L’équipage de l’autobus nous donne rendez vous à 15 heures pour le retour à Alexandrie. Les 65km n’ont coûté que 2,5LE et nous n’avons pas vu le temps passer (1heure et demie, pourtant !)
Rosette :rafraîchissements
La gare routière est proche des belles maisons ottomanes.
Autour de la gare, à tous les coins de rue des gargotes de taamyia, de poissons et de frites. Au milieu de la rue sont installées des charrettes aux belles roues de bois tourné peintes de couleurs qui ont été vives autrefois et qui s’écaillent. Les légumes sont magnifiques : courgettes fraîches, aubergines violettes ventrues, artichauts, bottes de navets avec leurs fanes, haricots verts, pois, tomates et concombres. Les fruits aussi sont appétissants : grosses oranges, petites limettes, goyaves, melons, petites pêches rouges, oranges ou jaunes…
Derrière les étals, nous découvrons les premières maisons de briques bicolores en cours de restauration derrière des échafaudages métalliques. Un panneau indique 12H-18JC. Je devine qu’il doit s’agir de la date de construction. Ce sont de hauts bâtiments de trois étages briques rouge et noirs (plutôt violacées) avec des joints blancs après rénovation. Elles sont construites en encorbellement avec des fenêtres grillagées de moucharabiehs en saillie. Quelquefois seule la grille de bois dépasse du mur. Souvent des demi- cylindres de bois sont en relief sur la façade. Au dessus de la porte des motifs géométriques plus ou moins compliqués montent jusqu’à l’encorbellement. Ces porches peuvent être des ouvertures arrondies ou en arc brisé à l’orientale pointu comme une flamme. On a joué avec les couleurs des briques mais on a aussi repeint en rouge, blanc ou noir sur des parties lisses avec des motifs géométriques ou floraux. Lonely Planet fournit un plan détaillé de la ville qui nous permet de nous orienter avec l’aide des passants (le nom des rues est écrit en arabe, il faut demander aux gens de nous les lire mais ils avent en général ce que nous cherchons). Les maisons remarquables ont toutes un nom. La promenade est donc facile. Aujourd’hui, seulement trois maisons sont visitables avec le même ticket. J’en ai acheté par erreur trois, croyant qu’on demanderait un ticket à chaque maison (12LE).
Par un escalier raide on monte au Salamlik – pièce de réception des hommes. Le plafond est décoré de motifs géométriques orange, noir rouge rayonnant autour d’un très beau plafonnier en dentelle de métal. Les placards sont en bois précieux incrusté de nacre avec des échancrures en forme de bouteille pour y ranger flacons et lampes à huiles. L’un des placards cache un escalier dérobé accédant à la galerie des femmes qui peuvent ainsi assister aux conversations ou aux concerts. Dérobé aussi, un passe-plat tournant. A l’étage du dessus, le haremlike avec une estrade. Au troisième niveau : les chambres à coucher ; et sur les toits, les terrasses couvertes par des moucharabiehs. Ces panneaux de bois tournés sont des éléments décoratifs très raffinés : si on est attentif on peut y découvrir des dessins. A Alexandrie, au musée on montrait des gazelles qui n’apparaissent qu’à l’œil averti. Non seulement les moucharabiehs garantissent l’intimité mais aussi elles tamisent l’éclairage, permettent les courants d’air et rafraîchissent l’atmosphère et font des jeux d’ombres et de lumière qui, me fascinent. Des petites ouvertures pour surveiller la rue font des rectangles de lumière crue.
Nous visitons ensuite Abu Shaheen, un moulin à grain installé dans une très belle pièce décorée d’arcs brisés. Deux moulins sont encore au complet le guide peut encore faire tourner la lourde poutre autrefois actionnée par un cheval. Attenante, l’écurie.
La troisième maison : Al Qanadily est bâtie sur le même plan que Amasyali, plus petite et moins bien décorée à l’exception d’une ravissante niche en faïence d’Iznik que j’adore.
Le musée est fermé.
Par deux fois la police touristique est venue se présenter. Le premier policier a traversé la rue main tendue. Je ne vais pas refuser de lui serrer la main. Ce serait insultant :
– « where do you come from?
– “France!
– “France and Egypt friends!”
Le second policier vient par derrière. Craignant de nous avoir effrayées, il se présente :
– « Je suis de la police Touristique ! Pas la police ordinaire. Est-ce que je peux vous rendre service ?
– « Non merci, nous venons d’acheter les tickets pour les maisons ! »
Nous entrons timidement dans la mosquée, encouragées par les marchands de la rue qui nous font signe de nous déchausser. La salle peinte en jaune est soutenue par d’innombrables colonnes antiques de différentes matières et couleurs, assez trapues (2,5m à 3m)aux chapiteaux tous différents : doriques, corinthiens, byzantins…On a d’abord l’impression que la salle est basse si on se limite à l’horizon des chapiteaux ou des lampes de verre suspendues à des traverses à leur hauteur. Au dessus, de hautes arcades maçonnées aèrent l’espace. Le sol est couvert de tapis. Quelques Égyptiens adossés aux colonnes bavardent. J’ai peur de leur regard lorsque je sors l’appareil photo, flash débrayé. Mais il ne se passe rien. Nous photographions d’abondance avec le flash. Nous découvrons ensuite la riche décoration d’arabesques autour de la chambre qui renferme le tombeau. Des carreaux de faïence encadrent les portes. La chaire de bois est perchée au dessus du niveau des chapiteaux.
J’ai vraiment besoin de trouver des toilettes ! Au coin de la rue du Musée et de la corniche du Nil se trouve un jardin public ou de café avec jardin, ou une salle municipale. On ne sait pas bien, tout est écrit en arabe sauf en anglais en gros WELCOME !
Des petites filles nous entourent
– « toilets ? « .
Il y a même des toilettes dans un bâtiment qui ressemble à une cantine.
La promenade le long du Nil est gravillonnée mais il n’y a pas un arbre. Des bacs font la navette entre les deux rives. Nous sommes très près de l’embouchure et le fleuve est très large. Des jeunes nous proposent : « felouca ? »Cela me plairait mais la rive est raide et l’embarquement malcommode. Nous marchons jusqu’à une mosquée dont le minaret de brique dépasse d’un curieux bâtiment à angle aigu. Sur la corniche circulent d’antiques Chevrolet des années 50. Comme celles de cuba, elles ont subi des rafistolages, des réparations de carrosserie très artisanales et une peinture bleue pas forcément appropriée. Les chevaux sont plus nombreux que les Chevrolet, concurrencés par les taxis locaux : des Lada branlantes jaunes et vertes.
Des pêcheurs ont jeté un filet dans le Nil. Ils sont 9 répartis sur deux embarcations qui se rapprochent pour tirer le filet et s’écartent pour tracer un cercle.
Rosette : carburant?
Un cheval attend à la pompe à essence, le cocher remplit une citerne.
Midi, nous devons attendre 3 heures, horaire de l’autobus. Ce n’est pas raisonnable de rester au soleil même avec cette température agréable. Nous retournons donc pique-niquer dans le jardin Welcome. Des familles sont attablées à l’ombre et mangent des provisions tirées du sac. Une troupe de scouts improvise un volley avec des tables à la place du filet. Je rentre dans la cafétéria pour acheter de l’eau :
– « de l’eau, allez au hammam (aux toilettes) »
En effet de petites filles font la navette avec une cruche, nous ne pouvons pas les imiter. Je sors dans la rue. Personne n’achète de l’eau, des sodas, du pepsi, du coca…mais on n’achète pas d’eau à Rosette. Un peu plus loin, dans un restaurant, j’avise un réfrigérateur contenant de grosses bouteilles. Le patron m’en sort une volontiers. Pas question de payer sans faire un brin de marchandage. Même si mon arabe s’améliore, il reste encore très pauvre « chouaia, chouaia ». Comme je viens de France il me fait un bon prix « Etnein guinée ». C’est le moins cher que nous avons trouvé depuis notre arrivée en Egypte (sauf au supermarché 1.5 LE tandis qu’à l’hôtel c’est 10 LE). Nous étions assises au jardin depuis une bonne heure que le patron fait une apparition : il faut consommer, du thé, du café, un soda, n’importe quoi 2LE). On m’apporte un findjan de café turc bien mousseux un grand verre d’eau et une haute tasse de porcelaine très fine. Je savoure le café en prenant mon temps « à la grecque », j’aurais dû mobiliser trois chaises !
En cherchant les remparts, nous aboutissons dans la rue des poissonneries : cela sent bon le poisson grillé! Sur des petites charrettes, le poisson est de toute fraîcheur : il vit encore. Les coquillages aussi. Les vendeurs sont contents que nous leur tirions le portrait surtout celui qui joue avec les poissons-chats bien vivants. Avec son turban blanc, ses gros sourcils, son nez busqué et son grand sourire, on l’imaginerait dans Ali Baba et les quarante voleurs. Ses copains lui donnent de grandes bourrades :
– « tu es une vedette de la télévision ! »
Rosette : marché aux légumes
Le marchand de limonade et le marchand de glaces poussent devant eux une très jolie voiture peinte de couleurs vives. Je regrette bien de ne pas toucher à cette marchandise. Je ne peux pas me permettre de gâcher les vacances par caprice. Je repasse avec regrets devant les échoppes où on fait griller le poisson et frire la taamyia. Hier on crevait de faim. Aujourd’hui nous avons un pique nique malgré l’abondance !
15H l’autobus s’ébranle avec le même équipage mais rempli de monde. A Sidi gabe (la gare) nous nous inquiétons de l’arrêt où nous devons descendre. Tous les occupants du fond du car veulent nous aider. On nous fait signe à un arrêt en ville. 30 LE et une bonne demi-heure dans les embouteillages, nous voici de retour à Aïfou Horizont Resort. Courses au Supermarché Fathalla. Tant pis pour le Room service, le Mixed Grilled Libanais me faisait bien envie mais les 20LE de supplément et les 20 LE de pourboire exigés alourdissent l’addition.
Une très belle journée s’annonce, pas de vent et une légère brume de chaleur s’exhale de la palmeraie.Nous allons faire un tour dans les Jardins Montaza (entrée payante 5LE). 9heures, calme absolu.
La route est bordée de rangées de roses trémières de toutes les couleurs, des capucines, des anthémis bordent le massif, relayé par des coléus aux feuilles rouges veinées de noir. Discrètement nous empochons des graines, espérant qu’elles donneront les variétés jaunes ou violettes. Rien n’est moins sûr ! Soit différence de climat, soit hybridation expliquent que des fleurs tout à fait ordinaires aient poussé à partir des graines rapportées de Turquie. Cette promenade dans le parc est délicieuse.
Le château de Montaza est une kitchissime construction italianisante avec une tour carrée, des colonnettes inspirées du Palazzo Vecchio de Florence sous influence turque, bâti par le Khédive Abbas, il a été habité par Fouad puis par Farouk. J’imagine les orgies de Farouk, le yacht sur lequel il a quitté l’Egypte…
Au bout du parc se trouve un hôtel de luxe, une petite baie ronde presque fermée par un ponton, une baignade privée, très sélect. Plus loin, un jardin désertique avec aloès, succulentes et pierres jetées de ci et de là, une rangée de villas (gros bungalows) s’aligne autour d’une autre anse, sur une presqu’île, une fausse ruine antique…
Alexandrie : jardins fleuris
La chaude matinée me laissait présager une belle baignade à la piscine. Hélas! Elle est bien peuplée : sur les bords, des familles avec des gamins, des voiles, dans l’eau quatre scaphandriers : combinaison noire opaque, bonnet noir opaque, une jupette noire par là-dessus. Cela me coupe toute envie de me baigner. J’imagine toutes les paires d’yeux regardant sévèrement mon maillot et mes cuisses dénudées. Jamais je n’aurais osé les braver ! La clientèle du Aïfou est essentiellement moyen-orientale. Pas forcément égyptienne, aussi libanaise et saoudienne. C’est ce qui explique peut -être la hauteur des prix pratiqués, plus cher qu’au Mercure de Minia et même qu’à l’Auberge du Fayoum. Si j’en crois le prix affiché à la réception notre chambre serait à 180$. La clientèle croisée à l’aube est d’une autre sorte : à la sortie du night club passablement éméchés, en compagnie de femmes très très maquillées. Nous n’avons rencontré que de rares européens : deux hommes d’affaires belges et une famille française, guide vert en main, et un anglais esseulé.
Nous voyageons en Première. Wagons peints en beige et rouge, à l’intérieur des sièges avion – avion de première classe – qui font même couchettes. Très confortables.
Confortables mais sales. Même très sales.
Devant nous, un couple d’américains écoute un Saoudien anglophone ayant vécu aux Etats-Unis. Il traduit les propos de son cousin : galabieh blanche, barbe clairsemée. Le cousin parle religion accompagnant son discours d’une gestuelle très expressive ; le traducteur double sa traduction des mêmes mimiques et calque la position de ses mains. Tout y passe : Moïse, Abraham, Ismaël, la guerre d’Algérie, le Hamas, les Juifs, Bush, les Chrétiens, Ben Laden….Les Américains réagissent très diplomatiquement. La femme dit qu’elle a manifesté contre la guerre en Irak. J’écoute, captivée, surprise d’apprendre que les Juifs sont quand même le Peuple d’Allah, qu’ils sont plus éduqués que les chrétiens, mais plus rigides (les saoudiens miment). Les Américains reconnaissent volontiers que Mohamed est un prophète. Pourquoi ne vous convertissez vous pas ?
Lassée du discours religieux, je regarde par la fenêtre (sale). Le paysage défile : surtout des champs de blé mûr de plus grande dimension qu’en Moyenne Egypte. Ils sont presque vides alors que nous avions l’habitude de les voir peuplés de nombreux fellahs. Deux hypothèses : soit la mécanisation est arrivée jusque là, soit tout le monde est à l’ombre pendant les heures chaudes. Nous passons devant des orangeraies et d’autres vergers. Le blé est ici majoritaire.
J’ai préparé 3LE pour le porteur. A Alexandrie j’avis donné 2LE et ce n’était pas suffisant, le voyagiste avait rajouté une livre. Ces pourboires sont un casse-tête. Magdy, le représentant de Sylvia tours m’explique que maintenant il ne faut pas donner moins de 5LE. La nourriture a triplé ces derniers mois. Peut être plaide- t- il pour son propre compte ! Je voulais lui donner 50LE le jour de l’arrivée et je me suis trompée de billet je lui ai donné 50 piastres. Les deux billets sont verts, d’ailleurs je les confonds et il faut que je mette à part les piastres.
Nous retrouvons avec plaisir le vieux Cosmopolitan où nous avons nos habitudes et ou nous nous sentons plus à l’aise qu’au Aïfou d’Alexandrie. La porte à tambour a été remontée mais les plombiers réparent le chauffage et soudent sur notre palier. Le vieux liftier nubien nous reconnaît. Il est très gentil mais fatigué comme l’ascenseur dont j’ ai enfin compris le fonctionnement : il faut s’assurer que tout est bien fermé, appuyer deux coup secs et attendre. La cabine ne s’ébranle qu’ensuite. En 2002, les liftiers étaient nombreux et se précipitaient pour nous accompagner. Au bout de trois pourboires j’avais eu vite fait de monter à pied. Maintenant, le liftier est assis et se contente de me dire « Ca va ? « En Français.
Notre nouvelle chambre a un balcon avec des moulures : 5 rangs de rubans de stuc et des nœuds à plat et des volets verts. Du balcon j’observe les fils électriques qui s’emmêlent sur la façade des immeubles voisins sortant d’un trou ménagé pour un climatiseur. Sur le toit, un homme tire un câble relié au premier étage. Il appelle le Monsieur du Premier. Ces immeubles magnifiques avec balustres, moulures et mosaïques sont tiers-mondisés. On a construit une sorte de cabane sur le toit de celui d’en face. Je pense à l’Immeuble Yaccoubian. Nous retournons à notre cantine habituelle Felfela je commande une taamyia et un shwarma poulet. Maintenant nous savons traverser les rues « ne jamais courir » avait conseillé Magdy. Les automobilistes qui nous contournent ne peuvent pas anticiper la trajectoire d’un homme qui court.
Le car est rempli de bidasses, très jeunes, très bronzés, propres puisqu’ils viennent de chez eux. Très affectueux : chaque fois qu’un nouveau arrive ce sont de chaleureuses embrassades. Ils dormiront pendant tout le voyage. Notre autobus est un car fantôme, tous rideaux tirés. Nous seules, regardons le paysage. Les autres dorment, lisent ou jouent avec leurs téléphones. Nous sommes les deux seules femmes, deux seules touristes aussi, et il n’y a que huit civils pour tout un car de militaires.
La sortie du Caire est interminable. Nous passons devant une collection d’installations militaires de l’aviation aux blindés, camps, bases, casernes sont installés sur la route de Suez. Des villes sortent du désert, à peine construites. Je devine aussi un début d’agriculture. Presque jusqu’à Suez alterneront, bases militaires, nouvelles installations et zones désertiques.
J’aime le désert. Le désert de pierre raconte son histoire à ciel ouvert, dévoilant strates et failles, filons ou coulées, éboulis et figures d’érosion. Le désert de sable, comme la mer nos berce et appelle à la méditation. Il existe aussi, le désert de rien du tout, plat et caillouteux, semé d’épineux et de sacs en plastique. C’est ce dernier qui prévaut du Caire à Suez. Au loin, je devine les blocs basculés des chaînes montagneuses qui bordent les deux rives de la Mer Rouge. Ou tout au moins, c’est ce que je cherche à voir puisque j’en fais un sujet de cours à mes élèves.
Suez
Les immeubles blancs et bleus – couleurs maritimes – rappellent que Suez est un port. Malheureusement de nombreux quartiers sont beaucoup moins pimpants. Je n’ai jamais vu une ville aussi sale. Il semble que tous les sacs en plastique du désert sont réunis ici par le vent (en fait c’est plutôt le contraire).
Halte de 45 minutes à la Gare des Cars. On peut acheter des « snacks » : chips aromatisées dans des sacs de taille variable, gaufrettes, barres chocolatées, biscuits secs. Pour les amateurs, on vend aussi des graines séchées de toutes sortes (pois chiches, courges, pépins de tournesol et d’autres que je n’arrive pas à identifier).
Taamyia
Enfin, je déniche un marchand de taamyia :
– « 2 pounds ! »
J’essaie de marchander. C’est notoirement du vol
– « in Cairo 1 pound ».
Le vendeur ne se démonte pas
– « In Cairo one pound, in Suez two pounds ».
La pita est taille mini avec seulement 2 croquettes. Il garnit aussi avec ses doigts de salade maison. Il faut de temps en temps vivre dangereusement ! (je regretterai pendant toute la fin du voyage cette imprudence)
Des femmes toutes en noir montent portant des bébés et des téléphones portables. Les mobiles n’arrêtent pas de sonner. Il semble que chacun apprécie tellement sa sonnerie que personne ne répond tout de suite.
Le Canal
Nous attendons le canal. Un énorme bateau bleu clair avec des cheminées bleues foncé avance au dessus de nous. Juste le temps de prendre trois photos et nous nous enfonçons dans un tunnel. Du Canal de Suez, nous n’aurons donc que cette image fugitive. Dommage !