorama avec le rebord du plateau tabulaire, les buttes de sable, les palmiers et les épineux et la cahute des gardiens ?
Vers 11h30, notre programme de visite est terminé. Nous achetons des yaourts et des biscuits au village et rentrons à l’hôtel. Le patron nous a « à la bonne », il offre des salades qu’on vient nous porter sur la terrasse de notre chambre. Pour cause de vent, pas de baignade à la piscine.

Bahariya : promenade dans la Palmeraie

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PALMERAIE

 

J’ai  d’excellents souvenirs des palmeraies marocaines. Nous avons toujours goûté l’ombre, la fraîcheur de l’au et le vert vif des petits jardins.  A Siwa nous n’avons pas eu le temps d’en profiter, je ne veux pas quitter Bahariya sans cette expérience !

Timidement nous suivons d’abord la route où roulent quelques charrettes à ânes mais aussi beaucoup de pickups et de motos. Sous les dattiers les parcelles ne sont pas cultivées. Je regrette un peu les jardins marocains. Nous enjambons les rigoles à sec et arrivons sur une voie carrossable mais non asphaltée, piste de course pour les ânes ! Souple et élastique sous la semelle, très agréable pour la marche.

Baharyia : tempête de sable

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Coucher du soleil sur un petit sommet au programme.

La 4×4 tourne dans le village à un carrefour invisible et grimpe vers la montagne.

Sur le rebord de la falaise se tiennent les silhouettes de nos collègues touristes. Le vent forcit, la tempête soulève la poussière. Nous nous arrêtons sur une étendue plate très grise. Autour de nous de gros blocs noirs, une épaisse coulée basaltique  s’est refroidie en   prismes caractéristiques. La voilà la preuve que je cherchais !

Le sable jaune vole. Les petits éclats noirs roulent. Il faut s’envelopper. Je regrette de ne pas avoir pris ma caffiyah. Je plie le carré roumain en triangle devant ma bouche, serre les cordons de la capuche du coupe vent. Ahmed, le chauffeur de la 4×4 a son chèche posé sur le tableau de bord; Il porte jeans et anorak mais le chèche  n’est pas pour la frime !

Dans toute cette poussière qui vole,  à la promenade prévue dans le village est annulée.

Que ferons-nous demain ? L’expédition au Désert Blanc est mal partie !

Pour chasser la morosité due au mauvais temps le patron organise une fête dans la tente bédouine avec des musiciens : tambourins, derbouka, flûte double bizarre. Les bédouins dansent entre hommes en se déhanchant de manière très suggestive.

Désert blanc : une rencontre à la source

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Où l’on découvre que les touristes sont parfois indétectables

Ahmed prépare le pique-nique sous un bosquet de palmiers. D’autres 4×4 sont arrêtés. On se partage l’ombre et la fraîcheur  avec de grands paravents en toile de tente.  De l’autre côté de la toile des « bédouins » habillés de galabieh et coiffés de caffiyahs à damier rouge, peau mate, parlent grec. S’ils bavardaient moins fort je les aurais pris pour des natifs. Le pique nique est servi sur une natte, très abondant, tomates concombre, thon,  chips en abondance.

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  une jolie photo : encadrées par les frondes des palmiers deux femmes, de dos , l’une en rouge l’autre en bleu sont assises sur la margelle de la source.

Nous allons les rejoindre. Jambes ballantes, pieds dans l’eau, elles nous invitent à les imiter :
–    « C’est une source thermale, l’eau fait du bien ! »
Elles sont du Caire, touristes comme nous,  bivouaqueront  – comme nous .
–    « avec la pleine lune ce sera merveilleux » remarque la plus jeune qui parle très bien anglais
–    « Savez-vous parler arabe ? »
–    « un peu », j’énumère mon maigre vocabulaire
–    « que voulez vous apprendre ? »
–    « je trempe mes pieds dans l’eau »
Elle traduit, cela  nous amuse toutes les deux.

Des chameaux s’approchent pour boire. La jeune femme remet prestement ses chaussettes, moi aussi. On se lève pour un tour à dos de chameau. Justement Samer se rapproche au volant de la voiture et nous appelle. Photo avec le téléphone portable. Je donne aussi mon numéro. Elle doit effectuer un voyage à Londres et voudrait faire une escale à Paris. On ne sait jamais…

Entre Baharia et le Désert Blanc :Ein Heiz

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Source ein Heiz

Quelques arbres, des touffes d’herbe annoncent une source qui s’écoule dans un bassin de ciment. Autour de l’eau, la végétation s’est installée avec un petit village agricole, une cafétéria et même un campement « moon garden ».
Le long de la route des petits arbres ont été plantés régulièrement. Des champs sont parcourus de tuyaux noirs de goutte à goutte. Il y a aussi des tunnels de plastique. Loin du Caire, entre deux oasis, les investissements en irrigation doivent être énormes alors que dans le voisinage, les cultures dans les palmeraies me semblent négligée au profit de cette agriculture ultramoderne.

Désert noir

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désert noir

Au petit matin, le ciel est encore tout jaune comme pendant le vent de sable. Le vent a l’air calmé mais ce jaune ne prélude rien de bon. Nous bouclons la valise sans conviction. Dès le petit déjeuner, le soleil est revenu.

Épisode paperasse : trente minutes perdues devant la police touristique.

La route de Farafra est bien neuve et bien droite. Ahmed bifurque sur le plateau constellé de cailloux noirs. Une grosse coulée coiffe les sommets. La surprise d’Ahmed est un petit volcan aux très jolies couleurs : sur le ciel bleu se détache le basalte noir surmontant la base de la montagne en grès orange. Passée la surprise nous découvrons toute une série d’appareils volcaniques coniques parfois avec la pointe très effilée. Les éclats de basalte jonchent le sol : c’est le désert noir !

Désert blanc

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Désert blanc : champignon et poulet

 

Des pitons étranges, sortes de piliers ; Monts Aiguilles miniatures, répétés plusieurs fois et toujours d’une blancheur éblouissante ! Nous sommes à la porte du Désert Blanc. Plusieurs check points, l’entrée du Parc national est bien contrôlée et payante.
La première attraction est la roche aux cristaux : dans un groupe de rochers bizarres, une petite arche noire et rouge, tout un mélange difficilement identifiable – quartz ou calcite ?- des roches rouges revêtues d’un placage noir ressemblant à du goudron. Dans le sable on ramasse des cristaux transparents.

D’étranges champignons de craie d’un blanc éblouissant ont été façonnés par l’érosion pour donner des formes bizarres. Plus on avance dans cet endroit fantomatique plus on est façonné. Samer commente :
–    « ici, un lapin, ici, un poulet, là un sphinx, là-bas un canard…. »

La 4x4s’est arrêtée pour nous permettre de nous promener. Je ramasse de tout petits silex noirs. Tantôt le sol est rose, tantôt il est beige. La tempête d’hier a déposé du sable d’un seul côté.  La moindre aspérité sert de point d’ancrage de microscopiques congères. Ailleurs, la craie encroûte, la crête ressemblant à de la neige.
Le ciel est maintenant bleu. Le moindre coup de vent fait voler le sable blanc. M’étant éloignée pour examiner de près le « canard » et le « cobra » le nuage blanc soudainement soulevé m’effraie. J’ai peur de ne plus retrouver la voiture, de ne plus la voir dans ce brouillard de poussière, que mes trace de pas soient effacées…

de retour à Créteil j’ai trouvé ce site très bien documenté:
http://alain.guilleux.free.fr/oasis_env … _blanc.php

Désert blanc : les chevaliers de la 4×4

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désert blanc

Où il est raconté comment nous participons à un massacre végétal

Ahmed ne reprend pas la piste, il coupe à travers le désert blanc, fonce dans le sable. Les roues chassent. Il gravit des monticules, descend les dunes du côté raide. Parfois la roche est rose, parfois violacée et râpeuse. La craie blanche est lisse mais d’innombrables silex coupants dépassent sur les surfaces planes. De temps en temps, une maigre végétation tente de pousser. Ahmed fonce sur les pauvres touffes.
–    « Welcome to Disneyland ! » s’exclame encore Samer qui a l’air de s’amuser comme un fou.
Ahmed frime à donf. Deux gamins déchaînés. D se scandalise avant moi :
–    « ne dis plus jamais que tu es contre Paris-Dakar ! »
Que viennent faire deux écolos dans ce rodéo ? La première fois avec Sayed, le goût du péché m‘avait semblé agréable. Cette fois-ci, cela touche au sacrilège. Nous sommes dans un parc National – espace protégé- en principe, il est interdit de sortir des pistes balisées. Déranger les dunes n’est peut être pas très grave. Le vent remettra de l’ordre dans les grains. Piétiner la végétation, si fragile, est criminel. Les plantes ont beaucoup de ténacité pour s’accrocher dans ce désert. La barbarie des chevaliers du 4×4 risque d’anéantir des années végétales.
Ce n’est pas ainsi que j’imaginais la traversée du Désert Blanc. Pas comme un parc d’attraction où on nous mènerait, comme des enfants, voir un « lapin » ou un « canard ». Il aurait fallu un autre voyage : une méharée, un  trek… Marcher en silence à côté du dromadaire, voir arriver de loin les piliers de craie, rêver, méditer… Le désert mérite plus  de respect.
Nous aurions mérité de crever ! Un pneu de secours est prêt pour cette éventualité.

Désert blanc campement

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Le campement

où l’on nous installe une tente après la tempête d’hier

Arrivée au campement au milieu de nulle part, sur un plateau sableux, une rangée de tentes blanches soulignées par un galon rose à chaque couture et une grande tente restaurant. Les petites tentes carrées  regroupées à part forment le village des chauffeurs. On débarque les valises. Il faut attendre qu’on remonte notre tente abattue par la tempête d’hier.

Le pickup qui vient porter le mobilier s’ensable. Au lieu de terminer notre installation, tout le monde s’active à sortir la camionnette.

Le premier accessoire qui en sort et une glace encadrée de bois blanc avec des crochets porte-vêtements. Le comble du dérisoire !  Et encore! Elle est accrochée si haut dans la tente que personne ne pourrait s’y mirer !

Au bout de deux heures la tente est enfin prête : un cube surmonté d’une pyramide, toute blanche. L’intérieur est doublé d’une toile à rayures rouge et rose. Deux lits, comme à l’hôtel, une natte de paille (en fait seuls deux pieds de chaque lit reposent sur la  natte, les pieds qui sont sur le sable s’enfonceront au cours de la  nuit sous notre poids, si bien que le lit penchera dramatiquement).

6h : coucher de soleil sur la platitude du désert. Le générateur électrique se met en marche.  Des petites lampes solaires alternent avec des lampions de poterie ajourés dont les découpes donnent une lumière orange. Quand tout s’allume c’est magique. Ensuite, nous déchanterons.

Désert Blanc :Bivouac de luxe

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Où l’on sert de la cuisine internationale

Dîner dans la grande tente doublée de satin blanc et de toile bariolée, des lampes en métal repoussé, ajourées, décorées de perles. Buffet en compagnie de deux groupes de touristes italiens : choix classique, légumes insipides et veau en sauce. Il faudrait être vraiment difficile pour se plaindre de cette gastronomie internationale : un restaurant au milieu du désert c’est déjà un miracle !