Lesvos : plage de Faneromanis

Au nord de Sigri, une petite route longe le rivage. Quelques barques de pêcheurs se balancent sur l’eau agitée par un vent fort. De jolies maisons entourées de jardins maraîchers, haricots ramés, melons, tomates. La luzerne vert fluo est en train d’être récoltée. Pour le blé, c’est fini. Ambiance de campagne riante après les arides collines. Oasis de fraîcheur. Une petite chapelle toute neuve est construite sur une butte. Une piste conduit à une plage : Faneromanis.

Lesvos Sigri Grosses vagues

Les vagues se brisent sur les rochers spectaculaires. Ils ne sont pas en roche volcanique mais en schiste très  finement replié en éventail. Un autre amas rocheux est presque blanc avec de gros filons de quartz recoupant la roche grise. Certains rochers sont creux. La vague s’engouffre pour exploser à l’opposé en une gerbe d’écume blanche. Nous n’avons pas l’impression d’être en  mer Egée plutôt sur le bord de l’Atlantique. La plage de Faneromanis commence après une petite lagune. Beau sable rosé parsemé de galets blancs très fins et lisses que je m’amuse à ramasser. Mouillés, ils sont ravissants avec leurs petites inclusions grises. Secs, ils sont plus ordinaires.

Une petite église est adossée à la falaise. Une jeune femme me fait signe d’entrer.Ma tenue  n’est guère convenable. Son compagnon aux cheveux blonds très longs est en train d’essuyer la vaisselle. Leur chien les attend. Ils sortent avec un sac de couchage. Ils ont dormi dans l’église ?

Je marche les pieds dans l’écume – plaisir toujours renouvelé. Pour la baignade je préfère la plage de Sigri et son eau calme. Ici les vagues sont fortes.Seule je n’ose pas me lancer ?
Nous retournons donc pour la troisième fois à Sigri. La baignade est écourtée : l’eau est glacée.

lecture pour la Grèce -Lawrence DURRELL : Sappho –( Théâtre) NRF

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La grande poétesse d’Eresos ne ressemble pas à l’image qu’on se fait d’elle. Femme un peu fanée, mère, très courtisée, elle n’est pas entourée de disciples féminines comme on aurait pu l’imaginer.

 C’est une héroïne du théâtre antique comme Phèdre ou Andromaque. Mariée à Kréon, elle a pour amant le général victorieux Pittakos qui rentre, victorieux de campagne contre Athènes et qui se fait proclamer tyran. Le jumeau de Pittakos, Phaon, se trouve également à Eresos, philosophe, il préfère vivre la vie simple d’un pêcheur solitaire sur une île déserte de la mer Egée. Sappho se refuse au nouveau tyran et s’exile à Corinthe et fomente une coalition contre son ancien amant qui lui a pris ses enfants en otage….

Tragédie antique ? Pièce à rebondissements ? Cette Sappho m’a étonnée et je me suis amusée à lire cette pièce.

lectures pour la Grèce : Lawrence Durrell – La Vénus de la Mer et L’île de Prospero

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Deux livres à emporter dans les îles grecques

« Islomane » tel se qualifie Lawrence Durrell ainsi que sa tribu d’amis….

L’île de Prospero, c’est Corfou, Prospero de la Tempête de Shakespeare.

en 1935, Durrell achète une maison à Corfou et un bateau. Il raconte la vie solaire, simple sur Corfou encore préservée du tourisme de masse mais déjà connue des happy fews... Un livre délicieux décrivant un monde maintenant disparu

Dessaix dans Corfou, trente ans plus tard a loué une maison à Gastouri, et a retracé cette vie bohème.

Nous sommes allées à Gastouri et n’avons pas retrouvé leur description dans la cohue de Corfou au mois d’Août…


Vénus de la Mer est le plus charmant et le plus littéraire des guides qu’on peut emporter sur l’île de Rhodes (Livre de Poche mince 280p). peinture impressionisten histoire récente ou passée, mythes et croyances populaires…Ecrit en 1945 par Durrell, un peu agent secret, un peu journaliste, au service de sa Majesté britannique, à l’issue de la guerre quand les Britanniques occupaient l’île au départ des Allemands. vous pourrez rendre visite à la Vénus de la mer, sotie de l’onde – statue du musée de Rhodes- moins gracieuse que l’Aphrodite de Rhodes que j’ai photographiée mais plus mystérieuse

lecture pour la Grèce: L’Invention de la Vénus de Milo Takis Théodoropoulos

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lecture jubilatoire!

Le récit de l‘Invention de la Vénus de Milo est écrit sur un ton  d’ironie légère qui prête à sourire à presque toutes les pages.   L’usage d’incises, anodines mais opportunes, allège le roman historique. 1820, la veille des guerres d’indépendances grecques, en filigrane les rivalités franco-britanniques, les allégeances bonapartistes (ou napoléoniens) ou  à  loluis XVIII…

Des personnages variés défilent, l’Inventeur, le paysan Yorgos Kendrôtas et son apprenti qui trouva la statue sous un tas de pierre dans son champ, mais aussi le Consul de France Louis Brest et son épouse dépérissant d’ennui sur la petite île de Milos, l’enseigne Vautier dont Catherine s’amourache. Dumont d’Urville, l’explorateur est campé avec vivacité ainsi que le comte de  Marcellus en poste à l’ambassade de Constantinople. Sophocléous, médecin poète et surtout révolutionnaire grec, personnage burlesque, voue un culte presque payen à la statue de marbre tandis que le pope y voit une idole diabolique qu’il faut éloigner. Les dignitaires de l’île ne semblent pas saisir l’importance de la statue antique, juste une source de piastres difficilement quantifiables. Intervient aussi un moine entouré d’armatoles albanais enturbannés trafiquant les icones anciennes et les antiquités pour un prince ottoman Nikolaki Morusi d’origine grecque, collectionneur et drogman de la sublime Porte. Ne pas oublier l’agha de Milos entouré de ses chats….

L’auteur glisse dans ses propos d’instructives remarques concernant l’histoire de l’art, les icones du mont Athos, le poète Cavafy, le statut de l’oeuvre d’art, et sa reconnaissance dans les grands musées….

Une lecture délicieuse!

Vers les Cyclades : Départs et faux départs

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Vendredi 16 avril – Faux départ

Un soleil trop jaune émerge d’un nuage évanescent, ciel de Turner ? Atmosphère citrine. J’interroge ce voile trop léger pour masquer le soleil. Est-ce là le nuage de cendres venu d’Islande qui nous prive de Mer Egée ?
Curieuse ironie : depuis longtemps Santorin nous appelait. Île de l’Atlantide, obscurité des Plaies d’Egypte, Tsunami sur la Crète et les palais minoens…tant de légendes se rattachent à la mythique éruption et voilà qu’une lointaine éruption dans les glaces cloue au sol tous les avions européens.


Samedi 24 avril – Enfin le départ

8 jours pleins ont passé dans l’expectative. Partirons- nous ?
3h30, je suis assise par terre devant le comptoir d’enregistrement des bagages, la première dans la queue qui se formera dans quelques minutes. Ma carte d’Identité est périmée depuis quelques semaines, l’hôtesse est ferme, sans papiers valides je n’embarquerai pas.
3h50, je déroute un taxi à la dépose-voyageurs, véritable piratage. A la sortie de l’aéroport je réalise que je n’ai pas de clé. Il va falloir prier que quelqu’un sorte de l’immeuble, réveiller les voisins, trouver le passeport et revenir à temps. Le chauffeur du taxi est compatissant. Justement un monsieur en djellaba sort…
5h50,  je passe devant toute la queue l’hôtesse a tenu parole et me tend   la carte d’embarquement, ma valise est déjà enregistrée.
Pour passer les contrôles de sécurité deux files tête-bêche remplissent le couloir, l’une vers le Hall A l’autre vers le B. Les procédures de sécurité sont les mêmes que d’habitude mais personne ne s’impatiente, tout le monde est calme et joyeux de pouvoir enfin s’envoler. Orly a enfin retrouvé son activité.
6h50 L’avion n’est même pas complet. Sur Easyjet on choisit soi-même sa place 2J et 2K, personne entre nous deux ! Une légère brume voile le paysage. Légère angoisse : et si c’était la poussière de cendre et non pas la brume du matin ? Les Alpes émergent, un fleuve est doublé d’un canal : Rhin  ou Rhône ? Thé à la menthe dans un gobelet Starbuck (2€50). Un avion qui vole à notre hauteur traîne un panache gris. De petits nuages remplissent les vallées, Suisse ou Italie ? On ne reverra le paysage qu’au dessus de la Grèce.
11h05 : atterrissage
11h18 : récupération des valises
11h45 : nous trouvons l’arrêt des cars Attiki devant l’hôtel Sofitel
12h15 : un autobus orange ordinaire démarre

De l’aéroport à Rafina en bus Attiki: Enfin la Grèce

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Le trajet dans ce bus m’enchante : nous avons quitté l’univers impersonnel et aseptisé des aéroports pour la campagne grecque plantée d’oliviers, d’orangers et de vigne, campagne mitée de constructions individuelles anarchiques, petites maisons avec courettes jardins avec des géraniums, des néfliers avec des fruits mûrs.
L’autobus se faufile dans des rues étroites d‘Artemidia, il s’immobilise. C’est le marché ! Une 4×4 est garée loin du trottoir, une autre voiture gène. Le chauffeur descend, replie les rétroviseurs, maugrée et allume une cigarette. La radio diffuse des airs grecs. Nous voilà revenus au 20ème siècle, au temps de la drachme, où l’on fumait dans les avions d’Olympic !

 

Une heure à attendre sur le quai du port de Rafina, acheter les tickets et manger un premier Tyropita bien chaud.

Tinos : arrivée

 

catamaran vers les iles

Notre bateau est un catamaran. Nous voyagerons enfermées. Peu importe puisque le temps est gris et les îles embrumées. Levée tôt, je sombre ans un demi-sommeil.

Le bateau longe une longue terre, Eubée peut-être, puis la grande île d’Andros, il ralentit devant une île couverte de cubes blancs.

Au haut-parleur on annonce Mykonos. Ce n’est pas logique, Tinos se trouve avant. Confirmation en anglais. Sous le temps couvert, Mykonos n’est pas à son avantage, trop construite, je suis déçue.

Je suis trop fatiguée pour faire un accueil enthousiaste à notre île, Tinos, je descends machinalement. Christi@n est venu nous accueillir. C’est très gentil de sa part ! On se laisse passivement conduire au camping.

Tinos : notre gite au camping fleuri

Point de tente ni de mobil homes, des maisons chaulées de blancs dans un jardin. Les géraniums blancs et roses ont des têtes aussi grosses que celles des hortensias, les orangers portent des oranges, des chèvrefeuilles et des volubilis courent sur des tonnelles. Dans la citerne nagent des poissons rouges. Des chats au poil long se prélasse. Nous sommes les seules touristes, nous profiterons du calme du jardin.
Maroula et Aristoteles sont des grecs traditionnels, hospitaliers et simples. Elle parle un peu le français. La conversation entre eux et Christi@n se déroule en grec. Je retrouve certains mots et expressions. J’ai si peu cru que nous partirions que je n’ai même pas révisé mon Assimil mais j’ai du plaisir à balbutier.
Samedi soir, les boutiques ferment à 18h et n’ouvriront pas avant lundi. On file au ravitaillement au Supermarché Vidalis tout proche. Sans réfléchir, on tend la Carte Bleue. C’est toute une histoire, on ne recommencera pas.

Tinos : ferries et commerces et bondieuseries

19h, la sieste grecque est terminée.

Toute l’année les boutiques observent ce rite.   Nous avons repris nos esprits. Le port s’anime, les agences de voyage et les boutiques de souvenir ouvrent. Personne ne connait les horaires du bateau pour Délos qui part de Mykonos. J’achète un aller simple pour Mykonos, si le bateau de Délos est parti nous visiterons Mykonos !

y aura-t-il un ferry le 1er mai?

Les informations pour notre retour en fin de semaine sont contradictoires. Dans une première agence, une jeune fille me recopie les horaires des ferries pour Raffina le samedi : trois bateaux partent l’après midi, rien pendant la nuit du samedi au dimanche.  Seconde agence : mauvaise nouvelle, aucun bateau prévu le  1er mai. Dans la 3ème, un monsieur âgé qui parle grec, le patron, explique à sa jeune employée qui parle parfaitement anglais qu’un  préavis de grève a été déposé pour le 1er mai, aucun bateau ne partira il faut rentrer vendredi sur le continent. A Mykonos on me donnera une 4ème version, les marins du Pirée sont grévistes mais pas forcément ceux de Raffina. Il vaudra mieux attendre jeudi pour être fixé.

Au sommet de la ville : la Panagia
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Du port, une rue en pente très raide conduit à la Panagia, l’église mariale. Contre le trottoir court un tapis grisâtre. Les boutiques ne vendent qu’une variété d’articles : icônes et cierges de toute taille très fins, rouge, jaunes et beiges (le plus grand fait près de 2m et coûte 6€). La rue parallèle piétonnière est beaucoup plus animée avec des boutiques plus variées et colorées : toujours des icônes, de l’encens de tout parfum et de toute couleur et origine. Celui de « Smyrne » ressemble à du granite altéré, grisâtre avec des cristaux blancs.

Tinos : coucher de soleil sur le port

arrivée,à Tinos : coucher de soleil sur le port

 

Passé l’abrutissement du voyage, je commence à me repérer dans la ville. Autour du débarcadère de notre catamaran, les agences de voyage, les locations de voitures, les banques. Le Nouveau Port occupe une autre baie, port de commerce et pour les gros bateaux, dans ce quartier les maisons sont plus basses, les tavernes plus simples. Il existe encore un autre port, plutôt une marina, de l’autre côté pour les bateaux de pêche et les voiliers. En face le quartier est plus chic, les hôtels et les restaurants plus cossus.

De Tinos à Délos en passant par Mykonos

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Mykonos

Petit déjeuner dans le jardin : yaourt grec et kiwis grecs (appelés ici actinidia) énormes et délicieux.

9h30 : le même Seajet II au toit rose nous conduit à Mykonos. Même équipage, mêmes sièges à l’avant.

Sous le soleil Mykonos est beaucoup plus avenante : ses maisons blanches resplendissent. Le bateau de Délos part du port de pêche à l’autre bout de la baie (un petit kilomètre). Je passe au pas de course devant une belle plage de sable blond. Le poisson se vend sur un étal de marbre sculpté de motifs marins.

Le bateau de Délos, Margarita est prêt à appareiller. Aimablement il nous attend. La traversée est très agréable. Nous jouons les figures de proue. L’eau est bleu marine. Partout des îles : Mykonos avec ses contours tortueux, Tinos vers l’ouest, Délos, des îlots et d’autres crêtes au loin Syros ou Paros. Cette mer entre les terres n’est pas tranquille comme un lac. Il y a des creux. La surface parait composée de facettes brillantes comme un cristal. Nous profitons de cette petite croisière dont l’hydroglisseur nous avait privées.

Délos : quartier du théâtre et sanctuaires des dieux étrangers

Délos : quartier du Théâtre

tinos-2010-mp-016-copie.1289662612.JPG Delos

Sur le ponton de Délos, un tas de gilets de sauvetage. Quatre zodiacs tournent en bourdonnant. Archéologie marine ? Non ! Croisière de luxe. Un paquebot croise non loin  de l’île, beaucoup trop gros pour approcher. Les touristes repartent avant que nous n’accostions.
Le retour est prévu à 13heures. Deux heures seulement sur Délos, c’est bien court !Le grand circuit demande 5 heures. Nous n’aurons pas l’occasion d’une visite exhaustive.

Pour quitter la foule, nous prenons le circuit à l’envers en commençant par le quartier du Théâtre bâti des riches demeures hellénistiques ou romaines des commerçants lorsque le centre de pèlerinage – capitale des Cyclades – est devenu un port franc romain. De même, à Samos, à proximité de l’Héraion, un quartier de villas romaines s’était développé autour d’un port franc. A Samos elles étaient peu visibles pour les non-initiés. A Délos, au contraire, ces villas sont très bien préservées : l’encadrement des portes en marbre fin ou en granit, le placage intérieur imitant la pierre(les fresques sont conservées au Musée), même l’escalier qui conduisait à l’étage, sont bien visibles. On voit aussi des mortiers, les fours des boulangers et même un étal de boucher ou de poissonnier en marbre ressemblant à celui du marché au poisson moderne).
La Maison des Tridents, celle des Dauphins, celles des Masques doivent leur nom aux magnifiques mosaïques au centre de péristyles qui ont conservé les colonnes de marbre.

Avril met en valeur les sites antiques : les coquelicots rouge vif, les giroflées mauves, les anthémis jaunes apportent des couleurs à l’île pierreuse. Cette exubérance végétale nous distrait de la visite archéologique. Nous prenons plus de plaisir à photographier les immortelles blanches et violettes, l’amusante colonne de feuilles épaisses et veloutées d’une plante inconnue que les vestiges.

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Pressées par le temps nous négligeons la maison de Cléopâtre et ses statues. Le Théâtre est bien ruiné, il ne retient pas notre attention. En revanche les dimensions de l’Hôtellerie et de la citerne voisine sont impressionnantes. Si le temps n’était pas compté, nous aurions pu imaginer a foule des visiteurs venus de toute la Méditerranée s’y presser. Ici, peut-être, descendaient le Competaliastes, marchands romains  descendant d’esclaves affranchis qui adoraient les Lares des Carrefours. A l’entrée du quartier se trouve un autel proche de l’agora. Peut être l’hostellerie était le rendez vous des Phéniciens: la plateforme où s’élevaient les temples des Dieux Syriens est proche. Les Juifs logeaient certainement ailleurs : la synagogue est située à l’opposé à côté du stade.
L’énorme citerne laisse aussi imaginer toute l’intelligence dont ils ont fait preuve dans la gestion de l’eau sur cette île, aride et battue par les vents. Comment une population de 30 000 habitants survivait-elle alors qu’il ne pleut jamais pendant les longs mois d’été ?

Au dessus des villas, nous traversons l’aire consacrée aux dieux étrangers : Atagartis ; Sérapis et surtout le joli temple d’Isis dont on a reconstitué la façade. La déesse est vêtue à la grecque et ressemble peu aux Isis égyptiennes ; je vérifie deux fois croyant avoir confondu avec Héra qu’on adorait beaucoup

 

haut dans la montagne.tinos-2010-mp-024-copie.1289662718.JPG

Déjà, une heure a passé. Il faut renoncer aux sanctuaires grecs : à l’Héraion à la grotte d’Héraclès beaucoup plus haut sur le Mont Cynthe.