EGYPTE 2008/ALEXANDRIE

C’est le jour du passage à l’heure d’été en Egypte. Bonne aubaine pour nous qui sommes toujours réveillées trop tôt ! Le jour se lève maintenant vers 6h cela rééquilibrera les journées !
Au petit déjeuner, nous sommes seules, on nous cuit des omelettes, je me sers abondamment en fromages mais il n’y a pas de tehina et les légumes ne m’inspirent pas confiance. En revanche on sert des yaourts.
Vers 8h nous hélons un taxi. L’hôtesse de la réception nous a écrit le nom du Musée Archéologique en Arabe et a fait un autre papier pour les catacombes. Heureusement, le taximan ne parle pas un mot d’anglais. Il accepte la course pour 30LE mais visiblement ne connaît pas le chemin. Chaque fois qu’un taxi arrive à sa hauteur il demande. Après avoir u peu tourné nous arrivons devant un bâtiment vieillot à fronton grec, colonnes corinthiennes peints en gris sale. Deux policiers gardent l’entrée mais c’est fermé. Le policier parle vaguement anglais, je crois saisir le mot « rénovation » mais la raison de la fermeture peut être autre : c’est vendredi et le week-end de Pâques. D’ailleurs il prétend que tout sera fermé. Le chauffeur téléphone puis me passe le téléphone : de l’autre côté il y a quelqu’un qui est censé parler anglais mais je n’y comprends rien. Nous congédions notre chauffeur désireux de nous emmener ailleurs (mais où ?) et référons continuer à pied. En route j’ai reconnu le nom de Zagloul qui est une des artères principales du centre d’Alexandrie. Avec un plan on devrait pouvoir se retrouver.
Amphithéâtre romain
La ville est complètement endormie. Boutiques et cafés sont fermés. Nous broyons du noir. On aurait dû nous prévenir à Paris que tout serait fermé !
L’amphithéâtre Romain est ouvert. Des touristes descendent d’un autocar. Nous n’entrons pas. On voit beaucoup mieux en le surplombant qu’à ras de terre. Et puis nous avons vu des thermes et des théâtres romains beaucoup mieux conservés !
– « Pour la Colonne Pompée, il faut prendre un taxi. Beaucoup trop loin à pied ! »
6 LE mais je n’ai pas la monnaie, je sors 10 LE et attend sous les yeux de la police touristique. Monsieur Taxi n’a pas de monnaie non plus. Le policier intervient, le chauffeur ira au café et reviendra avec tout un paquet de billets de 25 piastres.


De là, on peut rejoindre les Catacombes de Kôm El Chougoufa en passant par la Sharia el Nassyrieh. C’est une rue très agréable à, parcourir sans circulation automobile. Des moutons et des chèvres cherchent l’herbe rare le long du site archéologique. Un mouton se trouve au milieu d’une boutique de pastèques. Il lèche les petites pastèques et en croque parfois une d’un coup de dents. Les maisons sont peintes d’orange, de rose ou d’ocre avec du lige pendant aux fenêtres. Le marchand de fruit a un étal particulièrement attirant. Our une fois, les prix sont indiqués (en arabe malheureusement). Des cafés innombrables occupent les trottoirs – vieilles chaises de bois parfois empilées en hautes colonnes, chichas soigneusement rangées au dessus du comptoir, tables carrées sur lesquelles des vieux jouent aux dominos… On demande la permission de prendre des photos. Ils sont tous ravis. Ravi aussi le patron du bar devant ses chichas, le cocher de la charrette à cheval, le boulanger qui enfourne ses petits pains ronds et plats. Jamais, nous n’avons essuyé un refus. Seule une femme assise devant la boulangerie a pris un air revêche – on ne l’aurait de toutes les façons pas prise ! – En règle générale on évite de photographier des femmes sauf si elles nous y invitent surtout les très vieilles.












