Pobè : la Salle Informatique est fonctionnelle

3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

La salle informatique est fonctionnelle

Tout le monde se presse en Salle Informatique pour voir les images de Créteil que j’ai apportées sur mes clés USB. Les enfants veulent connaître les noms de tous les visages qui apparaissent sur les écrans. Certains élèves de 2006-2007 ne me sont déjà plus familiers. C’est fou comme on oublie vite !

 

Un ordi, une clé USB, un cyber….le tour est joué

 

les enfants savent déjà écrire leur courrier

Sur un autre poste, deux garçons rédigent leur lettre que je pourrai emporter sur ma clé. Bosco et Spero, plus âgés ont joué le médecin et un des garçons de la pièce. C’est Spero qui a inventé la pièce. Il a aimé les dessins de Ghada et veut correspondre avec elle. A l’aide de Power point ils joignent des images proposées par Windows. Je suis étonnée de voir qu’ils se débrouillent très bien et connaissent les raccourcis clavier  (bien utiles quand la souris est défaillante ce qui doit arriver au Bénin). Depuis Deux mois un cybercafé a ouvert ses portes à Pobè. Ce serait magnifique s’ils écrivaient leurs lettres en classe, venaient les saisir au collège et portaient sur une clé au cyber. Un nouvel élan serait donné à notre correspondance ! Au tableau je calligraphie mon adresse email et celle du blog qu’ils pourront peut être consulter !

 

les Béninois découvrent les visages de leurs correspondants et notre collège cristolien

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Retour de Pobè

 

Photographie générale. Notre taxi s’en va entre la haie d’honneur comme celle de notre arrivée en 2007.

A la sortie de Pobè le téléphone sonne. J’ai oublié mon cahier. Bosco et Spero ont pris une moto pour me l’apporter.

"on fait une dernière vue!"

Le retour se fait sans encombre. Je me souviens des embouteillages du lundi de Pâques 2007. Rien de tel aujourd’hui. C’est pendant ce long trajet qu’était née l’idée de faire un site Internet pour faire connaître notre projet. Il a fallu mon accident et l’aide d’Akwaba pour que le site se transforme en blog.

A Fijdrossé nous trouvons les pique-niques du dimanche sur la plage. Heureusement il est 16Heures et les gens ne sont pas encore arrivés pour faire la fête. Les bars sont pourtant prêts, tables et chaises disposés, sonos beuglantes. Des calicots invitent à fêter la Saint Valentin. Des cordes ont été tendues pour les gardes vélos et les gardes motos (versions béninoises des parkings dans un pays où on n’est pas encore motorisé). Nous passons sans encombre, deux heures plus tard cela aurait été impossible.

Jumelage scolaire : convention de Partenariat

3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

Déjeuner entre collègues

signature des conventions de partenariat

 

Les enfants ont été invités à déjeuner dans une salle de classe du bâtiment à étages. Les adultes déjeunent dans la salle des professeurs? toujours décorée de maximes photocopiées. Dans une cage métallique? on a enfermé la télévision qui diffuse la Chaîne 24 : nous mangeons donc en écoutant les nouvelles de la coupe du monde de ski à Val d’Isère d’Hamid Karzaï et de Gaza dévastée. J’interroge mes collègues sur les raisons de la rentrée tant retardée. Le gouvernement sachant les enseignants mécontents a préféré retarder la rentrée plutôt que de subir  des grèves.
–    « Étiez vous payés pendant ces vacances forcées ? »
–    « oui, mais aussi quand nous faisons grève ! » annoncent ils, blasés.
–    « pas nous ! nous réfléchissons à deux fois avant de cesser le travail ! », je réplique.
La conversation tourne court. Personne n’a envie de se lancer sur le terrain glissant des revendications. J’aurais pourtant aimé en savoir plus. Ils sont aussi discrets sur leurs salaires que sur leur vie quotidienne. Troisième voyage et nous ne sommes jamais entrées chez eux (sauf chez l’instituteur d’Essouhé).

Des scouts de Grenoble viendront pendant les vacances d’été en chantier effectuer de menus travaux. Je ne sais qu’en penser. J’aimerais qu’on me donne leur adresse électronique pour les contacter. Peut être pourront ils être utiles pour convoyer des lettres ou des cadeaux ? Ils pourraient aussi me renseigner sur l’avancement du chantier de la Salle de Lecture. Thimoléon viendra dès mercredi prochain photographier la peinture, la maçonnerie et la porte. Espère-t-il un miracle ? Pourquoi les ouvriers travaillent ils le dimanche ? Ils avaient deux ans pour terminer ce qui avait été commencé en avril 2007 !

 

La Convention de Partenariat et les 900 000CFA

on recompte un à un les billets des 900 000CFA

 

Après le repas nous passons aux choses sérieuses : le motif de mon voyage.
Je sors la convention de partenariat et la liasse de 900 000francs CFA.

Je compte laborieusement les billets de 10 000 F et ceux de 5000F ; Le Directeur recompte derrière moi.

Il appose sa signature sur la convention et ajoute un reçu manuscrit pour la somme de 900 000F. Thimoléon appose sa signature en tant que Président de FEFA et que témoin. La convention « made in Pobè » avait plus de saveur. Le Directeur souhaitait « fouetter le goût de la lecture » ; La mienne est sèche et directive : les fonds sont dédiés à la Salle de Lecture.

Jumelage scolaire : Les cadeaux et les lettres des correspondants

3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

le penseur béninois est toujours dans ma classe!

Nous échangeons les cadeaux : je porte la belle tenue colorée de motifs végétaux aux rameaux entrelacés et aux feuilles pourpres et verte sur un fond blanc imitant le batik veiné de jaune et de bleu turquoise. Elle a été cousue à ma taille. La couturière – la femme de Romain – a conservé mes mesures dans son cahier. Mais ce n’est pas tout. Une boîte très pesante, très bien emballée avec beaucoup de scotch contient une statue de teck : le penseur. Il a une belle tête très fine avec des yeux en amande allongés. Le bois est clair avec un grain très fin.
Puis on apporte 3 boites format boîte à gâteaux pour une fête de famille, papier cadeau et faveurs mais interdiction d’ouvrir. Seulement de retour à la maison. Une trop curieuse (ou étourdie qui n’a pas écouté la consigne dévoilera le secret : des tissus brillants de bazin).

 

 les lettres des  correspondants et la pioche à cadeaux

 

je deviens facteur et distribue les lettres et les cartes des correspondants

Je distribue aux élèves d’abord les lettres, les cartes des 5èmeB de Créteil, puis les cadeaux individuels préparés par les correspondants. Ensuite, je passe aux cadeaux anonymes. Hier, au Jardin Helvetia, j’ai trié par catégorie les objets : parfums, maquillage, dans du papier doré pour les filles. Une pioche est organisée. On éparpille les cadeaux sur la grande table officielle. Un garçon, les yeux bandés distribue aux filles les cadeaux qui leurs sont destinés. Puis on inverse les rôles. Les garçons se partagent petites radios, bobs porte-monnaie et jeux de carte. Cette fois, je ne suis pas venue sans biscuits. En 2007 seule la 4ème M1 avait été servie et j’avais été triste pour les 4èmeM2 qui avaient été oubliés. Pendant la distribution on a photographié les correspondants. J’ai tiré la leçon de nos erreurs de  la première fois et cette fois ci j’ai demandé qu’on apporte des ardoises et de la craie pour inscrire le nom des correspondants. Nous avions perdu des heures à les identifier et nous étions 4 pour les retenir !

la Pioche à cadeaux

Je reconnais Mariette et Camelle et je promets de contacter leurs correspondants dans leurs nouveaux lycées. Mariette est devenue une ravissante jeune fille avec de très beaux yeux maquillés son front bombé et sa chevelure rase. Madeleine se présente :
–    « je suis la correspondante de Théo »
Elle est très déçue de ne rien avoir et le montre bien. C’est la sœur de Florentin qui avait reçu un magnifique maillot de foot imprimé à son nom que Corentin avait offert. Je la félicite pour le conte qu’elle a envoyé à Théo :
–    « l’as-tu inventé ?
–    « non, je l’avais lu dans un livre » avoue-t-elle.
Khatib a quitté l’école – comme Alexis – Onesime aussi, j’aurais aimé donner de ses nouvelles à Adrien. Eve n’est plus là. Dommage, j’aurais pu joindre Maéva . J’avais oublié le nom de Perpétue mais ni son visage ni sa voix. C’est elle qui avait lu le discours de bienvenue. Juste aussi est parti, je peux remettre l’enveloppe de Jeanne à son frère Spero qui lui ressemble et qui mène la revue comme Juste l’avait fait il y a deux ans.

Une énorme vague d’affection nous submerge. Autant le découragement m’avait saisie quand j’ai vu le chantier de la Bibliothèque, autant je goûte cette amitié donnée gratuitement par les enfants avides d’ouverture sur le monde et d’amitié.

 

Les Africains savent faire la fête! Réception avec théâtre et danses

3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

Pobè : danses et théâtre

 

le salut des acteurs de la pièce de théâtre

Après l’arrivée de Marcelle et de Romain? les cérémonies peuvent commencer. Nous, les « officiels« , sommes assis  sous le manguier à une  table recouverte d’une nappe et décorée d’une coupe, les élèves, sur des bancs de classe derrière des tables.

Une longue file sort en chantant de la classe, menée par un garçon en T-shirt blanc . Les chants sont différents de ceux présentés en 2007, les chorégraphies aussi. J’admire la souplesse des mouvements d’épaule des filles qui évoquent des ailerons d’oisillons, la fluidité de leurs corps les drapés des tenues de fête.

La pièce de théâtre a pour thème le dépistage du virus HIV.
Deux jeunes couples vont faire le test. Les premiers, plus mûrs, sont confiants. Les deux autres,  plus jeunes  n’ont pas encore eu de relations sexuelles, la fille se refusant à son compagnon avant le dépistage. Un garçon de terminale joue le rôle du médecin. Avant de  donner le résultat il aborde la question avec psychologie :

  Jeune, que dirais tu si tu apprenais que tu étais positif ? »
Le garçon qui était cool, est effondré. Il traite sa partenaire de prostituée. C’est l’occasion pour le médecin pour faire un cours de prévention :
–    « calme-toi, jeune, il n’y a pas que la voie sexuelle, il y a aussi la voie sanguine ! »
Et il énumère les pratiques à risque, échange de lames de rasoir, d’épingles chez la coiffeuse,

 

Pobè calendriers et discours

 

les calendriers qui nous ont permis d'apporter l'argent!

Vient le moment des discours. J’offre les calendriers au Directeur, aux professeurs et à Thimoléon…Monsieur le Directeur parle le premier, brandissant le calendrier :
« Oh temps, suspens ton vol… », il est chaleureux dans le registre affectif.

le discours du Directeur

Thimoléon prend la parole après lui. Lui aussi? parle bien. Avec humour il évoque ses joutes avec le directeur pour faire avancer les travaux et le presser d’accélérer la correspondance, les comparant à des combats de judo. L’image est amusante : tous les deux combattent dans la même catégorie des très très lourds). Si Thimoléon emploie le très respectueux « Monsieur le Directeur », il est toujours très ferme sur ses positions. Il insiste sur le fait qu’il faut absolument terminer la salle de lecture. Son aide m’est précieuse. J’ai inscrit dans la convention que l’argent est destiné exclusivement à la Salle de Lecture mais je n’ai pas assez de poids (encore !!!) pour enfoncer le clou comme Thimoléon le fait.

Enfin, c’est mon tour de parole. Comme mes prédécesseurs, je manie le calendrier et je m’adresse aux enfants plutôt qu’aux adultes. Je leur raconte comment se réunit le Club-Pobé-Créteil, les réunions et notre envie de connaître l’Afrique et la culture africaine, les fêtes africaines que nous faisons à chaque occasion.

Retour à Pobè : bibliothèque scolaire!

3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

Arrivée au CEG1de Pobè : ma tenue africaine

 

Arrivée à Pobè : les caisses de livres et les cadeaux des corrrespondants

Nous arrivons au CEG1 vers 9h45.

Le collège semble vide, on ne nous attendait pas si tôt. Marcelle et Romain ne sont pas encore là. Le Directeur m’accueille :

–    Va te mettre à l’aise ! Tu seras mieux avec la tenue traditionnelle !

Une tenue africaine m’attend dans son bureau. Le pantacourt kaki et le T-shirt orange – même décoré de l’Aigle Bleu de  Pobè – étaient un peu ordinaires pour la circonstance. Je ne sais pas  nouer le pagne. Mariette et Camelle s’en chargent.

 

ma tenue traditionnelle, Camelle m'aide à nouer le pagne

Cartons de livres pour Pobè

 

nous déchargeons les cartons de livres pour la bibliothèque. Ils sont partis en décembre. Je suis très fière de les apporter moi-même. je me réjouis à l’avance de les ouvrir devant collègues et enfants!
Toute une chaine de solidarité s’est formée autour de cet envoi : les livres apportés par les enfants à la fête du mois de juin, collectés par Jeanne, Inès et Céline, les petites qui ont fait l’inventaire et les cartons, Lucile qui a bien voulu nous offrir le fret, Beda et son mari, hier à moto, et ceux que je ne connais pas qui les ont sorti de douane….

 

la salle de lecture : c’est le chantier!

 

la bibliothèque : les livres n'ont même pas été sortis des cartons!

La visite commence par la Salle de Lecture.

C’est une grosse déception!

L’inscription à la craie : SALLE DE LECTURE surmonte l’entrée. Sur le tableau noir, une série d’équations et de racines carrées témoignent d’un cours de maths récent. Les tables de classe sont disposées face au tableau comme dans n’importe quelle salle de classe.

Seul souvenir de notre projet : l’ouverture de communication avec la bibliothèque pratiquée en avril 2007 entre notre première visite. La porte définitive est posée à côté. Un contreplaqué vert bouche le trou. Aucun progrès depuis 2007. A quoi a servi le projet ? Et les 350 000 CFA ?

la salle de Lecture : le chantier!

Nous avions pourtant reçu des photos du remplacement des plafonds et des tôles. Je me souviens de l’histoire du serpent qui a mordu le charpentier :

– « c’était moi, » dit un professeur.

Le spectacle de la bibliothèque est encore plus décourageant. Pour notre arrivée, on a fait venir un maçon et un peintre qui ont mis un coup de badigeon sur la moitié de la salle. Les livres ont été jetés à bas au milieu de la pièce sans  même une bâche pour les protéger. Je suis triste pour eux ! Je cherche ceux que nous avons envoyés l’an passé sans les trouver.

Ce ne sera pas le moment de ranger en grande pompe les livres des 3 cartons qui sont dans le coffre de la voiture. J’avais pourtant maintes fois imaginé la scène et m’en réjouissais. L’ouverture des cartons, les enfants qui les auraient feuilletés ; on aurait filmé, photographié…. J’essaye de cacher ma déception devant mes hôtes. Je ne peux m’empêcher de lever les yeux au plafond taché de grandes auréoles et même crevé dans un carré.

Le Directeur a remarqué mon regard : il justifie le trou :
–    c’est pour permettre aux vampires de s’échapper »
Selon lui, les chauves-souris seraient responsables de l’état déplorable du plafond
–    » Leur urine gâte le bois ! » 
Il nous fait admirer les nouvelles tôles qui recouvrent le bâtiment et la charpente neuve.

Pour moi, c’était de l’histoire ancienne.
Nous poursuivons la visite dans un chantier boueux qui nous mène vers de nouvelles constructions.
–    « fais attention, Miriam ! «

 

En pagne je ne suis pas très habile et je prends ma jupe dans un morceau de fer.
Les bâtiments sont surélevés sur un socle de béton. La plateforme est abritée par une sorte de moucharabieh de ciment en parpaing ouvragé. Sur cette coursive ombragée, s’ouvrent 4 classes sur le modèle africain : deux grands tableaux noirs se font face aux deux extrémités.

Premier jour à Cotonou : on s’organise

3ème CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

Au Jardin Helvetia

Ma première visite est pour l’océan qui déferle bruyamment sur le sable.

A mon habitude, je marche dans l’écume mousseuse, ma robe relevée sera trempée par une vague plus puissante que les autres. Le ciel est de plomb. Saison sèche ne signifie pas absence de nuages. Des éclairs parcourent au loin les nuées. Une courte pluie fera baisser un peu la température mais peut être aurons nous des moustiques ?

Nous allons à la banque et passons voir Sébastien à Sandotours. Il me semble que nous avons quitté Cotonou la veille. Peu de tourisme cette fois-ci! Nous nous contentons de voir défiler nos souvenirs et de retrouver nos repères.

L’après midi, je me promène dans le Jardin Helvetia pour chercher le réseau et téléphoner à mes nombreux contacts. J’ai l’impression que je suis une femme d’affaires. D. se moque de moi en me traitant soit de Sarkozy soit de Sœur Emmanuelle(à tout prendre je préfère cette dernière).

Béda est venue m’apporter les cartons de livres que nous avons envoyé il y a quelques mois dans le  container de Lucile : elle arrive avec son mari à moto-taxi , cette chaîne de solidarité autour des cartons de livre est très émouvante : gratuitement chacun a fait en sorte qu’ils arrivent à temps à Pobè. Je suis très fière de ne pas arriver les mains vides.

Retour à Pobè : en vacances ou en mission?

2009, CARNET BÉNINOIS ET TOGOLAIS

 

Jumelage Pobè/Créteil : Les danses de la réception en 2007

La vente des calendriers 2008 et 2009 par les élèves du collège approche le million de CFA(900 000F). On ne va quand même pas laisser dormir tout cet argent au foyer du Collège!

Puisque personne, au Collège,  ne veut tenter l’aventure de Pobè, j’ai eu vraiment envie d’y retourner et faire avancer les choses.

Les vols Air France sont à un prix raisonnable (moins chers qu’en 2006- 700€) .

Mais qu’allons nous faire pour un troisième voyage au Bénin ?

Visiter le Togo voisin?

J’ai pris contact avec le Comité de Jumelage de la Ville de Créteil : nous ferons une sorte de reportage-photo sur les réalisations du Jumelage Créteil/Cotonou en relation avec l’Eau que mes élèves présenteront  au Festival de l’Oh organisé par le Conseil Général 94 qui a pour fil rouge le Fleuve Niger cette année.

Ensuite, les choses se sont enchaînées. Valerio m’a donné le téléphone de l’instituteur de Ouidah qui initie les petits béninois au cinéma dans le cadre de son association « FIWE allumez les étoiles ». Avec lui, nous pourrons faire les photos du diaporama que les élèves doivent réaliser sur Les Enfants et L’Eau en Afrique de l’Ouest.

Agenda  de ministre!

Samedi :prise de contact avec tous mes interlocuteurs, dimanche: voyage à Pobè, lundi :visite à Cotonou, mardi à Ouidah…. Sans compter les photos que je dois rapporter à mes élèves pour réaliser les panneaux de l’exposition sur « les enfants et l’Eau »… les décors de la pièce que j’aimerais rapporter du marché…
Il ne reste plus que 5 jours pour le Togo et à peine quelques demi-journées pour aller à la plage….
Cela ne ressemble plus du tout à des vacances !

Le Bénin n’est pas spécialement une destination touristique :
En 2006,au Centre de vaccination d’Air France, on nous avait demandé :
–    « vous partez au Bénin comme humanitaires ou vous avez de la famille là-bas ? »

Personne ne pensait que nous allions simplement faire un voyage de découverte.

Et d’ailleurs, nous avions choisi le Bénin à cause du Jumelage Créteil/Cotonou et nous partions déjà avec le produit du Lâcher de Ballons d’un autre collège avec l’intention de lier des relations avec une école ou un collège béninois.

Depuis 3 ans que le processus est enclenché, je consacre de plus en plus de temps à cet échange entre Pobè et mon collège. Je finis par y croire ! Et par croire que je suis devenue une « humanitaire ».
Cette vocation humanitaire ne fait pas rêver que moi ! A lire les débats dans les Forums de voyages, cela chatouille de nombreux jeunes (et moins jeunes y compris des retraités). On ne rêve plus d’être explorateur ni conquérant ni missionnaire. Le costume de l’humanitaire n’est plus réservé aux French doctors, il y a toutes sortes de bénévolats (ou même de carrières stipendiées) dans ce créneau.

Il faut tout de même raison garder : je suis avant tout un professeur et le projet que j’ai initié est d’abord pour mes élèves de Créteil. Il faut toujours bien garder présente l’idée que je projet est un projet d’école – de patronage aurait dit l’une de mes collègues –  je ne vais pas sauver l’Afrique ni la sortir du sous développement par la vente de deux séries de calendriers !

En revanche, en banlieue parisienne, l’intérêt est aussi bien pédagogique dans le cadre de la correspondance que dans celui de l’ouverture sur la solidarité et la citoyenneté.

Enfin, la valorisation de toute la culture africaine ne peut qu’être bénéfique à es élèves issus de la diaspora africaine qui n’ont pas toujours l’occasion d’être fiers de leurs racines et qui tombent facilement dans la victimisation :

– « on ne réussira à rien puisque nous sommes entourés de racistes. »
– « ce n’est même pas la peine d’essayer puisqu’on vient des banlieues… »,

Il importe de contrer ce discours défaitiste par des initiatives volontaristes.